La programmation de la 8e Biennale nationale de sculpture contemporaine a été dévoilée mercredi. Sur la photo: Christiane Simoneau, commissaire et directrice générale à la Galerie d’art du Parc, Émilie Granjon, commissaire invitée et directrice de CIRCA art actuel, Audrey Labrie, directrice artistique, Lynda Baril, directrice générale et Roger Gaudreaut, président.
La programmation de la 8e Biennale nationale de sculpture contemporaine a été dévoilée mercredi. Sur la photo: Christiane Simoneau, commissaire et directrice générale à la Galerie d’art du Parc, Émilie Granjon, commissaire invitée et directrice de CIRCA art actuel, Audrey Labrie, directrice artistique, Lynda Baril, directrice générale et Roger Gaudreaut, président.

Au confluent de l’art et de la science

Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — L’univers de la sculpture peut paraître impénétrable ou incompréhensible pour le commun des mortels. Pourtant, un soupçon de curiosité et d’ouverture peut mener à des découvertes surprenantes. La Biennale nationale de sculpture contemporaine (BNSC) offre au public cette opportunité de s’initier au foisonnant monde sculptural.

Le titre de la 8e édition, Trajectoire des sens - Arts et science, donne un peu l’idée de la mixité et de la diversité qui seront mises de l’avant durant l’événement qui se tiendra du 22 juin au 7 septembre.

La programmation, qui souligne le 35e anniversaire de l’événement, propose également d’estomper les préjugés tenaces sur l’hermétisme de cette forme artistique en démontrant aux visiteurs les nombreuses formes que peuvent prendre les sculptures. La robotique sera notamment au cœur de certaines œuvres qui attireront une autre tranche de la population. «Ça rejoint beaucoup la jeune génération qui est complètement immergée dans les nouvelles technologies», expliquait la directrice de la BNSC, Lynda Baril. «On a des technologies qu’on n’a jamais vues au niveau de la sculpture.»

Ce type de sculpture permet aussi de mettre en lumière la démarche quasi scientifique que réalisent plusieurs artistes. «Il y avait divers aspects des technologies qu’on voulait traiter et la recherche scientifique derrière ces projets. Les artistes ont une démarche de recherche eux aussi qui rejoint les sciences», exposait Audrey Labrie, directrice artistique. Parmi les propositions surprenantes, il y a également le travail d’Annie Thibault qui consiste à créer des pièces en faisant pousser des champignons. Le résultat sera présenté dans les deux salles de l’Atelier Silex. «Ça va pousser, flétrir et repousser tout l’été. Ce sont deux œuvres vivantes», résume Mme Baril.

Au total, les œuvres de 16 artistes canadiens et américains seront exposées dans neuf lieux d’exposition répartis sur le territoire trifluvien de même qu’à Montréal, Lévis et Victoriaville. La Galerie d’art du parc accueillera Jean-Pierre Gauthier, Giorgia Volpe, Martin Messier, David Clark, Louise Viger et Matthew Shlian alors que le travail de Diane Landry et Caroline Gagné sera présenté au Centre d’exposition Raymond-Lasnier. Le musée Pop pour sa part proposera le travail du Torontois Brandon Vickerd. Plusieurs événements satellites seront au menu durant la belle saison à Champlain, à Trois-Rivières et à Saint-Élie-de-Caxton. La programmation complète est disponible sur le site de la BNSC au www.bnsc.ca.

À la mémoire de Pierre Landry
Le sculpteur Pierre Landry, décédé la semaine dernière, avait été désigné invité d’honneur de la 8e édition. C’est avec beaucoup de tristesse que l’organisation a encaissé le choc de son départ. C’est d’ailleurs avec émotion que la directrice générale soulignait la présence d’une œuvre inédite du réputé sculpteur qui a été impliqué pendant 33 ans au sein du comité d’administration de la BNSC. «Il va y avoir une grande rétrospective de son travail à l’automne mais nous on tenait à présenter cette nouvelle pièce en primeur», mentionnait Mme Baril. Cette sculpture sera exposée au Musée Pierre-Boucher.