La directrice artistique de la Biennale internationale d'estampe contemporaine Élisabeth Mathieu a tracé de la 10e édition de l'événement un bilan très positif qui donne un bon élan à la préparation de la prochaine présentation, en 2019.

Biennale internationale d'estampe contemporaine: un record pour la 10e édition

La 10e édition de la Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières a été célébrée avec enthousiasme pas seulement par les organisateurs mais également par le public puisqu'on a augmenté l'achalandage de l'exposition principale par pas moins de 20 %. 
Les quatre lieux d'exposition, la Galerie d'art du parc, le Centre d'exposition Raymond-Lasnier, le Musée Pierre-Boucher et l'ancienne gare ferroviaire de la rue Champflour ont vu passer 14 130 visiteurs entre le 18 juin et le 10 septembre. Le circuit d'expositions et d'activités parallèles présenté grâce à la collaboration de partenaires de Trois-Rivières, Nicolet et Montréal a, de son côté, enregistré environ 38 000 entrées dans le cadre d'une dizaine d'événements.
«Nous n'avions pas d'objectif à proprement parler en terme d'achalandage mais nous tenions à ce que cette 10e édition soit mémorable, de commenter la directrice artistique Élisabeth Mathieu, et ça, il ne fait aucun doute que c'est réussi. 3000 entrées de plus que pour la dernière édition en ce qui concerne l'exposition principale, c'est sûr que ça dépasse nos espoirs initiaux, nous qui avions une moyenne se situant, d'édition en édition, autour de 12 000 visiteurs. C'est certain que ça nous encourage à poursuivre notre mission et à présenter une 11e édition en 2019.»
Si la cinquantaine de milliers d'entrées enregistrées ne constituent pas un record parce que dans le passé, certaines éditions ont inclus plus d'expositions parallèles, il reste que c'est un score impressionnant pour un événement en arts visuels. C'est d'autant plus intéressant que près de 60 % de la clientèle provenait de l'extérieur de la région et que 20 % de ces visiteurs sont venus de l'extérieur du Québec dont des États-Unis, de Pologne, de France, d'Italie, d'Allemagne, de Belgique et même d'Iran. 
La conférence de presse de bilan a aussi été l'occasion d'annoncer les artistes ayant remporté deux des prix décernés lors de la Biennale. Sohee Kim, une artiste de Corée du Sud, a remporté le Prix du public Société immobilière Duguay accompagné d'une bourse de 1000 $ alors que c'est le Finlandais Janne Laine qui a gagné le Prix de l'Atelier A. Piroir de Montréal où l'artiste sera en résidence de création pour y présenter une exposition solo en 2018.
Fait intéressant, on a augmenté considérablement la fréquentation de l'ancienne gare ferroviaire en 2017, et ce, malgré sa situation géographique un peu à l'écart du centre-ville à proprement parler. «On a fait un réel effort pour inciter les gens à visiter ce lieu, explique Élisabeth Mathieu, sachant que beaucoup de touristes, notamment, visitent la Biennale essentiellement dans les lieux d'exposition au centre-ville. Nos efforts ont bien fonctionné et le Musée Pierre-Boucher a aussi connu une belle hausse d'achalandage par la même occasion alors que l'exposition parallèle à l'Atelier Silex a vu sa fréquentation doubler.» 
«La présence de plus de touristes étrangers habituellement ouverts à plusieurs types d'événements différents a aussi contribué à notre succès global cette année alors que nos habitués sont demeurés fidèles. Maintenant, ce qui nous intéresse, c'est d'attirer aussi un jeune public de façon à ce que le plus large public possible se sente interpellé par notre événement.»
«C'est la raison pour laquelle on a organisé des événements grand public comme des activités en pleine rue, un événement d'impression au rouleau compresseur et qu'on a fait une activité avec des enfants de neuf et dix ans, en collaboration avec le Centre Multi-Plus et le camp de jour du Musée Pierre-Boucher. C'est le genre de choses qu'on veut faire de plus en plus à l'avenir pour sensibiliser les jeunes qui, une fois adultes, ont de bonnes chances de s'intéresser à l'art. En présentant des expositions dans des commerces comme le Gambrinus ou Nys Pâtissier, on démocratise encore plus l'estampe en la présentant dans des lieux publics plus accessibles où la curiosité du grand public est susceptible d'être piquée. D'ailleurs, on n'a plus besoin de solliciter des intervenants puisque ce sont eux qui viennent nous voir parce qu'ils veulent participer à nos activités. Ça doit vouloir dire que nous faisons quelque chose de bien.»