Télé et radio

«La fureur», pour un soir seulement

CHRONIQUE / À la simple idée de ramener «La fureur», ne serait-ce qu’un soir, on réentend le thème, «chantez, dansez», on revoit la chorégraphie de l’ouverture, on se replonge dans l’ambiance survoltée du studio 42. Vingt ans après la première et plus de 10 ans après la fin d’une émission qui a marqué notre télévision, Véronique Cloutier et son équipe reprendront du service pour un soir seulement, le samedi 5 janvier prochain sur ICI Radio-­Canada Télé.

C’est en reprenant le concept pour Mariloup Wolfe à 1res fois cet hiver que l’idée est venue de faire revivre La fureur. «Sur le plateau, c’est comme si on était revenu 20 ans en arrière», confie Véronique Cloutier. Ce soir-là, les réseaux sociaux se sont emballés, réclamant le retour de l’émission. Le diffuseur a saisi l’occasion pour exaucer les fans.

Cette spéciale de 90 minutes sera présentée en direct du même studio, comme à l’époque. Quatre équipes se disputeront la victoire, deux composées de vétérans, et les deux autres, de recrues, trop jeunes à l’époque. Pour l’instant, on sait que deux joueurs étoiles de La fureur, Sébastien Benoit et Élyse Marquis, agiront respectivement comme capitaines des équipes des gars et des filles. Quant aux recrues, on peut s’imaginer que des Phil Roy, Jay Du Temple et Mariana Mazza auraient un plaisir fou à vouloir répondre aux questions.

Née à l’été 1998, La fureur était une adaptation d’un concept français. La version québécoise est celle qui a duré le plus longtemps parmi toutes les adaptations du concept dans le monde. Véronique Cloutier avait animé les cinq premières saisons, avant de céder son siège à Sébastien Benoit. Au moment de l’enregistrement de l’émission-pilote, les concepteurs français étaient convaincus qu’il était impossible de présenter l’émission en direct. Au bout de 274 émissions, on peut dire que l’équipe québécoise les a fait mentir.

Le 5 janvier 2019, les fans retrouveront avec plaisir les chants de ralliement, les danseurs et danseuses, et les jeux qui ont fait la renommée de l’émission, dont la chanson arrêtée, la «fausse» aux chansons, Carmen et la chanson à étages, peut-être aussi «Va t’asseoir» et «Je l’ai eu, tu joues pus», créés pour neutraliser Sébastien Benoit, devenu trop fort.

Véronique Cloutier, qui a visionné de vieilles émissions de La fureur, affirme que le concept a bien vieilli. «À part les looks!» blague l’animatrice, qui ajoute qu’aucune autre émission du genre à laquelle elle a participé n’est arrivée à la cheville de l’ambiance de La fureur. «C’était comme 700 bouteilles de 7 Up qui s’ouvrent en même temps», affirme Ève Déziel, qui était là dès le début, et qui revient comme productrice au contenu, tout comme le réalisateur Alain Chicoine. KOTV a racheté les droits, qui appartiennent maintenant à Endemol. Je garde pour ma part un souvenir impérissable de La MégaFureur au Colisée en 2002, que j’ai couvert de la passerelle, et qui avait attiré près de 12 000 spectateurs. C’était phénoménal.

L’an dernier, ICI Radio-Canada Télé avait fait renaître SNL Québec, le premier samedi de janvier. «Ça avait été un gros succès et ça nous a conforté d’utiliser cette case pour profiter de la disponibilité du public quelques jours après les Fêtes», affirme la directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult. Un second retour de SNL n’est cependant pas prévu.

Ceux qui rêvent d’un retour hebdomadaire de La fureur devront se faire à l’idée : 1res fois va trop bien pour que Véronique Cloutier pense à laisser tomber cette formule, de retour l’hiver prochain pour une deuxième saison.

LE CHIFFRIER DU DIMANCHE

La première du Beau dimanche a attiré l’attention de 453 000 téléspectateurs dimanche soir sur ICI Radio-Canada Télé, une baisse par rapport à la première de l’an dernier, qui en avait retenu 542 000. Pas convaincu de la place occupée maintenant par Rebecca Makonnen, à droite de l’animateur plutôt que du côté des invités, où on la sentait plus impliquée, moins en retrait. On verra à l’usage. Plus tôt sur le même réseau, la première du talk-show animalier Les poilus a été vue par 482 000 curieux, et celle de Viens-tu faire un tour?, par 531 000. Mais c’est Conversation secrète avec Mike Ward qui a obtenu le plus gros score de la soirée, avec 694 000 téléspectateurs à TVA. Avec des chiffres pareils, ça paraît que l’été s’en vient.

Arts et spectacles

«On a la même envie de faire de la musique ensemble»

LA TUQUE — L’Harmonie de La Tuque partagera la scène avec la chorale des enfants des écoles primaires pour son concert de fin d’année. L’événement sera présenté le 9 juin prochain au Complexe culturel Félix-Leclerc.

«On a la même envie de faire de la musique ensemble. C’est une centaine de personnes sur scène. Les gens vont avoir une belle surprise. C’est un beau mélange et une belle activité intergénérationnelle. Il y a beaucoup de choses qui se font séparer dans notre monde, surtout présentement. Aujourd’hui, c’est agréable de se rassembler le temps du spectacle», a lancé d’entrée de jeu Carole Guérin qui dirige la chorale composée d’une soixantaine de jeunes.

Actualités

Partir sur une note parfaite

TROIS-RIVIÈRES — C’est sous une mer d’applaudissements et de bravos que Maestro Jacques Lacombe a conclu son dernier concert avec l’OSTR. Celui qui va quitter l’orchestre trifluvien pour la prochaine année a ravi la foule avec l’opéra "Faust", de Gounod.

«C’était grandiose, c’est vraiment la production la plus complexe qu’on a faite à l’OSTR. […] C’est certain que j’ai un petit pincement au cœur de quitter l’orchestre avec laquelle j’ai travaillé pendant 12 ans, mais mon cœur reste ici. J’ai hâte de voir comment va se passer la prochaine saison, mais je pense que c’était une finale en beauté», a lancé Jacques Lacombe quelques minutes après le concert.

Arts et spectacles

La formule ultime

TROIS-RIVIÈRES — Quand il est question du spectacle du 15 juin à l’Amphithéâtre Cogeco, Marc Dupré se met à parler un peu plus vite, sa voix monte d’un ton. Il aurait beau vouloir le cacher qu’il n’y arriverait pas: il a hâte.

«Pour moi, ces spectacles de grande envergure c’est le top. Je ne pourrais pas imaginer aller plus haut que ça. Il va y avoir le Centre Vidéotron, le Centre Bell, l’Amphithéâtre Cogeco et un autre à Sherbrooke. Après ça, je vais faire une tournée dans de plus petites salles avec une version un peu réduite. Ça va être le même spectacle dans les quatre endroits sauf si je décide de prendre certaines libertés à la dernière minute, ce qui m’arrive assez souvent.»

Arts et spectacles

Un homme nouveau

TROIS-RIVIÈRES — Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre comment Marc Dupré s’est retrouvé aux plus hauts échelons de l’industrie de la musique québécoise. Il y a ses chansons qu’on entend beaucoup à la radio comme ailleurs, la visibilité dont il a profité au cours des dernières années grâce à l’émission La Voix mais aussi sa personnalité franche, directe, enthousiaste qui crée une proximité immédiate, même en entrevue téléphonique.

Il ne faudrait pas négliger non plus l’énergie qui anime l’auteur, compositeur et interprète. Quand il s’est retiré du poste de coach à La Voix, c’était pour prendre plus de temps pour lui et se consacrer à sa famille, ce qu’il a fait. Mais ça ne l’a pas empêché de relever le défi de monter un spectacle d’envergure qu’il offrira au public trifluvien le 15 juin à l’Amphithéâtre Cogeco. Non sans avoir préalablement fait des arrêts au Centre Vidéotron de Québec le 2 juin et au Centre Bell le 9 juin.

Arts et spectacles

OSTR: une saison riche

TROIS-RIVIÈRES — La prochaine saison de l’OSTR sera placée sous le sceau de la brillance et de la variété avec sept concerts dans la série principale dévoilée jeudi à l’école Val-Marie du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Le 3 novembre, on ouvrira la saison avec un concert intitulé Aux frontières du cosmos axé autour de la célèbre œuvre Les Planètes de Gustav Holst. À ce monument, on en associera un autre aux yeux d’innombrables fans puisqu’on interprétera aussi la musique de la série Star Wars, de John Williams. Jacques Lacombe en a profité pour insérer une découverte, une pièce du Québécois Denis Lessard, Concerto pour harmonica «L’astronote».

Arts et spectacles

Jacques Lacombe: quitter sur une bonne note

TROIS-RIVIÈRES — Maestro Jacques Lacombe dirigera son dernier concert avec l’OSTR avant son année loin de l’orchestre trifluvien ce samedi 19 mai, à 20 h à la salle Thompson alors qu’il abordera l’opéra Faust, de Gounod.

Le chef entretient un sentiment ambivalent envers cette prestation. «Il y a évidemment un certain pincement au cœur du fait que ce sera mon dernier concert avant ma sabbatique, mais de la fébrilité aussi parce que c’est un nouveau défi que j’amorce à Mulhouse. Bien sûr, ça me fait quelque chose de quitter toute cette équipe et l’orchestre lui-même parce que je suis à la maison ici. Je connais bien les musiciens et vice-versa. Ce sont des conditions de travail très stimulantes que je délaisse à regret. Par contre, je sais que l’orchestre sera entre bonnes mains pendant mon absence et qu’il va continuer à bien évoluer artistiquement au cours de la prochaine saison.»

Arts et spectacles

Une 300e représentation pour Dominic Paquet

L’humoriste Dominic Paquet en était jeudi soir à la 300e représentation de son spectacle solo intitulé Rien qu’s’une gosse!.

Or, c’est à la salle Thompson qu’avait lieu ce spectacle emblématique qui confirme l’énorme succès de ce spectacle qui poursuit sa tournée à travers le Québec. Près de 825 personnes ont assisté à ce moment marquant de la carrière de l’humoriste qui sera de retour à Trois-Rivières le 24 novembre prochain.

Arts et spectacles

Au confluent de l’art et de la science

TROIS-RIVIÈRES — L’univers de la sculpture peut paraître impénétrable ou incompréhensible pour le commun des mortels. Pourtant, un soupçon de curiosité et d’ouverture peut mener à des découvertes surprenantes. La Biennale nationale de sculpture contemporaine (BNSC) offre au public cette opportunité de s’initier au foisonnant monde sculptural.

Le titre de la 8e édition, Trajectoire des sens - Arts et science, donne un peu l’idée de la mixité et de la diversité qui seront mises de l’avant durant l’événement qui se tiendra du 22 juin au 7 septembre.

Arts et spectacles

À l’ombre de la prison

TROIS-RIVIÈRES — Le FestiVoix est contraint d’innover constamment. On a convoqué la presse mardi pour annoncer la création d’une nouvelle scène en 2018. Elle portera le nom de la scène des Voix acoustiques et sera située dans la cour de l’ancienne prison rattachée au Musée POP sur la rue Hart.

On y présentera une programmation très variée dans une formule acoustique. De plus, comme les spectacles y seront présentés à 17 h, les quelque 400 spectateurs potentiels pourront y boire et manger. La scène est associée au Trou du Diable qui y offrira ses produits alors que la Maison de Débauche assurera la restauration avec BBQ et des plats estivaux orientés vers les légumes de saison.