La coordonnatrice à la programmation Éveline Charland, à gauche, et la directrice générale Julie Brosseau sont prêtes pour faire de la 30e édition du Salon du livre de Trois-Rivières une édition exceptionnelle et mémorable.

Accessible et populaire comme jamais

Trois-Rivières — C’est jeudi soir, 17 h, que s’ouvrira officiellement la trentième édition du Salon du livre de Trois-Rivières à l’Hôtel Delta. Par contre, l’événement se mettra en marche avant cela puisque des activités sont au programme dès jeudi matin avec la grouillante visite des groupes scolaires. En après-midi, l’espace agrandi qui est dévolu au Salon aura déjà atteint sa pleine effervescence.

La première inquiétude qu’il faut peut-être calmer, c’est celle de l’accès à l’hôtel qui subit une cure de rajeunissement. Si la directrice générale du SLTR Julie Brosseau admet volontiers que l’hôtel est plongé dans les travaux, elle assure sa clientèle que le Salon n’en subira aucun impact direct.

«Le seul changement qui nous concerne, c’est que la seule entrée pour le Salon sera l’entrée principale habituelle, celle donnant sur la rue Notre-Dame. L’aménagement y est impeccable. Pour ce qui est de l’espace dont nous disposons à l’étage, il est aussi exempt de travaux et le public pourra y circuler en tout confort.»

Dans un confort supérieur aux années antérieures, en vérité, puisque l’espace a été agrandi, permettant une circulation plus fluide entre les différents stands. Par ailleurs, on retrouve encore cette année cinq scènes différentes qui connaîtront une intense activité d’un bout à l’autre des quatre journées que dure l’événement.

Même si elle dirige le Salon pour une quatorzième année consécutive, Julie Brosseau ne connaît pas la routine.

«Je n’ai jamais l’impression de faire le même Salon, d’une année à l’autre, explique-t-elle. L’actualité littéraire change, de nouveaux auteurs émergents arrivent, de nouveaux livres sont sortis et chaque édition apporte sa liste de petits défis que l’équipe relève admirablement à chaque fois. Cette année, ça s’est beaucoup concentré sur le nouvel aménagement mais finalement, ça n’apporte que de l’amélioration.»

Pour la trentième édition, la directrice générale n’aurait pu rêver mieux que la présence d’un écrivain comme Alexandre Jardin à titre de président d’honneur. «Disons que c’est notre plus grosse prise depuis que je suis au Salon. C’est la première fois que nous avons un président d’honneur puisé à l’international et Alexandre Jardin jouit en plus d’une popularité exceptionnelle. Ce n’est pas la première fois qu’on tente d’attirer un écrivain européen mais pour toutes sortes de raisons, ça n’avait jamais pu se concrétiser. Qu’il ait accepté aussi spontanément et avec autant d’enthousiasme, ça m’a surprise et fait un immense plaisir.»

Alexandre Jardin

«Je trouve qu’il représente bien notre événement en ceci qu’il est un écrivain de très grande qualité tout en étant très accessible et populaire. Je sais que beaucoup de gens sont très heureux de sa présence. Est-ce que ça va se traduire par plus de visiteurs au Salon, je ne peux le dire mais je le souhaite. Par contre, ce n’est pas une priorité puisqu’on est très heureux de l’affluence autour de 14 000 visiteurs qu’on maintient depuis quelques années.»

Il n’y a pas qu’Alexandre Jardin qui pourrait attirer du monde: la brochette des invités est assez solide pour soutenir la pression d’un trentième anniversaire. «La liste des invités est très belle mais la programmation l’est aussi et je dois souligner le travail exceptionnel d’Éveline Charland à ce chapitre. On continue de l’enrichir à chaque nouvelle édition. Cette année, on a plus de conférences, des tables rondes très intéressantes, des rencontres d’écrivains fascinants, la Dictée textée, plusieurs nouveautés, la présentation de l’émission de radio Médium Large en direct de chez-nous, etc.»

Un trentième anniversaire marque un moment qui peut amener les organisateurs à regarder autant derrière que devant; la direction du SLTR est résolument tournée vers l’avant.

«Au 25e, on avait beaucoup évoqué le passé mais cette année, c’est l’avenir qui nous intéresse, plaide Julie Brosseau. Nos nouveaux locaux rénovés nous y incitent. On offre beaucoup de nouveautés et on continue de mettre davantage l’emphase sur les activités hors les murs parce qu’on ne peut plus vraiment penser à se développer à l’intérieur de l’espace dévolu au salon. C’est aussi notre façon privilégiée d’aller à la rencontre des lecteurs où qu’ils soient. Par ailleurs, on continue de chercher à plaire au plus large public possible tout en maintenant un haut niveau de qualité. Je pense qu’on arrive avec une programmation d’un niveau qui démontre que notre Salon a acquis ses lettres de noblesse.»