Alexandre Jardin sera président d'honneur du Salon du livre de Trois-Rivières.

Alexandre Jardin président d’honneur du Salon du livre de Trois-Rivières

Trois-Rivières —Le Salon du livre de Trois-Rivières en sera à sa trentième présentation du 22 au 25 mars 2018 et cette édition, placée sous le thème Jouer d’audace, sera célébrée avec faste. À preuve, le président d’honneur du Salon sera nul autre que l’écrivain français Alexandre Jardin qui sera sur place pendant toute la durée de l’événement.

Autre invité prestigieux, le rappeur et écrivain Biz agira à titre d’écrivain en résidence si bien qu’il lui incombera d’écrire un texte par jour qu’il livrera quotidiennement au public, sur scène et sur le site Internet du Salon.

Ce trentième anniversaire constituera une étape importante dans l’évolution de l’événement puisque plusieurs éléments qui l’enrobent font l’objet de changements. Par exemple, on a transformé l’image de marque du SLTR avec un nouveau logo épuré et élégant présenté dans de sobres tons de bleu foncé et de grège. On a aussi rompu avec la facture habituelle de l’affiche qui, dans sa nouvelle conception, met de l’avant cinq symboles qui constituent la boîte à outils de l’écrivain: le cœur, la plume, le fou du jeu d’échecs, les allumettes, l’orange qui se défait de sa peau et le sablier.

Autre nouveauté, le site Internet de l’événement a fait peau neuve et se présente sous une forme épurée et plus efficace pour la navigation au www.sltr.qc.ca. Le site demeure l’outil de référence pour tout savoir de l’événement. Le Salon ne renie évidemment pas toutes ses pratiques du passé comme le fait d’avoir des invités d’honneur. Cependant, on a choisi une nouvelle formule là aussi. Devant l’abondance des candidats, au lieu d’avoir un invité par jour, on a plutôt choisi d’accueillir des écrivains en fonction des genres littéraires qu’ils représentent. C’est ainsi qu’on pourra voir Chloé Varin pour la littérature jeunesse, Natasha Kanapé Fontaine pour la poésie, Christine Beaulieu pour le théâtre, Marcel Sabourin pour la chronique, Alain Denault pour les essais et Guillaume Morrissette pour le polar. 

Pour ce qui est de l’éditeur à l’honneur, on s’est tourné du côté des Éditions du Boréal, un choix logique pour l’événement trifluvien quand on sait que la prestigieuse maison a été fondée à Trois-Rivières en 1963. Ses représentants seront sur place tout au cours de la 30e édition.

On reprend cette année le principe des passeports donnant accès au Salon pendant toute sa durée pour la modique somme de 8 $. Ces passeports sont d’ores et déjà offerts dans toutes les librairies indépendantes de la région en plus des succursales Coopsco de l’UQTR, du Collège Laflèche et du cégep de Trois-Rivières.

Inutile de préciser que c’est avec une fierté certaine que la direction du SLTR a présenté quelques-uns des paramètres de cette trentième édition, mardi matin. Et la venue d’Alexandre Jardin est pour beaucoup dans ce sentiment. «Ça fait un an qu’on travaille sur ce dossier, de commenter la directrice générale du Salon, Julie Brosseau. On est extrêmement heureux qu’il ait accepté notre invitation: c’est en vertu d’un alignement d’astres exceptionnel qui fait qu’il est libre à ce moment-là et qu’il sera donc en mesure de se joindre à nous.»

«Avec Biz comme écrivain en résidence, on est aussi comblés parce que c’est certain que ça va faire un auteur extrêmement intéressant à suivre jour après jour. Ça faisait douze ans qu’il n’était pas venu au Salon alors c’est merveilleux qu’il soit avec nous cette année.»

Le SLTR a beau proposer plusieurs nouveautés, il n’en est pas moins fidèle à d’autres paramètres qui ont fait son succès comme son emplacement à l’hôtel Delta qui fait pourtant l’objet de rénovations majeures. «C’est sûr que ça va chambouler légèrement nos plans mais on sait que c’est pour le mieux parce que le Centre des congrès avait besoin d’une certaine mise à niveau, poursuit la directrice générale. Toutes les salles auront été rénovées au moment du Salon. De quoi l’extérieur du bâtiment aura l’air à ce moment-là, je ne le sais pas mais pour nous, ça ne fera pas de réelle différence: on sera prêts à accueillir tout le monde. En terme de superficie, on va augmenter notre espace et on va en changer quelque peu la configuration pour profiter davantage de l’espace qu’on va avoir. Ce qui est bien, c’est qu’on sait qu’on va avoir la superficie suffisante pour accueillir confortablement plus de monde dans les années à venir.»

«Les petites modifications d’aménagement qui seront effectuées vont simplement améliorer les lieux. Entre autres, les salles où seront situés les stands des éditeurs seront plus grandes de sorte qu’on pourra tous les regrouper au même endroit tout en facilitant la circulation du public. Ça va être plus aéré. On va accueillir quelque chose comme 106 stands d’éditeur comparativement à 100 l’an dernier.»

«On dirait que beaucoup d’aspects qu’on travaillait à améliorer depuis un bon bout de temps ont abouti au cours de l’année et ça ne pouvait mieux tomber avec la célébration du trentième anniversaire. Les innovations apportées concernent essentiellement la manière qu’on a de mettre les auteurs en lumière mais pour ce qui est de la nature même du Salon, ça demeure le même événement auquel le public est habitué et qu’il aime. Mais plus que jamais, comme le dit notre thème, on est un Salon qui ose davantage que d’autres par nos choix de thèmes et d’intervenants lors des tables rondes, par nos invités, nos types de rencontres, etc.»

La 30e édition du Salon du livre de Trois-Rivières fait peau neuve avec une affiche audacieuse qui se démarque de celles des années précédentes. Elle a été présentée par la présidente du conseil d’administration de l’événement Stella Montreuil, à gauche, et par la directrice générale Julie Brosseau en conférence de presse mardi matin.