Arts

Paul Piché, sincère depuis 40 ans

Trois-Rivières — Il semble tellement intégré au paysage musical québécois qu’on oublie parfois ce qu’il lui a fallu de talent et de rigueur pour durer aussi longtemps. Paul Piché célèbre cette année quarante années de création depuis son tout premier album à travers une tournée de spectacles qui le mènera à la salle Thompson le vendredi 20 octobre.

Au départ, l’auteur, compositeur et interprète pensait que la célébration se limiterait à un gros spectacle au Centre Bell et à deux ou trois au cours de l’été dans de grands festivals. Après le Centre Bell, les gens de Québec ont voulu le voir au Centre Vidéotron, puis la demande a explosé pour une tournée de salles à l’automne.

«Très honnêtement, on n’a jamais pensé qu’il pourrait y avoir un intérêt de la sorte, confie l’artiste. Je l’avoue, c’est extrêmement touchant. Je suis rempli de gratitude et je suis pleinement conscient que c’est un privilège que d’être encore sur scène après 40 ans. Je suis vraiment ému.»

Le spectacle a été conçu comme une célébration avec des invités lors de chaque représentation. À Trois-Rivières, Paul Piché recevra Marc Hervieux, Florence K ainsi qu’Émile Bilodeau qui interpréteront des chansons du maître et une des leurs. 

«Les invités changent d’une représentation à l’autre. La constante, c’est qu’ils sont tous plus jeunes que moi; ils sont venus dans l’industrie après moi. Ce n’est pas le symbole d’une passation du flambeau à proprement parler mais c’est plutôt qu’on célèbre la continuité. Ils sont d’une autre génération, mais moi, je suis toujours là. Il y a une forme de filiation qui nous lie.» 

Reste que Paul Piché n’a ni l’idée ni l’envie de mettre sa guitare au placard dans un avenir prévisible. «Je suis totalement dans la continuité, soutient-il. Je vais même offrir au public de Trois-Rivières une nouvelle chanson inédite. Mais 40 ans, ça reste un passage important dans une carrière.»

Le vieux routier ne trouve rien à envier aux jeunes, si ce n’est leur âge, justement, bien qu’il admire beaucoup la créativité dont ils font preuve. 

«Je suis épaté par la qualité et le foisonnement de la chanson québécoise actuelle. Il y a beaucoup de nouveaux artistes pleins de talent dans tous les styles. Ils expriment admirablement l’âme québécoise à leur façon. Malgré ce que beaucoup de gens disent, je trouve qu’on vit un âge d’or de la chanson québécoise et on va probablement mieux le réaliser avec le recul du temps. Je sais que l’industrie est difficile, qu’on ne vend plus de disques comme avant, bien sûr, mais il faut aussi voir tout ce talent qui émerge.»

Le vieux militant aux convictions inébranlables aurait-il véhiculé ses convictions de la même façon si sa carrière avait débuté en 2015? 

«Je pense que oui. Je chante simplement mes émotions et pour moi, l’engagement et la solidarité font partie de ce que je suis. Loin de s’être affaiblies, mes convictions se sont cristallisées avec le temps. La question nationale demeure pour moi la cause la plus importante: elle subordonne toutes les autres. Il faut qu’on ait le pouvoir de décision sur notre territoire pour protéger notre environnement, par exemple. C’est fondamental, par contre, je suis capable de compromis. Les temps sont durs mais il y a eu des périodes bien pires que maintenant pour être souverainiste. Il ne faut simplement pas laisser tomber.»

Il serait donc aussi un optimiste, malgré tout. «J’ai arrêté depuis longtemps de me décourager devant la lenteur des changements. Il ne faut pas se décourager devant les reculs, seulement maintenir le cap.»

On pourrait faire un parallèle avec son parcours musical, lui aussi bâti sur des bases immuables, teintées par les époques. 

«Mes disques ont tous été très différents les uns des autres mais ils ont toujours été marqués par la sincérité. J’ai donné à mes chansons des touches qui reflètent l’époque de leur création mais j’ai toujours tenu à ce qu’elles soient vraies. Avec le recul, je trouve que tout se tient d’un bout à l’autre de ma carrière. C’est peut-être pour ça que dans mes spectacles, j’ai constamment chanté mes vieilles chansons en plus des nouvelles. Oui, les gens voulaient les entendre, mais j’avais aussi envie de les chanter.»

On comprend bien que pour ce spectacle, intitulé 40 printemps, Piché fera la part majoritaire à ses nombreux classiques, ceux que le public ne se lasse pas d’aimer. Accompagné de cinq musiciens, en plus de ses invités, l’artiste de 63 ans pourra démontrer que le temps est un concept bien flou. La sincérité, elle, est indiscutable.

Arts

Nathalie Simard et Transcendance sur scène

Shawinigan — L’école de danse Transcendance pourra compter sur une invitée de marque à l’occasion de son traditionnel spectacle au Centre des arts de Shawinigan puisque Nathalie Simard interprètera deux morceaux à chacune des représentations lors de l’événement.

C’est à la suite d’un appel lors du mois d’août que tranquillement l’idée d’une collaboration entre l’école de danse Transcendance et la chanteuse québécoise est née.

«Sachant qu’elle est une personne passionnée et qu’elle a beaucoup dansé dans sa vie, nous étions très intéressés à travailler avec elle. J’ai donc pris mon courage à deux mains et je lui ai demandé de venir chanter à notre spectacle. Nous aurons donc le bonheur d’avoir Nathalie avec nous le 16 décembre», souligne Annie Lafrenière, directrice de l’école.

Nathalie Simard, qui s’entraîne chez Transcendance depuis déjà quelques semaines, était très heureuse de pouvoir s’affilier avec cet organisme. «J’ai un intérêt pour la danse depuis mon plus jeune âge donc lorsque Annie m’a approchée avec son projet, ce fut un oui instantané», mentionne la principale intéressée. 

Le spectacle, qui s’intitule 20 000 lieux sous l’hiver, aura lieu le 16 décembre et sera présenté à 11 h, 15 h 30 et 19 h 30. Les billets seront mis en vente le 11 novembre à 9 h 30 à l’école de danse, et ce, au coût de 15 $. Ce sont 325 danseurs qui fouleront les planches du Centre des arts lors de cette journée.

Pour plus d’informations sur le spectacle ou sur l’horaire de la vente de billets, il est possible d’entrer en contact avec Transcendance au 819-536-0035 ou de consulter le www.transcendance.ca.

Cabane chez Nathalie

Par ailleurs, les spectacles à la cabane à sucre Chez Nathalie débuteront au mois de décembre.

«Nous avons prolongé nos vacances. Nous avons compris que la cabane, c’est vraiment une entreprise saisonnière. La première activité aura lieu le 2 décembre et ce sera mon nouveau spectacle Coup de cœur. Il regroupe mes plus grands succès ainsi que des coups de cœur d’autres artistes. Sur scène, je serai accompagnée de cinq musiciens et de ma fille Ève», précise-t-elle.

Pour connaître les autres dates de spectacle de la chanteuse, les personnes intéressées peuvent visiter les pages Facebook «Cabane chez Nathalie» et «Nathalie Simard — Officiel». 

Arts

Les arts en bref

Le Théâtre Denise-Pelletier accueille Nicolas Gendron

Nicolas Gendron accède au poste de conseiller du directeur artistique au Théâtre Denise-Pelletier et œuvrera aux côtés du directeur Claude Poissant. Le diplômé en arts et lettres – option théâtre et médias du Cégep de Trois-Rivières ainsi que de l’option théâtre du Collège Lionel-Groulx a fait son chemin dans le domaine depuis 2009 en participant notamment à plus de 25 productions théâtrales principalement destinées au jeune public. 

En plus du jeu, il signe également des mises en scène, des textes et des productions, en plus de diriger la compagnie ExLibris qui a produit, en 2014, Et au pire on se mariera, une adaptation théâtrale du roman de Sophie Bienvenu. 

Ce poste était vacant à la suite du départ du Trifluvien Jean-Simon Traversy, maintenant codirecteur au Théâtre Jean-Duceppe. 

Arts

La musique expliquée

Trois-Rivières — Le concert de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, samedi, était intitulé Valérie, Caroline et Mozart. On aurait pu ajouter aux noms des solistes et du compositeur en vedette celui du chef invité Mathieu Lussier, qui a su, lui aussi, rendre la soirée sympathique et conviviale.

Les deux solistes au programme, la harpiste Valérie Milot et la flûtiste Caroline Séguin, sont deux musiciennes dont la simplicité, dans le sens le plus positif de l’épithète, est proportionnelle au grand talent. Le chef Mathieu Lussier, fin communicateur, a pour sa part accueilli et guidé le public avec hospitalité dans l’univers musical exploré.

Pratiquement tout le monde connaît au moins le nom de Wolfgang Amadeus Mozart, une des figures emblématiques, voire mythiques de la musique classique. Beaucoup de gens, mélomanes ou non, ont aussi déjà entendu le célèbre thème du premier mouvement de sa 40e symphonie.

Avant de présenter cette symphonie en deuxième partie de concert, le chef Lussier a expliqué au public qu’au temps de Mozart, au XVIIIe siècle, les compositeurs écrivaient en réponse à des commandes bien précises. Une fête, une cérémonie ou un événement à caractère religieux étaient souvent à la base du contrat.

«On commandait de la musique aux compositeurs. On ne leur demandait pas de s’exprimer. La musique de ce temps reflétait rarement les sentiments du compositeur. Or, les trois dernières symphonies de Mozart n’étaient pas des commandes. C’est donc un des premiers compositeurs qui a mis ses sentiments, ses émotions dans sa musique», a observé Mathieu Lussier.

La tonalité en sol mineur de cette symphonie évoque un certain drame intérieur qui peut être lié, si on connaît l’histoire de Mozart, au deuil de son père et d’un de ses enfants.

Ces clés d’interprétation, contextuelles et intimes, permettent d’apprécier encore davantage cette œuvre majestueuse, que Maestro Lussier a dirigée avec brio, en exploitant les nuances et les subtilités de la palette d’émotions qu’elle expose.

Mathieu Lussier avait aussi présenté les deux oeuvres de la première partie du concert avec cette pédagogie ni trop érudite ni, à l’opposé, trop infantilisante.

En ouverture, il a parlé de l’œuvre contemporaine El Dorado, du Canadien Marjan Mozetich, qu’allait interpréter la harpiste trifluvienne Valérie Milot avec laquelle il a souvent travaillé, notamment au sein des Violons du Roy.

«Ça n’a rien à voir avec Mozart. El Dorado fait référence à la cité mythique que les conquistadors espagnols ont cherchée en Amérique du Sud. On peut imaginer une cité qui fait rêver, cachée quelque part dans les montagnes, une cité mystérieuse tout en or», a imagé le chef en présentant l’œuvre qu’il décrit avec justesse comme «une tapisserie sonore vraiment envoûtante».

Valérie Milot n’a plus à convaincre le public de son immense talent, elle qui a mérité des prix parmi les plus prestigieux, et qui a multiplié les enregistrements et les concerts dans des mariages de genres et des combinaisons d’instruments des plus créatifs.

La harpe est l’instrument de la délicatesse et de la grâce, et Valérie Milot incarne ces atouts, peu importe le style ou l’époque des pièces qu’elle interprète. Son El Dorado était aussi bien senti et maîtrisé que le Concerto pour flûte et harpe de Mozart, livré ensuite avec la flûtiste solo de l’OSTR, l’excellente Caroline Séguin.

Ce concerto avait été commandé en 1778 par un duc qui s’adonnait à la flûte et dont la fille jouait de la harpe. Dans son introduction à l’œuvre, Mathieu Lussier a rappelé que Mozart détestait la flûte!

Caroline Séguin et Valérie Milot ont fait honneur au concerto, en en faisant émaner une dynamique légèreté, alimentée par une complicité évidente.

Merci au chef Mathieu Lussier, aux deux solistes et à un orchestre bien en forme, pour cette soirée de qualité, accessible et sans prétention.

Actualités

Saint-Tite fait bonne figure au Gala country

Trois-Rivières — Saint-Tite a fait très bonne figure samedi soir au Gala country 2017 présenté au Casino de Montréal. Les deux chanteuses de Saint-Tite, Cindy Bédard et Manon Bédard, ont remporté chacune des prix, alors que le Festival western a été couronné diffuseur de spectacles de l’année.

Cindy Bédard a remporté le prix dans la catégorie auteur-compositeur de l’année. Cette distinction vient confirmer la qualité de son travail pour son album Cœur sédentaire. D’ailleurs, elle était aussi en nomination pour l’album de chansons originales de l’année et spectacle de l’année. 

«Ça vient me chercher ce prix d’auteur-compositeur. Avant tout, c’est les tounes. Ça part de là. Et ça met à l’avant-plan tout le travail nécessaire pour faire un album. Je suis en création pour mon troisième album et c’est le velours qui vient me dire de continuer à écrire, ça marche», lance la pétillante chanteuse de Saint-Tite au lendemain du gala organisé par Culture country et animé par MC Gilles. 

Bien que les grands noms de la musique country québécoise étaient présents pour l’occasion au Casino de Montréal, Cindy Bédard a été frappée de constater à quel point la relève est bien présente dans ce milieu. «C’est un gala qui reconnaît les pionniers du milieu, mais il y a une grande place pour la relève. Il y avait vraiment une belle compétition», note-t-elle. «Ça fait plaisir de voir qu’il y a de la nouvelle musique country au Québec.»

De son côté, Manon Bédard, qui n’a pas de lien de parenté avec Cindy Bédard, était en nomination dans deux catégories, soit interprète féminine de l’année et album de réinterprétation de l’année. Manon Bédard est revenue du gala avec le prix de l’album de réinterprétation de l’année pour Née country

La programmation musicale du Festival western de Saint-Tite était bonifiée cette année, alors que l’événement célébrait son 50e anniversaire. Le Festival a vu ses efforts couronnés avec le prix du meilleur diffuseur de spectacles de l’année. 

«Nous sommes vraiment contents de cette reconnaissance. Pour le prix du diffuseur de l’année, 40 % des votes proviennent du public. C’est signe que nous faisons bien notre travail», affirme Geneviève Frappier, la coordonnatrice aux communications du Festival western. «En plus, les artistes en nomination lors du gala de samedi ont tous joué à un moment ou l’autre à Saint-Tite.»

La programmation musicale du Festival western est concoctée par Geneviève Frappier et Mélanie Comtois. Les deux femmes étaient d’ailleurs à Montréal pour recevoir leur prix. 

Arts

Blade Runner 2049 détrôné

(Agence France-Presse) — À l’approche de l’Halloween, le nouveau film d’épouvante Bonne fête encore (Happy Death Day) s’est directement invité en tête du box-office nord-américain pour sa première fin de semaine en salles, reléguant à la seconde place Blade Runner 2049, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par Exhibitor Relations.

Produit par Jason Blum, derrière les sagas de Paranormal Activity, Bonne fête encore raconte l’histoire de Teresa, une jeune étudiante, interprétée par Jessica Rothe, découvrant qu’elle revit inlassablement la même journée, qui s’achève par sa mort brutale, poignardée par un psychopathe masqué.

Le film, qui est dirigé par Christopher Landon avec comme autres acteurs Israel Broussard et Ruby Modine, a généré 26,5 millions $ pendant les trois jours de la fin de semaine.

Blade Runner 2049, la suite du film culte de Ridley Scott avec Harrison Ford et Ryan Gosling, dont l’histoire se déroule trois décennies après les événements du premier film, a récolté 15,1 millions $ et 60,5 millions pour ses deux premières semaines.

Il devance à la troisième place L'Étranger (The Foreigner), un nouvel entrant dans le classement. Ce thriller anglo-chinois de Martin Campbell avec Jackie Chan et Pierce Brosnan met en scène un petit propriétaire de restaurant de Chinatown à Londres qui va tenter de retrouver les terroristes irlandais responsables de la mort de sa fille. Il a obtenu 12,8 millions $ pour sa première fin de semaine sur les écrans.

Le film d’horreur Ça, adapté d’un livre du maitre de l’horreur Stephen King, retombe au quatrième rang avec 6,05 millions $, soit 314,9 millions en six semaines.

La Montagne entre nous, de Hany Abu-Assad, est à la cinquième place du classement avec 5,6 millions de recettes et 20,5 millions au total depuis sa sortie. Le film raconte l’histoire de deux inconnus — Kate Winslet et Idris Elba — qui tentent de survivre après l’écrasement de leur petit avion au milieu d’une chaîne de montagnes enneigées.

Arts

Danse Encore de plus en plus populaire

Trois-Rivières — On a dévoilé jeudi après-midi les résultats de la nouvelle étude d’achalandage et de provenance de la clientèle de la dernière édition du Festival international Danse Encore. Les chiffres indiquent 52 204 visiteurs, une hausse de 14 704 visites et de 39 % par rapport à la dernière étude datant de 2014.

Pour ce qui est de la provenance de la clientèle, on apprend que 58 % des visiteurs proviennent de l’intérieur d’un rayon de 40 kilomètres et donc que 42 % viennent de l’extérieur ce qui inclut le Québec, l’Ontario et les Maritimes. En comparaison avec 2014, ce dernier chiffre constitue une hausse de 2 %. La proportion des touristes qui sont en hébergement commercial s’établit à 76 %.

L’étude réalisée par Segma Recherche évalue les retombées économiques du festival à 2 300 000 $ pour les quatre jours d’activités alors que l’événement dispose d’un budget d’environ 850 000 $. On note aussi que pour 75 % des touristes, le FIDE était la raison première de leur venue à Trois-Rivières. 

Plus spécifiquement, l’événement a enregistré 3638 inscriptions pour ses activités de vitrines, classes de maîtres et compétitions. Les spectacles en salle, le cocktail de bienvenue, la projection d’un film, les parties, les vitrines et les compétitions ont accueilli 8172 spectateurs. Pour ce qui est des activités extérieures (spectacles sur la grande scène, méga parties, animation), on parle de 40 394 spectateurs. Un autre chiffre qui a particulièrement plu aux organisateurs, c’est que, depuis 2014, la participation de chaque visiteur est passée en moyenne de deux à trois activités différentes du FIDE.

L’étude évalue en moyenne à 8,6 sur 10 la satisfaction des visiteurs quant à l’expérience globale, la qualité de la programmation et de l’organisation. Dans l’ensemble des catégories, on note soit une constance sinon une augmentation des chiffres en comparaison avec l’étude de 2014.

Cette étude d’achalandage et de provenance est effectuée aux trois ans et constitue une obligation imposée par les différents partenaires financiers dont Tourisme Québec. On note d’ailleurs que l’organisme provincial a établi une nouvelle norme de calcul en instituant le nombre de jours de participation comme critère de base et selon le chiffre, le FIDE se situe à 30 123 jours de participation. Or, comme cette donnée n’existait pas dans l’étude de 2014, on ne peut établir de comparaison.

Arts

Julie Blanchet-Chouinard se démarque

Trois-Rivières — Le prestige associé aux prix littéraires Thérèse-Denoncourt ne cesse de croître et le dévoilement des lauréats de la 43e édition, jeudi soir, a démontré qu’il en est de même pour l’intérêt qu’il suscite auprès du public.

Cette remise comportait un caractère particulier puisqu’on célèbre cette année le 50e anniversaire de la Société d’étude et de conférences de la Mauricie/Centre-du-Québec. Les récompenses dont la remise s’est faite une fois de plus au Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac ont été décernées à quatre écrivains en provenance de la Mauricie et du Centre-du-Québec puisque depuis l’an dernier, un quatrième prix s’est ajouté aux trois premières places: le prix coup de cœur du jury. 

La grande lauréate de la soirée a été Julie Blanchet-Chouinard, enseignante en littérature au cégep de Trois-Rivières et elle a été couronnée pour sa suite poétique intitulée Calme ta joie. Le prix est accompagné d’une bourse d’une valeur de 1000 $. Le jury a parlé de sa poésie subtile, forte et délicate aux images foisonnantes et a qualifié son œuvre de «pur bonheur de lecture».

Le deuxième prix a été remis à Jean-François Morrissette, pour sa suite poétique Trajectoire des corps célestes. Il remporte une bourse de 500 $. La troisième place et la bourse de 250 $ s’y rattachant ont été attribuées à Michel G. Bérard pour sa nouvelle littéraire intitulée Boudin et lait caillé.

C’est à Daniel Massé que le jury a remis son prix coup de cœur visant à l’inciter à poursuivre sa démarche littéraire après avoir lu et savouré son récit intitulé À bout de souffle. Il a mérité une bourse de 150 $

La gagnante du premier prix a accepté cette toute première palme littéraire comme un immense honneur totalement inattendu. «J’ai présenté mes textes sans attente mais c’est une reconnaissance très, très appréciée. Surtout que c’est en poésie, un genre très difficile à juger notamment parce que c’est très personnel. Il est très difficile de trouver l’équilibre entre le personnel et l’universel mais aujourd’hui, j’ai la confirmation d’avoir atteint mon but.»

«Pour un écrivain, écrire, c’est comme respirer, c’est un besoin, a-t-elle poursuivi. En même temps, ça correspond aussi à un besoin de partager, de connecter avec l’universel. On cherche à l’intérieur de nous le viscéral qui va correspondre au viscéral universel. C’est comme ça qu’on va atteindre les gens et qu’on peut même leur faire du bien. Je pense qu’il y a aussi derrière cette démarche une envie de faire du bien aux autres, finalement.»

«À notre époque où on a tendance à être très seuls, à être aussi beaucoup coincés dans les apparences, on a plus que jamais besoin de connecter avec l’autre et je trouve que la poésie est une excellente façon de le faire. La poésie c’est un genre extrêmement personnel; si on veut que ce soit vrai et authentique, on n’a pas le choix de creuser au plus profond de soi et nécessairement, ça va connecter avec le plus profond des autres. Un plus profond qu’on n’exprime pas souvent.»

Ces lauréats se sont démarqués à travers une quarantaine d’œuvres soumises, ce qui, selon le coordonnateur du concours Olivier Gamelin, correspond à la moyenne du nombre de textes reçus lors des deux précédentes éditions, les premières à être ouvertes au grand public.

Le jury de cette édition était composé de Lise Bergeron, professeure de littérature à la retraite au Collège Laflèche, Madeleine Sauriol, artiste multidisciplinaire et poétesse ainsi que Katherine Massicotte, bachelière en lettres et libraire à la librairie Poirier.

Actualités

André Labonté est décédé

Trois-Rivières — Le pianiste André Labonté est décédé jeudi matin. L’homme que plusieurs connaissaient à Trois-Rivières sous le nom de Dédé Labonté souffrait du cancer.

Depuis 2015, André Labonté a lutté contre quatre cancers. En entrevue en février dernier avec Isabelle Légaré, il déclarait vivre sur «du temps emprunté». Il avait alors confié que son médecin lui avait conseillé de profiter de la vie. Et c’est ce que Dédé Labonté disait faire. Alors que la maladie le rongeait, il s’était mis à apprendre les rudiments de la guitare basse. Il était impossible pour lui d’arrêter la musique. 

Cet amoureux de la scène et de la musique a foulé les scènes des plus grands et petits cabarets du Québec. Son piano était «son plus vieux chum», comme il disait. Durant sa longue carrière, il a notamment joué avec Claude Blanchard. Du début des années 2000 jusqu’à tout récemment, André Labonté était le piano man de service au casino de Montréal. Il créait de l’ambiance en s’inspirant des succès de Tony Bennett, Charles Aznavour et autres crooners. 

En mars dernier, ses vieux amis lui avaient organisé une soirée de retrouvailles à l’hôtel Rodeway, de Trois-Rivières. Cet endroit a déjà porté le nom de l’hôtel Le Baron. Et c’est à cet endroit qu’André Labonté avait commencé sa carrière. 

Le Cabaret Tapis Rouge de Trois-Rivières a publié un hommage à l’endroit d’André Labonté sur sa page Facebook. Le musicien donnait quelques spectacles à cet endroit. «André est parti se reposer et il le méritait. Il a gardé sa bonne humeur et son courage jusqu’au bout».

Arts

Les arts en bref

Guy Brière au GAMIQ

 L’auteur, compositeur et interprète trifluvien Guy Brière a récolté sa toute première nomination pour la prochaine édition du GAMIQ, le Gala alternatif de la musique indépendante du Québec. 

Il est parmi les 20 finalistes de la catégorie Prix du public. Guy Brière sera en spectacle au Cabaret Tapis rouge le 19 octobre à 20 h de même qu’à la Place des arts de Montréal dans le cadre du spectacle célébrant les 15 ans de PUR communications ce samedi 14 octobre. 

Il a récemment lancé le vidéoclip Le patriote réalisé par le Trifluvien Sylvain Robert et qu’on peut voir sur YouTube. FRANÇOIS HOUDE

Concert gratuit

Le groupe rock de Trois-Rivières Phoenix in Flames offrira un concert gratuit le vendredi 13 octobre dès 20 h dans le secteur Cap-de-la-Madeleine au Rock Café le Stage, au 75 rue Fusey. 

À cette occasion, il y aura tournage du second vidéoclip de la formation. Le premier album du groupe est paru en début d’année et avait été réalisé avec la participation de deux membres de Bears of Legend et d’Anthony Monderie Larouche (Rusted) qui avait été candidat à la dernière édition de La Voix. KIM ALARIE

Bibliothèque Hélène-B.-Beauséjour

Marie-Sol St-Onge livrera une conférence «Regarder loin devant: Quand l’Everest nous tombe sur la tête» le samedi 14 octobre à 14 h. L’artiste peintre, conférencière et auteure a subi une quadruple amputation à la suite d’une attaque de la bactérie mangeuse de chair. La rencontre est gratuite pour les membres et au coût de 5$ pour les non-membres. Les inscriptions sont obligatoires au 819 538-5555. KIM ALARIE