C’est avec emphase qu’on a annoncé la présentation de American Story 2. Les années Woodstock pour l’été prochain à la salle Thompson. Sur cette photo on retrouve, devant, de gauche à droite, Pascal Dufour et Rick Hughes, interprètes. Derrière: Claude Marchand, directeur des arts à Culture 3R, Sébastien G. Côté, producteur exécutif, Mike Gauthier, directeur artistique, Stella Montreuil, présidente de Culture 3R et Pierre Montreuil, conseiller municipal.

American Story 2. Les années Woodstock: comme si on y était

TROIS-RIVIÈRES — C’est à une expérience 50 ans dans le passé que seront conviés les spectateurs à la salle Thompson à l’été 2019 quand ils seront plongés dans l’atmosphère unique du festival de Woodstock. American Story 2. Les années Woodstock sera le seul spectacle en résidence dans la grande salle du centre-ville trifluvien au cours de l’été et il sera présenté quinze fois entre le 1er et le 31 août.

Comme pour le Britishow et American Story Show, c’est à Mike Gauthier qu’on a confié la direction artistique de même que le choix du répertoire. C’est Musicor Spectacles qui en assure la production sous la tutelle de Sébastien G. Côté. Pour ce qui est des interprètes, seuls deux noms ont été confirmés: ce sont Rick Hughes et Pascal Dufour à qui d’autres viendront se greffer dans les prochaines semaines. La direction musicale sera confiée à Yves Frulla qui dirigera quatre musiciens sur scène en plus des interprètes.

Pour ce qui est du contenu, les concepteurs ont indiqué que la formule différera légèrement des spectacles estivaux antérieurs en ceci qu’on présentera les chansons sélectionnées en entier. «On devrait avoir entre 20 et 25 chansons, dit Gauthier. Comme il n’y a pas tant de chansons parmi lesquelles piger et que certains des plus gros succès des artistes invités n’ont pas été chantés à Woodstock, j’ai choisi de ne pas me limiter au festival de 1969 et de puiser aussi dans les rééditions de 1994 et de 1999. On pourra donc entendre du Metallica, du Aerosmith, du Alanis Morrissette, du Cranberry ou du Green Day qui viendront s’ajouter aux interprètes de 1969.»

Gauthier a entrepris un processus de recherches intensif qui l’a amené jusque sur les lieux mêmes du festival original en septembre dernier et il y a colligé des informations peu connues qui seront partagées avec le public sur l’écran arrière de la scène. Comme il fallait aussi offrir un contenu visuel, les concepteurs ont retrouvé Elliott Landy, célèbre photographe à qui on doit la grande majorité des photos les plus connues de l’événement. Ils ont obtenu les droits pour diffuser de ses images qui serviront d’écrin visuel au spectacle. «On veut vraiment plonger le public dans l’atmosphère du festival, explique Gauthier. J’aimerais notamment enlever les rideaux en bord de scène ici parce que la scène de Woodstock était complètement ouverte. On va inviter le public à participer en jouant d’instruments que nous allons vendre à la table des produits dérivés. Ça va être une expérience unique. Ça va faire longtemps qu’on n’aura pas vu quelque chose d’aussi festif sur scène au Québec.»

Comme le festival initial a eu lieu du 15 au 18 août 1969, lors des représentations des 15, 16 et 17 août 2019, Culture Trois-Rivières va souligner le cinquantième anniversaire de l’événement avec une animation spéciale qu’on est encore à élaborer pour ces trois représentations.

«Je ne veux pas dévoiler trop de punches, dit Gauthier, mais j’ai pris grand plaisir à faire des liens entre les chansons comme en combinant une chanson de The Band avec une de Bob Dylan parce que les musiciens de The Band ont aussi été ceux de Dylan. Tout va se tenir. On se souvient que la pluie a interrompu une des journées du festival et je vais me servir des intempéries pour justifier l’entracte et revenir avec la chanson qui a reparti le festival au terme de l’averse. Même si on n’aura pas de medleys, ça va être très serré dans les enchaînements et on n’aura pas le temps de s’ennuyer.»

«Dans toute formule de ce type, on doit faire des choix déchirants. On va se promener un peu dans le temps. Toutes les chansons seront intenses, ce qui est un peu ma marque de commerce dans les spectacles que je monte. J’ai assisté à tellement de représentations à Trois-Rivières que je sais ce qui plaît au public d’ici et ça m’a inspiré dans mes choix. J’ai monté le spectacle pour avoir une bonne courbe de progression de l’intensité. J’ai essayé des choses avec Britishow qui ont passé la rampe mais de justesse et j’ai appris de ça. Les chansons moins connues vont être très bien enveloppées visuellement. »

«On ne veut pas faire un hommage à Woodstock, soutient Sébastien G. Côté, on veut montrer aux gens ce que c’était, Woodstock. Ils attendaient 40 000 personnes, ils en ont eu 400 000. C’était un chaos désorganisé et on veut redonner un peu de cette impression-là. On va pouvoir montrer des photos de l’époque et peut-être aussi des entrevues qu’on pourrait présenter avant le spectacle avec des gens qui y ont assisté. Le thème de Woodstock, c’était trois jours de paix, d’amour et de bonheur alors que nous, ce sera deux heures de paix, d’amour et de bonheur.»

«L’idée originale est venue des producteurs, d’expliquer Claude Marchand, directeurs des arts de la scène à Culture 3R. On était à la recherche d’un spectacle et comme on avait eu du succès avec les revues musicales dans le passé, il nous a proposé ça et ça nous a plu. C’est un produit qui est complémentaire à l’ensemble de l’offre culturelle à Trois-Rivières pendant l’été en offrant une diversité intéressante. Comme il sera en exclusivité chez nous avant de partir en tournée dans la province à partir de l’hiver suivant, ça aura un attrait supplémentaire.»

Les spectacles des dernières années ont été des succès aux yeux de Culture 3R avec des taux d’occupation avoisinant les 70 % d’année en année, ce qu’on croit être en mesure de conserver en 2019. «De façon générale, les baby-boomers sont la clientèle qu’on retrouve le plus en salle et cette offre va assurément leur plaire. Je pense cependant que le concept, avec son côté historique et la découverte qu’il propose d’une musique qui a beaucoup influencé ce qui a suivi, pourrait aussi attirer des plus jeunes. C’est un excellent prétexte pour inciter les gens de l’extérieur à venir découvrir Trois-Rivières.»

Les billets seront en vente à partir du samedi 15 décembre au cultur3r.com ou par téléphone au 819-380-9797.