La romancière trifluvienne Louise Lacoursière verra sa série Anne Stillman être portée au petit écran.

Anne Stillman bientôt portée à l’écran par le réalisateur Yves Simoneau

Trois-Rivières — C’est un véritable cadeau du ciel que vient de recevoir la romancière trifluvienne Louise Lacoursière. Sa série Anne Stillman sera portée au petit écran dans une série télévisée qui sera réalisée par nul autre que le réalisateur québécois Yves Simoneau.

Le projet, une production de plusieurs millions de dollars, permettra de donner vie à l’écran à celle que l’on surnommait la «Reine de la Mauricie». La série qui sera tournée en anglais et traduite notamment en français mais possiblement aussi dans d’autres langues sera en partie tournée en Mauricie, notamment au Domaine McCormick où vécut Anne Stillman McCormick. Une production qui réunira tout près d’une centaine d’artisans de la télévision et devrait générer d’importantes retombées économiques, notamment en Haute-Mauricie.

«C’est très excitant! C’est une vraie consécration. Quand j’écrivais la série, c’est drôle mais je me disais que je voyais cette histoire-là en film. C’est véritablement un énorme cadeau que je reçois», confie la romancière, en entrevue au Nouvelliste.

Au départ, l’histoire a retenu l’attention des producteurs exécutifs Alex Sliman et Jacqueline-Ariadne Desmarais, la petite fille de Paul Desmarais. Quelques contacts par courriels étaient survenus, avant que Jacqueline-Ariadne Desmarais ne contacte Louise Lacoursière par téléphone il y a pratiquement deux ans maintenant.

«Elle connaissait l’histoire par cœur, elle avait lu tous mes livres. Elle m’est tout de suite apparue comme une femme avec beaucoup d’énergie, de vision et de cœur», mentionne Louise Lacoursière.

Un contrat d’option a donc été pris sur l’histoire en avril 2018, et Mme Lacoursière a eu les premiers contacts avec Yves Simoneau et le scénariste Jefferson Lewis en janvier 2019 lors d’une conférence téléphonique qui a un peu scellé l’issue de toute cette aventure. «Nous nous sommes parlés pendant plus de deux heures, et c’est comme si nous nous étions toujours connus. Il y a eu un déclic de confiance, la glace était brisée», se souvient-elle.

Rapidement, le scénariste lui a fait parvenir un document de 71 pages, contenant l’épisode «pilote» de cette série. «Je l’ai lu d’un couvert à l’autre, je n’ai pas été capable de le lâcher. C’était absolument passionnant, ils ont travaillé l’histoire avec un tel intérêt et un tel soin, j’en étais renversée», relate-t-elle.

Yves Simoneau et Jefferson Lewis sont venus en Mauricie rendre visite à Louise Lacoursière vers la fin de l’été. Ils ont pu visiter les lieux où a vécu Anne Stillman McCormick et les endroits qui lui étaient chers. Des lieux qui serviront certainement de lieux de tournage, à en croire les réactions des deux créateurs. «Ils étaient en pré-repérage, ça c’est évident, car à plusieurs endroits, on s’arrêtait et ils discutaient des angles de caméras et des prises de vue», lance Louise Lacoursière en riant.

La série sera une coproduction des maisons Dear Gaïa Films de Londres, Ciné-Lande de Montréal et d’une nouvelle boîte créée uniquement pour cette production, Griffinpark Films, explique Louise Lacoursière. Impossible pour le moment de savoir où elle sera diffusée, ce qui ne semble toutefois pas poser de problème aux producteurs exécutifs.

«Lorsque j’en ai discuté avec Mme Desmarais, elle m’a simplement répondu que tout dépendrait non pas du diffuseur qui allait nous accepter, mais du diffuseur que nous allions choisir», évoque-t-elle, visiblement encore un peu incrédule de tout ce qui lui arrive.

Pour sa part, Louise Lacoursière ne participera pas à la scénarisation, mais demeure disponible à tout moment dans le processus pour répondre aux moindres questions des créateurs, qui tourneront à la fois en Mauricie et aux États-Unis, selon un calendrier qui n’a pas encore été établi avec précision.

«À chaque étape du processus, ils me demandent mon avis. C’est très respectueux de leur part. J’ai aussi offert mes services pour corriger la version française une fois qu’elle aura été traduite. Ils se sont montrés ouverts à ça», mentionne Mme Lacoursière, qui a du même coup accepté de céder les droits de l’histoire afin qu’elle puisse être traduite dans toutes les langues advenant une forte demande pour cette série.