50 ans de Festival western au musée

Les célébrations entourant le 50e anniversaire du Festival western de Saint-Tite ne se déroulent pas que dans les rues et à l'intérieur des grandes estrades de la petite localité. L'exposition Notre Far West, qui relate l'histoire du populaire événement, a en effet été dévoilée, mardi, au Musée québécois de culture populaire.
À compter de mercredi, et ce, jusqu'en septembre 2019, le public pourra admirer le résultat final du projet sur lequel les gens du Festival et du Musée planchent depuis un peu moins de deux ans.
L'exposition aborde de nombreux thèmes dont la différence entre le country et le western, les disciplines de rodéo, l'équipement et les vêtements du cow-boy, les grands spectacles ou encore les différentes activités phares du festival, comme les défilés par exemple.
La genèse de l'événement, ou la réponse à la question: comment une opération de marketing d'un fabricant de bottes de cow-boy est devenue l'attraction western la plus courue de l'Est du Canada? constitue un des autres aspects dont traite l'exposition.
Les visiteurs peuvent donc s'immerger dans l'ambiance western à travers les décors, les capsules vidéo et les artéfacts provenant de la collection du musée ou encore prêtés par des gens de Saint-Tite. Les enfants y trouveront aussi leur compte dans une zone où ils pourront se déguiser en cow-boys, enfourcher un cheval et s'exercer au tir au lasso.
Le vice-président du conseil d'administration du Festival, Gilles Gignac, a agi à titre de personne-ressource qui a fait le pont entre les créateurs de l'exposition et les dirigeants du Festival. C'est d'ailleurs en présence des représentants du Nouvelliste qu'il a poussé pour la première fois la porte de la salle dans laquelle l'exposition est aménagée.
«Voir le produit final après les discussions qu'on a eues, c'est super! C'est au-delà de mes espérances. Ce n'est pas gênant de montrer ça aux gens», a confié celui qui a été le président de la 25e édition du Festival.
Comme il le souhaitait au début du processus de création, M. Gignac a été à même de constater que l'exposition permet aux visiteurs d'apprendre plusieurs faits intéressants de l'histoire de l'événement ainsi que sur l'importance qu'il revêt pour la région et pour le Québec en entier.
«Notre principal objectif était de faire connaître les dessous du Festival [et on a réussi]. Dans la région, c'est un événement qui prend de la place et qui génère beaucoup de retombées. Les visiteurs pourront donc avoir une meilleure perception de l'événement», a-t-il indiqué.
Le responsable des expositions au Musée de culture populaire, Dominic Ouellet, a quant à lui mentionné que la conception de cette exposition n'a pas entraîné trop de défis techniques en raison de son caractère historique.
«On n'a pas nécessairement beaucoup de matériel technique. Nous avons par contre tourné des images à Saint-Tite l'automne dernier car nous en voulions des fraîches. Les plus gros enjeux tournent surtout autour de la fabrication des panneaux et des décors», a-t-il expliqué.