Le vidéaste trifluvien François Lamy.

À la rencontre de la relève agricole

TROIS-RIVIÈRES — Parcourir le Canada dans le cadre d’un emploi d’été «de rêve», c’est ce que fait actuellement le Trifluvien François Lamy. Caméra à l’épaule, il est parti à la rencontre des agriculteurs de partout au pays, afin de créer du contenu unique qui met en valeur les familles agricoles et leur milieu de vie. Son aventure se poursuivra jusqu’en septembre.

«On fait des capsules sur tous les gagnants des Jeunes agriculteurs d’élite […] Le but de ces capsules-là est vraiment de rapprocher les gens du milieu rural et du milieu urbain. Il y a beaucoup de gens qui ignorent d’où provient leur nourriture ou comment fonctionne l’agriculture. Il y en a qui ont même une idée très romancée de l’agriculture. On veut montrer qu’est-ce qu’il se fait en 2019 en agriculture. On montre des gens qui se démarquent. On n’est pas là pour montrer les difficultés sociopolitiques en 2019. On veut montrer ce que l’on fait de beau en agriculture», lance d’entrée de jeu François Lamy.

C’est une annonce via les réseaux sociaux qui a amené le Trifluvien de 21 ans à cet «emploi d’été de rêve». Sollio Agriculture était à la recherche d’un étudiant en création média pour capter, en sons et en images, la réalité de la relève agricole et des communautés rurales canadiennes.

«Il me fallait un emploi d’été… J’ai vu l’annonce sur Facebook. J’étais certain qu’il s’agissait d’hameçonnage. Finalement, après avoir lu la documentation c’était bel et bien vrai. J’ai appliqué et c’est moi le chanceux qui a été sélectionné», raconte-t-il

«C’est le plus bel emploi d’été qu’on ne peut pas avoir. C’est vraiment cool», ajoute François Lamy.

Il s’agit d’une expérience unique pour l’étudiant au baccalauréat en écriture de scénario et création littéraire à l’Université de Montréal.

On voit Cammie Lockwood, des fermes Lockwoods à Cobble Hill, au sud de l’Île de Vancouver en entrevue avec François Lamy.

«Chaque fois que je débarque sur une ferme, je ne cesse d’apprendre des choses. On s’entend que c’est quelque chose que je connaissais peu. On n’a tellement aucune idée du fonctionnement. Quand on arrive là, on réalise à quel point notre idée de l’agriculture est vague. Le travail de l’agriculture est extrêmement dur encore en 2019, mais on a tellement de nouveaux procédés, de nouvelles technologies… C’est high-tech une ferme en 2019. C’est incroyable», insiste-t-il.

«Quand on regarde la machinerie, je ne peux pas faire autrement que de penser qu’il y a quelqu’un dans les années 50 qui rêvait de ça, comme un fantasme qui sortait d’un film de science-fiction. C’est incroyable de voir ça. Il y a même des drones qui surveillent les champs!»

Ces découvertes et apprentissages se multiplient à chaque endroit visité par le Trifluvien. Ce dernier pense d’ailleurs que sa connaissance restreinte du milieu agricole a été bonne pour lui dans l’obtention du contrat. «Les gens vont voir dans mes vidéos toutes les surprises que j’ai eues en débarquant dans ces places-là. J’essaie de présenter tout ça à travers mes vidéos», note François Lamy.

Dans toute cette aventure, il y a également toutes les rencontres humaines qui s’accumulent. Le Trifluvien assure que les gens sont extrêmement accueillants et qu’il est reçu de façon fantastique dans tous les lieux qu’il visite.

«Il y a beaucoup de cultures différentes et de façons de penser différentes à travers le pays. C’est un superbe endroit et une superbe expérience. […] Je rencontre du vrai monde, je jase avec eux, c’est tellement agréable, je ne me limite pas aux attractions touristiques. Je fais des images magnifiques en plus. Il y a tellement de beaux paysages».

Dans les prochaines semaines, François Lamy prendra la direction de l’Île-du-Prince-Édouard pour poursuivre son projet. «Il va y avoir par la suite l’Ontario et le Québec, mais on ne connaît pas encore les gagnants du concours», précise-t-il.

Les vidéos seront diffusées sur les médias sociaux dans les prochaines semaines.