Cinéma

Les derniers Jedi: la Force déplace des montagnes ***

CRITIQUE / Voici donc une troisième période des Fêtes de suite entièrement soumise au pouvoir de la Force. Star Wars : les derniers Jedi impose en effet son omniprésence publicitaire et son hégémonie en salle. On fondait l’espoir qu’enfin ce tome VIII permettrait aux nouveaux créateurs de tourner la page sur le lourd héritage du passé. Ils y arrivent, mais seulement à la fin, dans cet épisode encore une fois empreint de nostalgie. Tout en livrant la marchandise attendue.

Le regard porté sur Les derniers Jedi est certes conditionné par notre rapport à la saga intergalactique. J’ai vu Star Wars IV : un nouvel espoir et les deux tomes subséquents de George Lucas, quand j’étais ti-cul. Le réveil de la Force (2015) ressemblait tellement à un copié-collé du premier, avec quelques éléments pigés ailleurs, que j’en avais ressenti un profond agacement. Où était l’audace? Peut-on passer à autre chose?

Comme dans Rogue One (2016), un «vrai» film avec ses personnages troubles, sa thématique sombre et ses scènes de guerre meurtrières. Pas cette fois : on mise sur la recette éprouvée. C’est encore et toujours une course contre la montre pendant laquelle un groupe totalitaire, Premier Ordre, mené par la machiavélique Snooke et son âme damnée Kylo Ren (Adam Driver), éradique les rebelles jusqu’à leur presque extinction.

Pendant ce temps, Rey (Daisy Ridley) se retrouve sur une planète isolée pour apprendre à devenir Jedi, tout en résistant au côté obscur de la force, grâce à un maître. Ça ne vous rappelle rien? 

Luke Skywalker (Mark Hamill) s’en charge, donc, dans un rôle à mi-chemin entre Obi-Wan et Yoda. Au moins, le héros de la première trilogie est hanté par ses propres démons. La rebelle Rey doit arriver à croire que la Force (foi) peut soulever des montagnes, tout en résistant à la tentation du côté obscur incarnée par Kylo Ren.

Côté thématique, Les derniers Jedi repose abondamment sur la quête identitaire, le courage et le sens du sacrifice pour ceux qui sont justes et bons.

Danse

Casse-Noisette: la magie d’un classique

Trois-Rivières — Le mot magie est utilisé à profusion en cette période de l’année. Il en sera aussi abondamment question dans ce texte. Difficile de faire autrement quand on traite de la production Casse-Noisette où on retrouve deux danseurs trifluviens aux yeux pétillants et à la complicité... magique!

Il n’y a aucun doute que Lola Kokta-Gagnon et Philippe Beauchesne ont «capoté» quand ils ont su qu’ils interpréteraient Clara et Fritz dans le classique de Tchaïkovski de Ballet Ouest. Il y a longtemps que la chimie s’est faite entre les deux, mais le fait que les deux aient été choisis dans des rôles principaux relève d’un heureux hasard, presque de la magie. «J’étais tellement fière et contente quand on m’a annoncé que j’avais le rôle de Clara! La première chose que j’ai faite c’est d’aller voir Philippe!», raconte Lola qui caressait le rêve d’interpréter Clara depuis la première fois où elle a vu la production à l’âge de cinq ans. Philippe pour sa part a joué pour la première fois dans Casse-Noisette alors qu’il n’avait que cinq ans. Malgré leur jeune âge, Lola a 11 ans et Philippe 14 ans, ils ont déjà beaucoup d’expérience dans cette discipline. Philippe a commencé le ballet alors qu’il avait 3 ans et Lola, alors qu’elle n’avait que 18 mois! «C’est à ce moment que j’ai découvert ma passion pour la danse», lançait Lola. Un passe-temps que les deux conjuguent merveilleusement avec l’école et la vie sociale. 

Le défi

Les répétitions vont bon train depuis octobre pour les deux jeunes qui en sont maintenant aux générales. Le défi est colossal pour les deux complices tant au niveau de la mémorisation que de l’exécution. Tous les détails sont très importants. «C’est certain que de tout enchaîner les scènes, ce n’est pas facile, mais je prends ça comme un défi. Ça devient plus facile quand tu le vois comme ça que quand tu te dis que tu n’y arriveras pas. C’est ce que j’adore dans la danse. Je ne m’attends pas à ce que ce soit facile. Je veux que ce soit un défi pour me rendre encore meilleure», exprime la jeune fille qui, par la nature du rôle, est sur scène tout au long du spectacle. Aucune intervention magique là-dedans, que du travail et beaucoup de détermination.

«C’est difficile les petits détails, les doigts, la main et tout. C’est vrai qu’on prend ça comme un défi. Quand on te demande de faire quelque chose, il faut que tu le fasses tout de suite et bien. Si tu ne l’as pas, tu recommences. Quand tu le fais des centaines de fois, il y a un moment où tu finis par t’améliorer», ajoute Philippe en lançant un regard à sa partenaire.

Cette production demeure une grande famille qui se forme en quelques semaines seulement. «C’est magique pour les spectateurs, mais de l’interne aussi! Ce sont 78 danseurs d’ici qui répètent chaque samedi. Avec les parents impliqués, ça devient un trip de famille», raconte Julie Garneau, responsable des communications pour le Festival international Danse Encore qui bénéficiera, entre autres, des profits de la production. «C’est un immense réveillon de deux jours et demi», ajoute Jean Beauchesne, le père de Philippe.

Les représentations sont prévues pour le 16 décembre à 14 h et 19 h 30 et le 17 décembre à 14 h, à la salle J.-A.-Thompson.

Shawinigan

Cirque Éloize: la demande de financement sera réévaluée

Trois-Rivières — La demande formulée par la Cité de l’énergie à Tourisme Québec pour le financement du spectacle du Cirque Éloize prévu à l’été 2018 sera réévaluée par le ministère, à la demande de la ministre Julie Boulet. Cette dernière, qui promet par ailleurs une rencontre avec les intervenants de Trois-Rivières pour la demande d’une subvention équivalente au Cirque du Soleil, soutient tout de même que le projet de la Cité de l’énergie a reçu l’appui de nombreux organismes du milieu, dont l’Amphithéâtre Cogeco.

En effet, dans le cadre du dépôt de sa demande de financement au ministère du Tourisme, la Cité de l’énergie a présenté, avec son dossier, plusieurs lettres d’appui du milieu, dont Tourisme Mauricie, Culture Mauricie, Appartenance Mauricie, le Musée québécois de culture populaire et l’Amphithéâtre Cogeco. Des appuis qui, selon la ministre, étaient en lien avec le développement du spectacle du Cirque Éloize.

Une information que nuance toutefois l’Amphithéâtre Cogeco, dont le directeur général Steve Dubé indique avoir fourni une lettre d’appui en mai 2017 concernant la production d’un spectacle nocturne qui, à l’époque, s’avérait possiblement être la suite de Dragao. «Nous avons appuyé un spectacle qui serait un produit d’appel parce qu’on veut continuer de développer Trois-Rivières et la Mauricie. Pour nous c’était incontournable. Mais il n’était pas question de cirque, mais plutôt d’un spectacle nocturne», mentionne Steve Dubé, qui ne peut s’avancer à savoir quelle aurait été sa position s’il avait été question du Cirque Éloize.

«Je ne peux pas dire si la réponse aurait été oui ou non. Ce qui est sûr, c’est qu’on aurait eu une bonne discussion avec notre conseil d’administration avant de donner notre appui», ajoute-t-il.

D’autres intervenants ayant aussi signé une lettre d’appui, mais qui n’ont pas souhaité faire de sortie publique, ont confirmé au Nouvelliste les dires de M. Dubé voulant qu’il était bien fait mention d’un «spectacle nocturne» et non du Cirque Éloize. 

De son côté, la ministre Julie Boulet, qui a été interpellée jeudi matin par son collègue député de Trois-Rivières Jean-Denis Girard, est d’avis que si les organismes ont signé des lettres d’appui à un produit qu’ils ne connaissaient pas, le ministère ne peut en être tenu responsable.

Programmes

La ministre Boulet a par ailleurs indiqué avoir demandé à son sous-ministre de revoir le dossier de la Cité de l’énergie pour s’assurer qu’il cadrait bien à l’intérieur de la stratégie événementielle du ministère, programme à l’intérieur duquel la demande de financement pour Éloize a été présentée.

«Dans le cadre de sa salle multimédia, elle (la Cité) a déposé un projet qui s’avère correspondre aux paramètres du programme, qui est un programme normé et non un fonds discrétionnaire de la ministre. Moi, j’aime ces deux spectacles et je ne veux pas parler d’un au détriment de l’autre parce que les deux sont des produits d’appel extraordinaires pour la région», déclare-t-elle.

«Quand j’ai vu que c’était un cirque, j’ai demandé à mon sous-ministre de refaire un tour de piste pour évaluer la pertinence touristique du produit qui est offert par la Cité de l’énergie. On est en train de faire cette analyse-là et on va revenir quand on aura fini l’analyse. Pour ce qui est de l’Amphithéâtre, j’ai promis au maire Lévesque, à mon collègue Jean-Denis et aux gens de l’Amphithéâtre qu’on était pour organiser une rencontre. Mais, évidemment, les salles de diffusion culturelle relèvent du ministère de la Culture et non du Tourisme. Je comprends qu’ils attirent du tourisme aussi, mais pour ce qui est des programmes d’aide et du soutien financier, leur point d’appui c’est le ministère de la Culture», martèle Mme Boulet.

Pour sa part, Steve Dubé continue d’avoir bon espoir d’en arriver à une solution équitable. «Pour ce qui est de la subvention, on ne lâchera pas notre point. M. Lévesque et M. Girard ont accepté de se faire les porteurs du dossier. Nous avons toujours eu de bons contacts avec Mme Boulet, et nous sommes confiants qu’elle va travailler avec nous pour trouver une solution», mentionne le directeur général de l’Amphithéâtre Cogeco.

Humour

Vincenzo Guzzo a payé 10 100 $ pour l’Olivier de François Bellefeuille

Trois-Rivières — L’humoriste d’origine trifluvienne François Bellefeuille aura finalement réussi un coup fumant en mettant en vente l’Olivier reçu en reconnaissance de son titre de meilleur vendeur dans le domaine de l’humour en 2017 au Québec. Au terme de 72 heures d’enchères, il a obtenu un montant de 10 100 $ pour sa statuette qui a été achetée par Vincenzo Guzzo, vice-président exécutif de la chaîne de cinémas Guzzo.

L’humoriste en a fait l’annonce jeudi après-midi et a même procédé à une remise officielle de son trophée au nouvel acquéreur lors d’une rencontre présentée dans une vidéo de près de deux minutes sur la page Facebook de l’humoriste. Dans cette capsule, Bellefeuille se montre particulièrement enthousiaste devant le résultat financier de son initiative puisqu’il y confirme que lui et le Groupe Phaneuf, qui assure la gestion de sa carrière, fourniront eux aussi la somme de 10 100 $ tout comme le Groupe Juste Pour Rire. C’est donc dire que c’est un montant global de 30 300 $ qui sera remis au Regroupement des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).

On se souviendra qu’en recevant son Olivier dimanche soir lors de la retransmission télévisée du gala sur les ondes de ICI Radio-Canada Télé, l’humoriste avait annoncé son intention de le mettre aux enchères tout en incitant le Groupe Juste Pour Rire
à s’impliquer en égalant le montant amassé par la vente. Demande qui a, par la suite, reçu une réponse favorable.

Vincenzo Guzzo n’était pas disponible pour commenter l’événement jeudi et l’horaire très chargé de François Bellefeuille ne lui permettait pas lui non plus de répondre directement aux questions du Nouvelliste puisqu’il part en vacances vendredi et devait se plier à une séance de photographies peu après l’enregistrement de la vidéo présentée sur Facebook.

Lors de cette remise officielle, Vincenzo Guzzo demande s’il peut désormais être considéré comme un humoriste lui aussi ce à quoi Bellefeuille lui répond que ce qui est sûr, c’est qu’il est un bien meilleur vendeur que lui. 

L’humoriste vante également le très beau geste de générosité de l’homme d’affaires qui a assuré qu’il réserverait une très belle place à sa nouvelle acquisition puisqu’il devrait l’installer dans son bureau «...à côté d’un César», a-t-il indiqué.

Les arts en bref

Librairie Poirier

La Librairie Poirier recevra Louise Lacoursière lors de l’activité Les auteur.e.s s’emballent organisée par l’Association des libraires du Québec. L’auteure sera sur place le 17 décembre de 13 h 30 à 15 h 30 pour emballer les cadeaux de Noël et dédicacer ses livres. Il sera possible à cette occasion de contribuer par des dons au programme la lecture en cadeau.

Conte de Noël

Le 23 décembre et du 27 au 30 décembre les enfants pourront assister à la lecture d’un conte de Noël Le jour où le traîneau du père Noël a disparu au Centre de la biodiversité de Bécancour. Deux représentations de 45 minutes sont prévues à 10 h et 11 h chaque jour. Le coût de l’activité est de 4 $ pour les enfants de 3 ans et plus et de 8 $ pour les adultes. Information ou réservation: centre@biodiversité.net ou 819 222-5665.


Tourisme

Trois-Rivières veut sa part de gâteau

Trois-Rivières — La possibilité que la Cité de l’énergie ait accès à des subventions de la part de Tourisme Québec pour que le spectacle du Cirque Éloize, prévu l’été prochain, puisse se tenir est loin de faire l’affaire des intervenants du côté de Trois-Rivières. Si ce spectacle doit obtenir de l’aide financière, il apparaît normal aux yeux de certains que la production du Cirque du Soleil du côté de l’Amphithéâtre Cogeco obtienne elle aussi sa part du gâteau.

C’est notamment l’avis du député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, qui entend plaider pour que le principe d’équité soit respecté. «On a deux événements qui sont à peu près similaires, dans les mêmes dates et le même créneau. Moi, je ne vois pas comment on peut considérer ces deux événements-là de façon différente. On va travailler pour qu’il y ait une équité envers les deux événements au niveau du ministère du Tourisme», plaide-t-il.

Au cœur du débat se trouve la définition même du lieu où sera diffusé le spectacle, ce qui joue un rôle important dans l’application des critères élaborés par Tourisme Québec afin de répartir l’aide financière aux événements de ce genre. Alors que la Cité de l’énergie est considérée comme une attraction touristique, l’Amphithéâtre Cogeco s’inscrit comme une salle de spectacle. Un argument qui ne tient pas la route selon le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

«Il y a les critères, mais il y a la logique aussi. On a beau dire qu’on ne peut pas subventionner des salles de spectacle, mais ça vaut quand la salle attire une clientèle locale. L’Amphithéâtre n’est pas qu’une salle de spectacle, c’est au niveau de l’événementiel. Au niveau de la Cité de l’énergie, on peut dire que c’est une salle comme la nôtre dans laquelle on monte un spectacle pour la période estivale. Cet argent-là ne servira pas aux expositions ni aux autres attractions de la Cité de l’énergie, il servira uniquement pour le spectacle», constate M. Lévesque.

Selon Yves Lévesque, il est inconcevable de penser que la Cité de l’énergie puisse recevoir une subvention à la hauteur de 80 %, selon lui, alors que l’amphithéâtre trifluvien ne reçoit rien pour le Cirque du Soleil.

«C’est un spectacle également qui attire une clientèle touristique et qui a un fort potentiel de développement économique. Les critères devraient être les mêmes. Il faut que ce soit équitable. Il n’y a pas d’argumentaire pour dire qu’on donne à un, mais pas à l’autre», croit-il.

Tant Yves Lévesque que Jean-Denis Girard entendent plaider la cause devant la ministre Julie Boulet. «On a la chance que notre ministre régionale soit la ministre du Tourisme, donc je suis convaincu qu’on aura une bonne écoute de la part de notre ministre du Tourisme. Ces spectacles, c’est très bien pour la région, ça peut être une belle marque de commerce, mais en termes de soutien financier, je crois que deux événements similaires méritent le même traitement de façon équitable», ajoute Jean-Denis Girard.

Une subvention justifiée pour la Cité de l’Énergie

Une vision qui est toutefois bien différente du côté de la Cité de l’énergie, alors que son directeur général Robert Trudel estime que les critiques concernant les subventions n’ont pas leur place, en raison notamment du créneau spécifique des deux endroits.

«Ce n’est tout simplement pas justifié, car  notre situation est complètement différente. Nous, on est une attraction touristique, contrairement à l’Amphithéâtre. De notre côté, on applique pour des programmes dans lesquels ont est admissible et l’Amphithéâtre fait la même chose», soutient-il.

Par ailleurs, pour Robert Trudel, l’annonce de ce spectacle en début de semaine avant l’approbation de son conseil d’administration n’était qu’une formalité, lui qui a eu facilement l’aval de son C.A mercredi matin, alors que les billets pour le spectacle du Cirque Éloize sont déjà en vente depuis mardi.

Une vente de billets qui dépasse d’ailleurs les attentes à la Cité de l’énergie, après seulement deux jours de vente. «La vente de billets a commencé en trombe mardi. Si on compare aux années précédentes, on constate une nette progression de la vente de billets», précise M. Trudel.

Malgré une subvention qui se fait toujours attendre à la Cité de l’énergie afin de produire le spectacle du Cirque Éloize, Robert Trudel reste tout de même confiant de la suite des choses.

«On n’a toujours pas eu de nouvelles pour la subvention, mais je suis très confiant que la réponse de Mme Boulet va être positive, car elle a toujours bien collaboré avec nous.»

En collaboration avec Amélie Houle

Chronique

Deuxième saison confirmée pour «Faits divers»

CHRONIQUE / Bonne nouvelle: il y aura bel et bien une deuxième saison de Faits divers.

Encensée par la critique, la série policière écrite par Joanne Arseneau et réalisée par Stéphane Lapointe rassemblait de 600 000 à 700 000 fidèles, le lundi à 20h cet automne. 

Se pourrait-il qu’on revoit l’avocate folle dingue Anne Dupuis (Marie-Ève Beaulieu)? Dur à dire, même si l’auteure Joanne Arseneau avait déjà prévenu qu’une deuxième saison irait complètement ailleurs. On ramènera sans doute Constance Forest (Isabelle Blais) et son équipe du bureau régional de Mascouche.

Les arts en bref

Guillaume Perreault à l’Exèdre

Trois-Rivières — L’auteur et illustrateur Guillaume Perreault sera à l’Exèdre le 15 décembre entre 17 h et 19 h dans le cadre le l’activité Les auteur.e.s s’emballent. Il effectuera des dédicaces et emballera les achats des clients. Tous les dons amassés lors de cet événement seront remis au programme La lecture en cadeau.

Chorale Chœur de Sienne

Trois-Rivières — La chorale Chœur de Sienne présentera son concert de Noël le 24 décembre à 15 h 30 et 19 h 30 à l’église Sainte-Catherine-de-Sienne. Une représentation aura également lieu le 25 décembre à 9 h 30, suivie de la messe. L’activité est gratuite.

Les Chanterelles

Trois-Rivières — Le concert de Noël de la chorale Les Chanterelles de l’Espoir se déroulera dimanche, le 17 décembre à 14 h à l’église de Saint-Grégoire. Les billets sont en prévente au coût de 15 $ et à la porte au coût de 20 $. Les enfants de moins de 15 ans sont admis au coût de 5 $. Il est possible de réserver au 819 294-1759.

Le Chœur du Roy célèbre Noël

Trois-Rivières — Le Chœur du Roy tiendra son concert de Noël le 17 décembre à 14 h à la chapelle du Séminaire de Trois-Rivières. Ce sont 40 choristes et 8 musiciens qui seront sur scène sous la direction d’André Godbout. Le coût est de 20 $ pour les adultes et c’est gratuit pour les enfants.

Finale provinciale de la ligue Pub Quiz Québec

Trois-Rivières — La finale provinciale de la ligue Pub Quiz Québec se tiendra le 16 décembre à Shawinigan dès 19 h. Ce sont 21 équipes qui s’affronteront dans le bâtiment 3B du complexe Espace Shawinigan. Pub Quiz Québec distribue des questionnaires de culture générale et populaire dans des établissements permettant l’organisation de soirée quiz. Les finales ont lieu trois fois par année.

Comédie musicale à Keranna

Trois-Rivières — Les élèves de l’Institut secondaire Keranna présenteront la comédie musicale All Shook Up! basée sur les chansons d’Elvis Presley, les 15 et 16 décembre prochains à 19 h 30 à l’auditorium Raymonde-Blais de l’endroit. La mise en scène est signée par Éveline Charland, la direction musicale est assurée par Philippe Champagne et les chorégraphies sont dirigées par Andrée-Anne Rompré. Les billets sont en vente au coût de 12 $. Il est possible d’obtenir plus d’information par téléphone au 819 378-4833 poste 0.


Arts

Claudine Mercier épanouie grâce à l'humour

TROIS-RIVIÈRES — Avec une discrétion qui n’est pas sans rappeler sa personnalité, Claudine Mercier n’en poursuit pas moins une très enviable carrière d’humoriste qu’elle ne semble nullement prête à abandonner. Et ce, même si l’idée de la retraite lui a passé par la tête. C’était avant d’entreprendre la création de Claudine, son cinquième spectacle solo, celui qu’elle présentera à la salle Thompson le 2 février prochain.

«En fait, confiait-elle en entrevue, je n’ai jamais été convaincue que je retournerais sur scène au terme de chacune de mes tournées. Je prends toujours environ un an de repos et je me pose des questions. Je me demande si j’ai encore quelque chose à dire parce que jamais je ne retournerai faire un spectacle pour la seule raison que je me sens obligée. Et à chaque fois, j’en arrive à la même conclusion: je ne pourrais pas me passer de la scène. C’est un métier qui peut être dur mais entendre rire le public à une blague en direct, c’est quelque chose d’assez extraordinaire.»

C’est une affirmation qui étonne venant d’une femme aussi timide et réservée. «Quand j’étais adolescente, j’étais vraiment très gênée et j’ai commencé à faire des imitations pour me faire accepter des autres. Une amie m’a convaincue de monter sur scène et j’ai vraiment aimé ça. J’ai été très chanceuse de m’épanouir grâce à l’humour.»

Elle se considère tout aussi choyée d’avoir un public fidèle qui la suit depuis vingt-cinq ans. «Je pense que ce dont je suis la plus fière, c’est d’avoir été capable de durer. C’est un milieu difficile, pas à cause du public, qui continue d’aller voir les spectacles d’humour, mais à cause du milieu lui-même où il y a de nombreux jeunes qui percent et qui sont vraiment excellents. Quand on vieillit, on peut être rapidement remplacée par de plus jeunes et moi, je suis encore là. Je ne tiens jamais rien pour acquis mais je vois que les salles sont pleines à 90 % depuis le début de la tournée et je n’en reviens pas.»

Pour ce qui est de son style d’humour, il a évolué au cours de sa carrière mais Claudine Mercier a trouvé son créneau depuis longtemps: celui de la variété. Elle est aussi connue pour ses imitations que pour ses blagues de stand-up, ses personnages et même le chant. «À 56 ans, il se peut bien que ce soit mon dernier spectacle et je dois l’avouer: j’adore chanter. Alors, j’ai décidé de me payer la traite et je présente un numéro de comédies musicales en rappel. On est plus dans la performance que dans l’humour à ce moment-là et le public semble beaucoup aimer le numéro, mais pas autant que moi!»

Tous ne savent pas qu’elle a fait des études en arts plastiques et qu’elle est une peintre très active. Or, dans ce cinquième spectacle, elle a mis toute l’étendue de son talent à contribution. «Pour moi, un spectacle, c’est un acte de création. J’ai eu mon mot à dire dans la mise en scène, j’ai fait des croquis du décor mais, surtout, c’est moi qui ai dessiné tous mes costumes. Ça fait partie du plaisir du spectacle de toucher à tous les aspects.»

Les Trifluviens auront par ailleurs un avantage que d’autres publics de la province n’ont pas eu: le spectacle aura un an en février et il sera parfaitement rodé. «On a travaillé très fort dès le début. Au cours du rodage, on avait une grille d’analyse et on cotait chaque blague du spectacle sur une échelle sur cinq points selon la réaction du public. On a enlevé celles qui marchaient le moins et on en a ajouté d’autres mais seulement celles qui obtenaient les meilleurs pointages.»

«Ça a l’air technique dit comme ça, mais écrire des blagues, c’est extrêmement ardu et délicat. Non seulement il faut trouver le bon angle, les bons mots mais il y a aussi le rythme, le ton, la mélodie des mots, les mimiques, le moment où il est présenté dans le spectacle, etc. Tout ça compte.»

Elle en a écrit la majeure partie mais a travaillé avec un jeune scripteur, Nicolas Boisvert, ainsi qu’avec Emmanuel Reichenbach à la mise en scène. «Avec le temps, le spectacle a beaucoup évolué même si le public ne s’en apercevrait pas forcément beaucoup. Tout s’est peaufiné de sorte que là, ça fonctionne vraiment bien. Les imitations sont aussi meilleures. Je fais Coeur de Pirate, Sia, Safia Nolin ou Charlotte Cardin et j’ai aussi monté une parodie d’En direct de l’univers avec Ginette Reno et, franchement, ça marche super bien.»

Même si elle reste à l’écart de la controverse, elle aime l’humour ayant une portée sociale. «Comme j’ai plusieurs gags sur l’actualité, je peux dire que je suis choyée: la matière est riche ces temps-ci! Je peux me permettre de rajouter beaucoup de blagues ponctuelles. J’aime beaucoup ce que fait Bill Maher aux États-Unis: il émet des opinions sur des sujets d’actualité qui le préoccupent. Je ressens aussi le besoin de parler des enjeux sociaux comme l’environnement, la politique, le terrorisme, par exemple.»

«Ce qui me fait le plus plaisir, c’est quand les gens me disent que mon humour est intelligent et pertinent. J’ai vraiment fait un effort pour garder les blagues au-dessus de la ceinture et éviter cette facilité-là. Et quand j’entends les gens rire à gorge déployée, je peux te dire que ça donne un high qui est dur à battre.»

Les arts en bref

Happening à l’UQTR

Les étudiants du département d’arts plastiques de l’UQTR présentent un happening artistique jeudi, 14 décembre dans l’atrium de l’université. Cet événement, qui s’inscrit dans le cadre du cours Projet synthèse interdisciplinaire, réunit performance et projection vidéo afin de sensibiliser le public au recyclage et aux pertes liées à la production de masse. Le professeur Besnik Haxhillari supervise le projet et c’est gratuit.