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Arts et spectacles

Serge Brunoni n’est plus

Trois-Rivières — C’est avec une grande tristesse que le milieu culturel a appris mercredi le décès du peintre trifluvien Serge Brunoni. Celui-ci a marqué la scène régionale des arts visuels à travers une carrière de plus de cinquante ans qui lui a permis d’être représenté dans un grand nombre de galeries d’un bout à l’autre du pays.

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À relire aussi: L’inspiration de Brunoni, une chronique d'Isabelle Légaré

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Actualités

Le Complexe Félix-Leclerc fera peau neuve

LA TUQUE — Les travaux pour le projet de mise à niveau du Complexe culturel Félix-Leclerc pourront finalement aller de l’avant. Le gouvernement fédéral a confirmé son appui dans le projet évalué à près de 3 millions.

«Je suis très heureuse que ce projet se concrétise enfin! Nous travaillons en étroite collaboration avec la Ville depuis des mois afin d’obtenir ce financement et cette réponse positive est le fruit de ce beau travail d’équipe! [...] Nous sommes choyés d’avoir une salle de spectacle professionnelle à La Tuque et je suis heureuse que le gouvernement fédéral reconnaisse notre situation géographique et investisse dans la diffusion des arts en Haute-Mauricie. La salle sera plus confortable pour les spectateurs, l’Espace Carole Guérin sera revampé et vous verrez, ce sera un lieu de culture formidable», a indiqué Marie Pierre Mailhot, directrice générale du Complexe culturel Félix-Leclerc.

Arts et spectacles

Nathalie Simard: «Osons dénoncer la violence»

TROIS-RIVIÈRES — C’est comme si Nathalie Simard était deux personnes à la fois. Il y a l’artiste de scène qui présentera son plus récent spectacle à la salle Thompson le 1er mars et d’autre part, la conférencière, qui prend la parole pour sensibiliser le public à toutes les formes de violence domestique qui minent notre société. Mardi après-midi, c’est cette dernière qui s’est présentée devant 350 Femmes dynamiques dans le secteur Cap-de-la-Madeleine pour porter son message.

Il convient de préciser que la chanteuse a lancé tout dernièrement une trilogie intitulée Je veux vivre, qui comporte un album de chansons originales, un livre ainsi qu’une série de conférences-spectacles. C’est une de celles-ci qu’elle a offerte mardi. Comme elle réside en Mauricie, il était normal qu’elle vienne dans la région au début de cette tournée qui compte d’ores et déjà un calendrier d’une trentaine de dates.

Les arts en bref

Du nouveau au Duché de Bicolline

TROIS-RIVIÈRES — Le Duché de Bicolline annonce deux nominations au sein de son équipe. D’abord, Julie Daoust est confirmée dans le poste de directrice générale de la coopérative et deuxièmement, Jean-François Larivière devient coordonnateur marketing et projets spéciaux. Diplômée en tourisme du Collège Laflèche, Julie Daoust œuvre dans le monde du tourisme régional depuis 2001 et elle est entrée dans la structure de la nouvelle administration émergente. Pour ce qui est de Jean-François Larivière, il a travaillé longtemps aux États-Unis en développement commercial et marketing. Le Duché de Bicolline est le plus vaste domaine dédié au jeu de rôle médiéval fantastique en Amérique du Nord avec un village entier construit et développé par les participants et regroupant 190 bâtiments. On y trouve également une auberge médiévale quatre saisons.

Conservatoire de Trois-Rivières

Un concert intitulé Un piano réinventé, op. 3 sera présenté le vendredi 21 février, à 19 h à la salle Armando-Santiago du Conservatoire. Pour l’occasion, on présentera, en première mondiale, la création de Peter Pan et le pays de nulle part du compositeur et musicien Gilles Bellemare. L’œuvre sera interprétée par les élèves de la classe de piano de la professeure Denise Trudel. L’entrée est libre.

Arts et spectacles

L’odorant jardin se consume au Centre de diffusion Presse Papier [PHOTOS]

L’artiste Denise Blackburn s’est fixé comme objectif de projeter plus loin le langage et le message des techniques associées à l’estampe traditionnelle en modifiant les étapes et les méthodes d’impression. Dans l’exposition L’odorant jardin se consume, présentée au Centre de diffusion Presse Papier, plusieurs techniques se côtoient et se superposent en transparence. À travers ses œuvres, l’auteure tente également d’exprimer ses préoccupations d’un univers menacé et en constante transformation. L’exposition se poursuit jusqu’au 15 mars. Pour voir plus de photos, rendez-vous sur notre application mobile ou sur lenouvelliste.ca.

Arts et spectacles

Regard éclairé sur une présidence unique

TROIS-RIVIÈRES — Il est permis de penser que rarement la politique américaine a autant retenu l’attention de ce côté-ci de la frontière et qu’on le veuille ou non, la présence de Donald J. Trump à la Maison-Blanche y est pour quelque chose. Après trois années à la présidence et avec une élection en vue, le tout récent livre de Rafael Jacob "Révolution Trump" ne peut arriver à un moment plus opportun pour nous permettre d’analyser ce règne tumultueux.

Précisons d’abord que Jacob est chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand et qu’il détient un doctorat en science politique de l’université Temple, de Philadelphie. Or, son parcours académique a débuté à Trois-Rivières puisque ce natif de Cap-de-la-Madeleine a étudié au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et au Collège Laflèche.

Arts et spectacles

De nouveaux locaux pour VIA 90,5 FM

TROIS-RIVIÈRES — La station de radio VIA 90,5 FM a de nouveaux locaux situés dans le secteur Saint-Grégoire, à Bécancour.

Ceux-ci ont été inaugurés lundi en présence du député fédéral Louis Plamondon, du député provincial Donald Martel, ainsi que quelques maires et une membre du conseil de bande des Abénakis d’Odanak. L’aménagement de ces nouveaux locaux a nécessité des investissements de plus de 150 000 $. Ceux-ci ont été rendus possible grâce à la participation de la SADC de Nicolet-Bécancour, d’Entreprendre MRC Bécancour de même que d’Économie Bécancour. Bien ancrée dans sa communauté, la station VIA 90,5 FM est une coopérative de solidarité qui compte près de 300 membres au Centre-du-Québec.

Les arts en bref

Conservatoire de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Le Conservatoire de musique de Trois-Rivières annonce deux événements le samedi 22 février.

D’abord, une journée portes ouvertes entre 9 h et 17 h. Ce sera l’occasion pour parents et futurs élèves de visiter les locaux, rencontrer le personnel et les professeurs et d’être témoin de la vie quotidienne de l’établissement. Ce même 22 février, on présentera le concours Scène ouverte à la salle Armando-Santiago. Dès 9 h, de jeunes instrumentistes et chanteurs de la Mauricie et du Centre-du-Québec offriront leurs meilleures performances dans le cadre d’un événement à la portée de tous. On peut s’inscrire à ce concours en remplissant le formulaire en ligne sur le site du Conservatoire (conservatoire.gouv.qc.ca).

L’odorant jardin se consume au Centre de diffusion Presse Papier

Arts et spectacles

La Voix: doublé pour Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — La Mauricie avait fait chou blanc à la première émission des auditions à l’aveugle dans le cadre de La Voix. Elle s’est reprise dimanche soir alors que deux de ses représentantes, Marie-Luce Béland et Catherine Laurin, étaient de la partie et les deux ont été choisies pour poursuivre l’aventure à la prochaine étape.

C’est Marie-Luce Béland qui a été la première des deux à se présenter. Une surprise, puisqu’elle ne faisait pas partie des candidats dont l’identité avait été dévoilée à l’avance quelques jours avant le début de la série.

Arts et spectacles

Une grande soirée plaisir à l'OSTR

TROIS-RIVIÈRES — Le chef Jean-Claude Picard a retrouvé son orchestre samedi soir à la salle Thompson avec un enthousiasme qui faisait plaisir à voir. Ainsi inspirés, les musiciens ont emboîté le pas pour offrir un très agréable concert à un public mystérieusement beaucoup moins nombreux qu’à l’habitude.

On parle de quelque 550 personnes, un chiffre comme la directrice générale de l’orchestre n’en a pas vu depuis au moins une douzaine d’années. Natalie Rousseau compte d’ailleurs travailler à comprendre ce qui a pu éloigner les mélomanes pour cette soirée. Certes, le programme mélangeant Stravinski, Prokofiev, Carl Philipp Emanuel Bach et Haydn pouvait sembler quelque peu disparate, mais le concert, on ne peut plus accessible, n’en a pas moins été d’une belle homogénéité marquée au sceau de la fantaisie, de l’humour, même, et de la virtuosité.

Arts

Léa Olivier en chair et en notes

La “véritable” Léa Olivier, l’auteure Catherine Girard-Audet, s’avoue « extrêmement satisfaite » de la transposition à l’écran des deux premiers tomes de La vie compliquée de Léa Olivier.

Sa série de romans jeunesse - écoulée à 1,5 million d’exemplaires depuis sa création en 2012 — avait fait l’objet d’une première adaptation en format bande dessinée (dans une série déclinée en six tomes, pour l’instant), ce qui avait atténué ses craintes. Reste que l’auteure avait, en partant, de légitimes inquiétudes. D’autant qu’elle « ne connaissait rien à la télé ».

Télé

Notre bulletin télé de mi-saison

Mis à part pour mon coup de cœur Léo et la confirmation de qualité des Pays d’en haut, les variétés et les séries documentaires supplantent la fiction cet hiver. En direct de l’univers et Les enfants de la télé ne s’essoufflent pas, ce qui est un exploit. Le crime, lui, ne paie peut-être pas, mais il captive et passionne, dans la fiction comme dans la réalité.

LÉO, 9,5/10, TVA

Fabien Cloutier frappe fort avec cette comédie, dont on savoure chaque réplique. Le monde rural vu par sa lorgnette est cru, oui, mais surtout attachant et vrai. Le dramaturge ne rit pas d’eux, mais avec eux, sans dissimuler leurs travers, oh non. Aucun personnage n’est inutile, surtout pas les collègues de Léo chez Dubeau Gâteaux. La deuxième saison, qui commençait cette semaine à TVA, est encore meilleure que la première. Le diffuseur n’avait pas eu une aussi bonne comédie depuis Les beaux malaises.

Arts Magazine

En librairie

Respire!, de Maud Ankaoua

ÉDITO / Malo apprend au détour d’une conversation médicale qu’il ne lui reste que très peu de temps à vivre. N’ayant plus rien à perdre, il accepte le défi d’une vieille dame qui lui propose de se livrer à une série d’expériences qui pourraient modifier son destin. Dans l’univers envoûtant de la Thaïlande, il pourrait découvrir l’ultime vérité. Après Kilomètre Zéro, l’auteure Maud Ankaoua, coach, conférencière internationale et dirigeante, invite une fois de plus les lecteurs dans un voyage de transformation intérieure.

Arts

Prix littéraire des collégiens

En marge de la remise du Prix littéraire des collégiens, Le Nouvelliste s’est associé au Cégep de Trois-Rivières et au Collège Laflèche pour publier les critiques des romans en lice pour ce prix. Ce sont les professeurs qui ont choisi les textes parmi ceux rédigés par les étudiants.

Suzanne Travolta, un roman policier?

Le premier roman d’Élisabeth Benoit, Suzanne Travolta, déconcerte les esprits en quête de vérité. Maniant notamment le mythe d’Œdipe, l’autrice élabore un récit aux allures de polar autour duquel se construit une satire sociale.

En première page d’Écho vedettes, on annonce le suicide de Marie-Josée, sœur du célèbre Laurent M. Deux photos figurent sur la couverture, une grande du frère et une petite de la sœur. Naïvement, Suzanne, narratrice et personnage principal, déclare que celle-ci aurait «été dévorée de l’intérieur par son frère, par l’ego surdimensionné de son frère».

Arts

Billie Eilish dévoile le nouveau thème officiel de James Bond

LOS ANGELES — La jeune chanteuse américaine Billie Eilish, révélation des Grammy Awards, a dévoilé vendredi le thème officiel du prochain volet des aventures de James Bond, écouté près de 3,5 millions de fois en quelques heures sur Instagram.

Intitulé No Time To Die comme le film, le titre qu’elle a écrit avec son frère et principal collaborateur, Finneas O’Connell, est marqué par la même mélancolie grunge à laquelle la chanteuse doit son ascension phénoménale.

Incarnation du cool à la voix grave obsédante et au style punk-rock décalé, Billie Eilish, âgée de 18 ans à peine, incarne un nouveau genre de vedette pop iconoclaste.

Elle a réalisé le grand chelem aux Grammy Awards fin janvier, décrochant notamment les prix d’album de l’année, chanson de l’année pour Bad Guy, révélation de l’année et enregistrement de l’année, la plus jeune à avoir réussi à rafler la mise dans ces quatre catégories majeures depuis le début de la compétition.

Elle est aussi la plus jeune artiste à avoir enregistré un thème officiel de James Bond, rejoignant de grands noms comme Adele, Madonna ou Paul McCartney. Elle l’interprétera en première mondiale lors de la cérémonie des Brit Awards, mardi à Londres, selon sa page Facebook.

La sortie du 25e volet de la saga James Bond est prévue en avril. C’est la cinquième — et a priori la dernière fois que Daniel Craig, 51 ans, interprète le célèbre agent 007.

Le «méchant» de l’histoire est incarné par l’Américain d’origine égyptienne Rami Malek, 38 ans, récompensé par un Oscar pour son interprétation de Freddie Mercury, chanteur emblématique de Queen.

Arts et spectacles

Phèdre, par le TGP: l’émotion brute, en mégadose

CRITIQUE / Quelle audace que d’avoir osé s’attaquer à une tragédie classique et quelle insolente réussite.

Le pari du TGP de présenter Phèdre était plus qu’ambitieux mais la compagnie s’est donné les moyens de ses prétentions. Et par moyens, je ne parle pas d’argent, mais de talent.

Arts et spectacles

OSTR: la flûte à l’honneur

TROIS-RIVIÈRES — Avec Au gré des vents, présenté samedi à 20 h à la salle Thompson, l’OSTR entraînera les mélomanes dans l’exploration d’un fil qui unit quatre compositeurs d’horizons pourtant bien différents: Stravinski, Carl Philipp Emanuel Bach, Prokofiev et Haydn. La soliste pour ce concert: la flûtiste Caroline Séguin.

Cette dernière joue au sein de l’OSTR depuis 2002, ce qui signifie qu’elle atteint cette année sa majorité dans l’ensemble trifluvien comme elle se plaît à le souligner. Or, le rôle de soliste qui lui incombe pour ce concert la sort quelque peu de sa zone de confort.

Arts et spectacles

Pour entendre Gatien Lapointe

TROIS-RIVIÈRES — Le nom de Michel Forgues ne fait peut-être pas sonner immédiatement une cloche dans la tête de tous mais l’homme de théâtre a derrière lui une longue carrière à Montréal. Après 45 ans, fatigué peut-être du rythme de la métropole québécoise, il a choisi de rentrer au bercail, dans sa région d’origine pour s’établir à Trois-Rivières tout en poursuivant son travail. Il présentera le 15 février à 15 h au café-librairie La p’tite brûlerie, une lecture de l’Ode au Saint-Laurent de Gatien Lapointe.

Si l’interprète écrit de son côté et met en scène, pour Gatien Lapointe, il revient à la base de son métier appris au Conservatoire de Montréal. «Chaque âge a sa fleur, soutient-il en référence à ses 70 ans. Dans les premières années dans mon métier, j’ai appris à dire la poésie grâce à un spectacle sur des vers de Nelligan. J’étais jeune et Nelligan se caractérisait par la fougue de sa jeunesse. Je n’aurais pas, à cette époque, pu dire les vers de Gatien Lapointe. Dans son Ode au Saint-Laurent, il parle du territoire intérieur qu’il a un jour décidé d’habiter. Il utilise des mots ayant une amplitude tout à fait extraordinaire que je suis plus en mesure aujourd’hui d’atteindre. Ma voix s’est placée dans un espace intérieur avec le temps et tout le corps devient un instrument de résonance de la voix. Ça prend ça pour rendre correctement les mots de Gatien Lapointe. C’est lui le maître, le compositeur, moi, je ne suis que le musicien.»

Actualités

Le futur du cinéma québécois prend forme

SAINT-PAULIN — Le futur du cinéma québécois est sans doute en train de prendre forme ces jours-ci en Mauricie. La région accueille le projet La Forge Québec Cinéma, un événement financé par Netflix et qui se veut un grand atelier de mentorat des futurs artisans des longs métrages québécois.

Tout au long de la semaine, six duos de réalisateurs et scénaristes de la relève ont la chance d’assister à une multitude d’ateliers afin de les aider à faire naître un scénario et un projet de long métrage, qui sera par la suite présenté à un jury et à de potentiels producteurs à Montréal, à l’occasion des Rendez-vous du cinéma québécois, au début du mois de mars.
Le projet est en réalité l’une des manifestations concrètes des engagements pris par Netflix lors de son arrivée au Canada. La Forge Québec Cinéma a pu voir le jour grâce à l’engagement du géant du visionnement en ligne de financer des organismes qui accompagnent le cinéma québécois sous toutes ses formes, explique le directeur du projet La Forge, Pierre-Mathieu Fortin. «Nous nous sommes engagés sur la voie du long métrage de fiction. Quelques programmes accompagnent déjà le long métrage, mais ce sont des projets déjà scénarisés et avec un producteur. On voulait arriver dans un mode de complémentarité, partir de la base et accompagner les talents émergents», explique M. Fortin.
Ainsi, sur 80 candidatures déposées pour cette première édition, six duos de scénaristes et réalisateurs ont été retenus. Des créateurs qui œuvrent déjà dans le milieu, soit à la télévision ou à l’origine de courts métrages ayant connu du succès, dont certains ayant même été primés à la Berlinade et à Sundance, mais qui souhaitent désormais faire le pont vers le long métrage.
Mercredi matin, lors du passage du Nouvelliste, les créateurs étaient en pleine séance de brassage d’idées. À leurs côtés, le scénariste Benoît Pelletier, qui a notamment collaboré aux longs métrages québécois Égo-Trip et Le trip à trois, insistait sur l’importance de développer davantage les personnages à travers différentes techniques. Car entre le court métrage et le long métrage, il y a un monde lorsque vient le temps d’augmenter la psychologie et le vécu des personnages de l’histoire.
Ainsi, les créateurs sélectionnés pour participer à La Forge ont la possibilité de rencontrer des réalisateurs, des scénaristes des producteurs, des directeurs de la photographie et même des avocats qui leur permettront de raffiner leur travail, dans le but de le présenter au jury au terme de l’exercice.
«Oui, on souhaite qu’ils raffinent leur scénario et leur synopsis, mais aussi de travailler sur le pitch de vente. On veut les amener à connecter avec un producteur, qu’il les prenne sous son aile et les aide à développer leur projet. En cinéma, tu es toujours en train de vendre ton projet, tout au long du processus. Que ce soit aux institutions financières, aux distributeurs, au public, aux journalistes, aux comédiens pour les embarquer dans le projet. Ça fait partie du travail aussi et on veut les outiller pour ça», considère Pierre-Mathieu Fortin.
Mentors



Arts et spectacles

Le défi Phèdre

TROIS-RIVIÈRES — On se tourne vers Racine et la tragédie classique pour la troisième production de la saison du TGP avec Phèdre, de Racine, qui sera présentée les 13, 14, 15, 16, 20, 21 et 22 février à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture.

Mylène Renaud assurera l’interprétation du personnage principal en même temps qu’elle assumera un tiers de la mise en scène dont la tâche reposera également sur les épaules de Marie-Andrée Leduc et Marie-Hélène Rheault. C’est une première incursion pour le Théâtre des Gens de la Place dans le créneau de la tragédie classique en alexandrins. Pourquoi pareil défi? «Parce que c’est un auteur fascinant offert dans une langue magnifiquement écrite, répond Mylène Renaud. Ça nous transporte dans un univers complètement différent de ce à quoi nous sommes habitués, nous, les interprètes, comme les spectateurs. Ce sont des textes qui sont peu joués, malheureusement, et c’est un trip qu’on avait vraiment envie de se payer au TGP.»

Actualités

Le dernier SuperClub Vidéotron de la Mauricie ferme ses portes

Trois-Rivières — Le dernier club vidéo appartenant à une chaîne en Mauricie va tirer sa révérence. Après la succursale du boulevard des Forges il y a environ un an, voilà que le Superclub Vidéotron, du boulevard Thibeau, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, va fermer ses portes au plus tard le 1er mars.

Il s’agissait de la dernière succursale du SuperClub Vidéotron en Mauricie. «SuperClub Vidéotron est la dernière bannière au Canada» dans la location de films, mentionne David Ouellette, propriétaire de la succursale du boulevard Thibeau.

Arts et spectacles

Nathalie Viau à La Voix pour la cause avant tout

TROIS-RIVIÈRES — Deux jours après la diffusion de son audition à l’aveugle dans le cadre de l’émission La Voix, la Louisevilloise Nathalie Viau pose un regard satisfait sur la trop courte aventure en se réjouissant de voir qu’elle lui a donné une tribune pour sensibiliser le public à la nécessité de conserver les cours de musique dans les écoles primaires.

Rappelons que l’interprète était accompagnée, lors de son audition, d’un groupe d’élèves auxquels elle enseigne la musique dans quatre écoles de la MRC de Maskinongé: deux écoles à Maskinongé, une à Sainte-Ursule et l’autre à Saint-Justin. Si les juges de l’émission ont clairement manifesté leur conviction qu’il faut offrir des cours de musique à l’école, la question a pris une connotation plus spectaculaire quand Pierre Lapointe a appris que l’enseignante avait carrément sacrifié une partie de son salaire pour conserver les cours de musique dans les écoles où elle enseigne.

Les arts en bref

Guy Langevin expose

TROIS-TIVIÈRES — L’artiste trifluvien Guy Langevin aborde 2020 avec trois expositions d’importance. Le 10 mars s’ouvrira Le crépuscule des anges au Chifte Hammam de la Galerie nationale de la République de Macédoine à Skopje.

Ce sera la quatrième présentation dans les pays de l’ex-Yougoslavie (Serbie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine et Macédoine du Nord) jusqu’au 25 mars. Par ailleurs, le Centre national d’exposition de Jonquière présentera à l’été deux expositions de Guy Langevin. On y verra la suite Voile de peau dans la salle principale alors qu’une rétrospective de plus de 40 ans de carrière sera présentée à la salle des amis du CNE.

Actualités

Ententes de développement culturel au Centre-du-Québec: Québec annonce une bonification

NICOLET — Le ministre responsable du Centre-du-Québec, André Lamontagne, a annoncé lundi, au nom de la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, une bonification de 111 075 dollars pour quatre ententes de développement culturel (EDC) dans la région centricoise.

Pour la Ville de Nicolet, cet ajustement à la hausse est de 2375 $, la MRC de L’Érable, 43 700 $, la Ville de Victoriaville, 63 000 $ et la MRC d’Arthabaska, 2000 $.

Arts et spectacles

Deux Mauriciennes éliminées à La voix 8

TROIS-RIVIÈRES — Le bilan mauricien au terme de la toute première émission de la huitième saison de La Voix à TVA est décevant. Deux des quatre candidats en provenance de la région étaient au nombre des candidats de la toute première émission de la série dimanche soir mais Nathalie Viau, de Louiseville, et Rosie Lafrance-Marcotte, de Trois-Rivières, ont vu leur aventure prendre fin après une seule prestation.

Aucun des quatre juges ne s’est retourné à l’écoute de la chanson qu’elles avaient choisie.

Actualités

Deux bédéistes français se joignent aux Univers givrés de Shawinigan

SHAWINIGAN — Cette fin de semaine, une foule d’univers littéraires jeunesse se sont côtoyés au Centre des arts de Shawinigan, dans le cadre des Univers givrés. Jusqu’à dimanche, plusieurs auteurs et illustrateurs connus et appréciés des jeunes lecteurs étaient présents pour rencontrer leurs jeunes lecteurs et discuter avec eux. Et pour la première fois cette année, les Univers givrés recevaient deux bédéistes d’outre-mer dans le cadre d’un échange avec une ville française.

Culture Shawinigan, qui organise l’événement, avait invité l’illustratrice Isabelle Mandrou – alias Miss Prickly – et l’illustrateur et scénariste Laurent Dufreney, qui cosignent les bandes dessinées À Cheval et Les Cochons dingues. Dans la semaine qui précédait l’événement, les deux Français se sont également déplacés dans les classes de quelques écoles de la région.

«On a été assez surpris de voir les élèves attentifs, à l’écoute, mentionne M. Dufreney. Ça nous a un peu permis de découvrir comment fonctionnent les classes canadiennes.»

«On a beaucoup apprécié le fait qu’il n’y ait pas trop d’élèves dans les classes, alors qu’en France, c’est plutôt surchargé. Sinon au niveau du public, les enfants restent assez universels! Le dessin les attire, l’échange reste le même et l’envie de découvrir est similaire», ajoute Mme Mandrou.

Les deux bédéistes ont été reçus à Shawinigan dans le cadre de l’accord de coopération en vigueur depuis 2016 entre la ville et celle de Chambéry, dans le département de la Savoie, en France. Les Univers givrés et le Festival international de la bande dessinée de Chambéry ont naturellement été mis en lien dans le cadre de ce partenariat.

«Chambéry nous a conseillé des invités qui sont venus passer la semaine avec nous pour faire des ateliers dans des écoles et dédicacer leurs oeuvres. On espère bien pouvoir aller à Chambéry de notre côté aussi pour voir ce beau festival-là», explique Stéphanie Gamache, coordonnatrice à la médiation culturelle chez Culture Shawinigan.

Outre ces deux bédéistes, les Univers givrés recevaient cette fin de semaine Daniel Brouillette, l’auteur de Bine et L’Gros, invité d’honneur de l’édition 2020 de l’événement. Parmi les autres invités, notons Mathieu Benoît (L’Gros et Rock et Steel), Julie Royer (Pinceau et Gribouille Bouille), Philippe Poulin (Sam et Flo), Jean François Laliberté et Sacha Lefebvre (U-Merlin), François St-Martin et Marc Bruneau (Dans la tête de François), Patrick Marleau (Rock et Steel) et Julien Paré-Sorel (Aventurosaure).

Arts et spectacles

Soirées d’humour au Zénob

TROIS-RIVIÈRES — Deux soirées d’humour ont été inscrites au calendrier du café-bar Le Zénob les 12 et 26 février. Si elles connaissent du succès, elles pourraient devenir un élément récurrent dans cet établissement du centre-ville.

On doit l’initiative à un jeune humoriste d’origine trifluvienne, Francis Savard, qui anime déjà des événements du genre à Drummondville. «Comme je vais dans plusieurs soirées d’humour de style Open mic qu’on voit un peu partout au Québec, j’ai pu constater qu’on y rencontre beaucoup d’humoristes de la relève de Trois-Rivières qui regrettent qu’il n’y en ait pas chez eux. J’ai offert la chose à plusieurs établissements et Le Zénob a accepté de tenter le coup.»

Cinéma

92e Oscars: «Parasite» cause une énorme surprise

«Parasite» a causé une énorme surprise aux 92e Oscars en remportant quatre trophées: meilleurs film, réalisateur, scénario et film international! L’excellent long métrage de Bong Joon-ho, Palme d’or à Cannes, entre ainsi dans l’histoire comme étant la première œuvre à obtenir les récompenses du meilleur film ET du film international. À la grande joie du principal concerné, ébahi.

Alors que tout le monde avait placé ses paris sur Sam Mendes pour le trophée du meilleur réalisateur, c’est Bong Joon-ho qui s’est imposé.

«Quand j’étais jeune et que j’étudiais le cinéma, il y avait une maxime gravée dans mon cœur: “le plus personnel est le plus créatif.” C’était de Martin Scorsese», a déclaré, déférent, le Sud-Coréen. Le réalisateur était aussi en nomination pour The Irishman.

Les concepteurs de la soirée avaient entendu les plaintes venues d’un peu partout. Ils ont placé la soirée sous le signe de la diversité, accordant une belle place aux minorités.

Comme prévu, Renée Zellweger a obtenu l’Oscar de la meilleure actrice pour Judy et Joaquin Phoenix, celui de l’acteur, une première, pour son inoubliable incarnation dans Joker (film qui a aussi obtenu la récompense de la trame sonore). Fait étonnant, Heath Ledger avait aussi gagné la statuette en 2009 comme acteur de soutien pour le même personnage.

Très ému, Phoenix a profité de l’occasion pour faire acte de contrition et, surtout, rappeler que l’humanité excelle quand elle unit ses forces pour combattre les injustices. «Nous avons perdu contact avec la nature», a-t-il souligné.

Brad Pitt a enfin obtenu un Oscar comme acteur, à sa quatrième nomination. Inoubliable dans son rôle de cascadeur dans Il était une fois… à Hollywood de Tarantino, il a rendu un hommage senti au réalisateur et à toute l’équipe avant d’évoquer la longue route qui l’a conduit jusqu’au sommet. Pitt, très ému, a dédié son prix à ses enfants. Et a aussi envoyé un jab au Sénat américain.

Du côté féminin, l’Oscar de la meilleure actrice dans un rôle de soutien est allé à Laura Dern pour Marriage Story, mais, honnêtement, elles le méritaient toutes. «Certains disent que vous ne rencontrez jamais vos héros, mais je dis que si vous êtes vraiment bénis, vous les avez comme parents», a déclaré la fille de Diane Ladd et Bruce Dern en leur dédiant son prix. Vingt-quatre heures avant son anniversaire, elle a obtenu son «meilleur cadeau à vie».

Grosse surprise alors que plusieurs prévoyaient une victoire de Quentin Tarantino, Bong Joon-ho et Jin Won Han ont enlevé le très mérité Oscar du meilleur scénario original. Il fallait voir le réalisateur de Parasite contempler sa statuette avec un immense sourire sur le visage. Son corrosif et original long métrage a manifestement séduit les membres de l’Académie. «Un grand honneur. Yeah.»

Après le Sud-Coréen, qui a salué ses compatriotes dans sa langue, un Néo-Zélandais a obtenu la récompense de l’Oscar du scénario adapté : Taika Waititi pour Jojo Rabbit. «Je dédie ce prix à tous les jeunes autochtones qui veulent créer, danser et écrire des histoires.»

Greta Gerwig, qui n’a pas prévalu dans cette catégorie, aura au moins eu la mince consolation de voir ses Filles du docteur March gagner le trophée des meilleurs costumes.

Parasite a évidemment triomphé dans la «nouvelle» catégorie du film international (plutôt qu’en langue étrangère). Après cette deuxième récompense, Bong Joon-ho s’est dit, en riant, «maintenant prêt à boire». Il s’agissait du premier film sud-coréen à s’illustrer aux Oscars.

Au rayon des surprises, les spectateurs ont aussi eu droit à une solide interprétation (en partie censurée) par Eminem de Loose Yourself, tirée de 8 Mile dans lequel il jouait son propre rôle. Le rappeur de Detroit a obtenu l’Oscar de la chanson originale en 2003. On peut se demander le rapport, mais, bon...

Sur les chapeaux de roue

La soirée avait débuté sur les chapeaux de roues, malgré de petits cafouillis, avec un numéro haut en couleur de la chanteuse Janelle Monae — un coup de chapeau appuyé à la diversité (une femme noire queer, comme elle l’a souligné). 

Steve Martin et Chris Rock se sont ensuite chargés de pointer les vedettes présentes, tout en soulignant avec leur humour caustique les principales lacunes de ce manque de diversité dans les nominations. Ayant tous deux animé la soirée par le passé, Steve Martin a conclu leur numéro d'ouverture en soulignant qu'ils avaient eu beaucoup de plaisir à ne pas animer cette 92e édition. Honnêtement, on en aurait pris plus.

Soulignons tout de même les efforts. Zack Gottsagen, acteur atteint du syndrome de Down, vu dans l’étonnant Peanut Butter Falcon, a présenté l’Oscar du meilleur court-métrage de fiction! Malheureusement, la Québécoise d’adoption Meryam Joobeur est repartie les mains vides dans cette catégorie. L’Académie a préféré The Neighbor’s Window à Brotherhood.

Il aura fallu près de 25 ans et 14 nominations au légendaire Roger Deakins pour obtenir l’Oscar de la direction photo avec Blade Runner 2049. Deux ans plus tard, il en a obtenu un deuxième pour 1917.

Taron Egerton aurait dû être dans la course du meilleur acteur, mais Rocketman fut récompensé pour la meilleure chanson, celle d’Elton John et Bernie Taupin.

Le grand perdant de cette soirée aura été The Irishman. Le (très) long métrage de Martin Scorsese n’a remporté aucun Oscar malgré ses dix nominations.

Arts et spectacles

Mieux comprendre la maladie

TROIS-RIVIÈRES — La Fondation Carpe Diem présentera son 20e dîner-bénéfice le 14 février prochain à midi et la conférencière invitée est la productrice et animatrice très connue Marie-France Bazzo.

Si son foisonnant parcours professionnel justifierait amplement un rôle d’invitée d’honneur, c’est son intérêt personnel envers la maladie d’Alzheimer qui rend sa présence plus pertinente encore. En découvrant que sa mère était atteinte de la maladie il y a quelques années, la journaliste a été amenée à s’intéresser de plus près à la maladie et tout ce qu’elle a de conséquences non seulement sur la personne atteinte mais sur les gens qui l’entourent.