Arts et spectacles

Dance Me sur grand écran

Trois-Rivières — Le spectacle Dance Me des Ballets Jazz de Montréal que les spectateurs trifluviens ont pu voir à l’Amphithéâtre Cogeco en septembre dernier fera l’objet d’une initiative innovatrice de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) conjointement avec la Place des Arts le 24 mars prochain alors qu’on diffusera une captation en quasi simultané dans une quarantaine de salles de cinéma du Québec dont les cinémas Fleur de Lys à Trois-Rivières et Biermans à Shawinigan.

Cette première québécoise s’inspire de ce qui se fait déjà avec les représentations d’opéras du Metropolitan Opera de New York au cinéma depuis quelques années avec un constant succès. La direction de la SODEC compte ainsi sonder l’intérêt du public québécois pour une nouvelle offre culturelle dans leurs salles de cinéma ou de spectacle.

Arts et spectacles

Festival Petits Bonheurs: des moments privilégiés

Trois-Rivières — Le Festival Petits Bonheurs a neuf ans et sa pertinence ne s’est non seulement jamais démentie mais elle se démontre davantage d’année en année. C’est pourquoi l’événement, qui aura lieu du 3 au 12 mai prochains, continue de prendre de l’ampleur et élargit ses horizons pour répondre à une demande de plus en plus ciblée.

Rappelons qu’on y offre ateliers et spectacles de qualité professionnelle aux petits de 0 à 6 ans. Les activités se dérouleront dans plusieurs lieux comme des bibliothèques municipales, les musées Boréalis et POP, le centre d’exposition Raymond-Lasnier sans compter le pique-nique familial qui aura lieu le 4 mai au Centre culturel Pauline-Julien.

Arts et spectacles

Les arts en bref

Création artistique en téléprésence

TROIS-RIVIÈRES — Le collectif Bonneau-Knight effectuera une performance multidisciplinaire en téléprésence intitulée corpstempslieux au Centre culturel Pauline-Julien le 21 mars à 20 h 15. La démarche s’inscrit dans l’espace partagé et traite du lien du corps avec le territoire. Le projet portera sur la connexion-déconnexion d’un espace partagé à distance, ce nouveau territoire virtuel qui n’existera que par la présence de l’un et de l’autre, selon ce qu’on peut lire dans le communiqué. L’artiste Isabelle Clermont sera mise à contribution avec sa présence corporelle, tout comme l’artiste en arts médiatiques Dany Janvier pour la vidéo et les captations sonores.

Arts et spectacles

Louis Caron fait chevalier

TROIS-RIVIÈRES — On célébrait mercredi la journée internationale de la Francophonie de façon toute particulière en Mauricie avec une cérémonie pour célébrer l’accession de l’écrivain Louis Caron à l’Ordre de la Pléiade. L’honneur, octroyé par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, vient reconnaître les mérites de personnalités qui se sont particulièrement distinguées en servant les idéaux de la Francophonie.

Louis Caron a écrit plus d’une vingtaine d’ouvrages. Il a œuvré 16 ans à titre de journaliste à Radio-Canada en plus d’avoir participé à la scénarisation de plusieurs productions télévisuelles. Il n’en était pas mercredi à son premier honneur puisqu’il est notamment Chevalier de l’Ordre national du Québec depuis 2008 , qu’il a mérité le Prix Québec-Paris en 1977, le Prix Jean-Hamelin (1982), le Prix Ludger-Duvernay (1984) en plus d’être membre de l’Académie des lettres du Québec depuis 1995.

Arts et spectacles

Un «Joyeux calvaire» à l’Amphithéâtre cet été

Trois-Rivières — Trois-Rivières — Les grands responsables de la série de spectacles Hommage du Cirque du Soleil ont levé le voile sur certains aspects du spectacle de l’été 2019 à l’Amphithéâtre Cogeco consacré aux Cowboys Fringants. On a notamment appris que le spectacle portera le titre de ''Joyeux calvaire'' du titre d’une chanson du groupe parue sur leur album Break syndical datant de 2002.

On a aussi pu apprendre que l’élaboration des chorégraphies du spectacle ont été confiées au Trifluvien Vincent Desjardins, propriétaire du studio de danse District V. 

On a également dévoilé l’affiche qui servira de repère visuel pour Joyeux calvaire au cours de prochains mois. À ce stade-ci, son intérêt tient beaucoup à ce qu’elle donne déjà une idée de l’approche que les concepteurs ont adoptée en rapport avec cet hommage aux Cowboys Fringants. On peut y voir une cabane nichée dans des bois automnaux et flottant sur un nuage qu’un personnage féminin tire au moyen d’une ficelle. Derrière elle, en ombre chinoise, se profile une fenêtre laissant entrevoir un ciel dégagé et quelques arbres. 

On en comprend que les concepteurs voient dans la poésie du groupe un moyen de rêver à un monde rendu meilleur par un souci de l’environnement. La fenêtre vient rappeler comment, avec leur poésie très accessible et authentique, les Cowboys Fringants se font un chemin vers le cœur de chacun.

Le synopsis du spectacle indique qu’on se retrouvera dans une banlieue riveraine du fleuve où une jeune fille s’évade dans le rêve en se balançant sur les paroles des Cowboys. Dans ce lieu rassurant, la réalité se transformera au gré de l’imagination de la jeune fille qui refera le monde, tableau par tableau, en mettant l’accent sur une nature qui reprend ses droits. Les maisonnettes de cette banlieue flotteront sur l’eau et virevolteront entre ciel et terre.

Le metteur en scène Jean-Guy Legault reprend les rênes de ce cinquième spectacle avec ce qui semble être une implication plus intime que jamais puisque son inspiration lui vient de sa propre progéniture. «J’ai une fille de 15 ans qui écoute les Cowboys Fringants en se balançant sur la vieille balançoire familiale et elle plane, elle voyage, elle recrée le monde. Je trouve ça très émouvant de la regarder faire. Je lui ai déjà demandé où elle allait en écoutant les Cowboys Fringants comme ça et elle m’a répondu qu’elle va ailleurs avec des gens qui comprennent ce qu’elle veut dire et où elle veut aller. Ça m’a rentré dedans comme une tonne de briques.»

«Beaucoup voient les milléniaux comme blasés et fermés sur eux-mêmes alors que pour moi, c’est tout le contraire. Ils ont une façon différente de voir l’univers autour d’eux, de le raconter et de voir l’avenir. Je les trouve résilients: malgré les problèmes, ils veulent un monde nouveau, plus beau, qui ressemble à leurs valeurs dont les Cowboys Fringants sont les porte-paroles. Des porte-voix lucides et un peu frondeurs qui s’expriment à travers une poésie très touchante.»

«Ils racontent de petites histoires qui s’inscrivent dans de grands tableaux, comme la rencontre intime de deux personnes au milieu d’une grande manifestation. C’est ça, les jeunes d’aujourd’hui, prêts à passer à travers les difficultés pour en faire un monde plus beau. C’est ce que la musique festive du groupe nous dit. En plus, les Cowboys ont ce don d’entrer en contact intime avec leurs fans, de les prendre par la main pour les entraîner dans un gros party de cuisine.»

Le thème de l’écologie, au centre de la démarche du groupe, sera forcément présent. À ce titre, quelle meilleure référence que le fleuve, qui définit le site de l’Amphithéâtre mais aussi tout le Québec? «Jamais on n’a abordé cet élément qui est peut-être le plus symbolique de l’univers québécois, soumet Legault. Il scinde le Québec en deux. C’est un des cours d’eau les plus difficiles à naviguer avec des bouts très calmes, d’autres, très tumultueux, des portions très profondes alors qu’ailleurs, c’est très peu profond. Il est aussi complexe que le sont les Québécois. Finalement, le fleuve coule vers l’océan: il s’ouvre au monde comme les Cowboys Fringants qui ont un gros succès international.»

Il apparaît évident que la démarche de l’an dernier de toucher une clientèle plus jeune grâce aux Colocs va se poursuivre cette année avec les Cowboys. «Je crois qu’on va encore avoir plusieurs générations de spectateurs, des parents qui vont venir avec leurs enfants tous attirés par le côté très rassembleur du groupe. Ils ont déjà un catalogue impressionnant: on va avoir 14 tableaux dans le spectacle et c’est encore un joyeux calvaire que de choisir les chansons qu’on va garder. Surtout que comme à chaque année, on veut offrir des surprises en présentant aussi des chansons moins connues.»

Vincent Desjardins, pour sa part, a hérité d’une mission qui le comble de bonheur. «C’est un très gros projet qui m’enchante totalement. Je n’ai pas hésité une seconde à accepter quand ils me l’ont proposé. Ça va être un super été.»

«À Trois-Rivières, on a tout le talent nécessaire pour participer à des spectacles de cette ampleur-là. En ce qui me concerne, je vais superviser tout ce qu’il y a de danse et je vais donc travailler dans tous les tableaux autant avec les interprètes du Cirque que d’autres. De mon côté, je travaille le plus souvent dans le hip-hop et le contemporain mais le Cirque n’a pas un style spécifique puisqu’il s’inspire de toutes sortes de choses, touchant autant un côté urbain qu’un style lyrique alors ça offre un défi vraiment stimulant que j’ai très hâte de relever.»

RICHARD THERRIEN

«Notre vie»: la saison 3 arrive en français

BLOGUE / Vous avez été nombreux à me demander quand ICI ARTV allait diffuser la troisième saison de «Notre vie», version française de la populaire série américaine «This Is Us». Eh bien, mettez un «X» sur votre calendrier à la date du samedi 8 juin, à 22h.

Dans cette troisième saison, Kate, Kevin et Randall arrivent à leur 38e anniversaire. La première est maintenant mariée et projette d'avoir un enfant avec Toby; Kevin souhaite se rendre au Vietnam avec Zoe, là où son père a combattu dans l'armée; et Randall entreprend une nouvelle carrière.

La saison 3 doit prendre fin le 2 avril à NBC, alors qu'ICI Radio-Canada Télé diffuse actuellement la saison 2, le samedi à 21h. Une quatrième saison est maintenant une formalité aux États-Unis, et les producteurs ont même évoqué le mois dernier que la série pourrait se conclure après six saisons.

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Actualités

Nicolet fait appel à ses citoyens pour sa politique culturelle

NICOLET — La Ville de Nicolet veut rafraîchir sa politique culturelle pour les 10 prochaines années et pour y parvenir, elle fait appel à sa population.

À l’occasion d’un point de presse tenu mardi, la Ville a présenté les membres du comité chargé de cette mission qui est composé en majorité de représentants du milieu artistique et culturel du territoire.

Arts et spectacles

Hunting games à la Galerie R3

TROIS-RIVIÈRES — Sadko Hadzihasanovic présente l’exposition Hunting games à la Galerie R3 de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Regroupant peintures et animations vidéos, l’artiste présente ce que lui a inspiré une rencontre avec des chasseurs dans sa Serbie natale lors de vacances en 2016.

Conservatoire de musique de Trois-Rivières
Le Conservatoire de musique de Trois-Rivières présente le Concert de la relève le mercredi 20 mars à 19 h à la Salle Armando-Santiago de l’établissement situé rue Radisson. Pour l’occasion, on présentera le contrebassiste Patrice Cloutier, élève de David Gélinas, le pianiste Théo Dugas, élève de Denise Trudel, Viviane Lafrance, flûtiste, élève de Geneviève Savoie ainsi qu’Élie Lefebvre-Pellegrino, guitare, élève de Rémi Boucher. Au programme: Boccherini, Bach, Fauré, Devienne, Messiaen, Dick et Paganini. L’accompagnement au piano sera assuré par Jean-François Grondin. L’entrée est libre.

Chronique

La belle et le geek

CHRONIQUE / Les deux héros de la série «Les bogues de la vie», Elliott (Charles-Alexandre Dubé) et Jeanne (Charlotte Aubin), n’ont de prime abord rien en commun. Lui, un geek, concepteur de jeux vidéo — son plus récent s’appelle «Marche-Mallow» —, à la tenue un peu négligée; elle, une avocate en tailleur pêche, séduisante, ambitieuse et pimpante. Leur rencontre, fracassante, a lieu quand le premier fonce à vélo dans la portière de voiture de la deuxième. Pas de quoi créer les conditions gagnantes pour le grand amour.

Dieu merci, les jeux vidéo des Bogues de la vie, nouvelle comédie romantique disponible sur ICI Tou.tv Extra à partir du 27 mars, sont plus crédibles que Stiletto, de la série Le jeu, qui n’a convaincu personne, même les plus novices du genre. On incorpore aussi des effets visuels rappelant le monde des jeux vidéo, saveur vintage, assez efficaces.

L’œuvre est écrite par un couple, Michel Brouillette et Stéphanie Perreault, aussi acteurs, qui se sont d’ailleurs gardé de petits rôles dans la série, réalisée par Louis Bolduc (Les Bougon, Les Boys). Les producteurs de la série chez Encore Télévision n’en sont pas à leur première comédie, eux qui s’apprêtent à tourner la cinquième saison de Boomerang pour TVA, et qui comptent à leur actif Les beaux malaises, Lâcher prise et Léo, tous des titres de qualité.

Les bogues de la vie, qui compte 10 épisodes de 30 minutes, n’a pas la finesse et le punch d’un Lâcher prise. Les personnages sont un peu gros, et la direction d’acteurs fait parfois défaut dans cette comédie, que je qualifierais de sympathique. Le copain douchebag de Jeanne, joué par Alexandre Landry, est tout sauf subtil. Et le coloc d’Elliott, rôle tenu par François Bernier, n’est pas plus subtil, collectionne les conquêtes et ment comme il respire.

Comme dans Le jeu, Elliott et son équipe seront chargés de concevoir un jeu féministe, mais dont le héros est dépourvu de genre, initié par une blogueuse qualifiée de folle finie, Fatima Beaudoin (Lamia Benhacine). À souligner : l’effort pour inclure des personnages de diverses communautés culturelles. Anthony Kavanagh incarne le patron d’une multinationale, plus grand distributeur de jeux vidéo au pays, Dereck Darveau, un être imbu de lui-même, qui appelle son employé Pouding au lieu de Poudim. L’humoriste, qui a tourné ses scènes en deux jours, s’en tire fort bien dans ce rôle pas du tout sympathique.

Si vous préférez attendre la diffusion à la télé, armez-vous de patience; on ne prévoit pas le faire avant un bon moment. Le financement par le Fonds canadien de télévision oblige les diffuseurs à prévoir une place dans la grille-horaire dans les 18 mois suivant la présentation en ligne, mais Les bogues de la vie a été financée autrement, ce qui permet à ICI Radio-Canada Télé de la garder pour plus tard.

«SECOND REGARD» S’ÉTEINT APRÈS 44 ANS

Ceux qui se réjouissaient mardi de voir disparaître les «bondieuseries» de Second regard n’ont visiblement pas regardé l’émission depuis longtemps; le magazine avait recentré son champ d’intérêt sur les questions entourant la quête de sens, l’éthique et l’humanisme depuis bon nombre d’années. L’émission produite à Québec s’éteindra le 12 mai prochain après avoir tenu l’antenne de Radio-Canada depuis les 44 dernières années.

Pourquoi mettre fin à une émission qui ne devait pas coûter une fortune? On explique cette décision par «la nécessité d’accélérer la transition vers le numérique pour maintenir la pertinence et la pérennité du service public», explique la directrice général de l’information, Luce Julien, dans une note interne. Le sujet est très niché, et le diffuseur croit pouvoir mieux le traiter dans les autres émissions d’affaires publiques et en information.

Trois postes sur neuf seront abolis à ICI Québec à la suite de cette décision. L’animateur Alain Crevier développera quant à lui un projet audionumérique qui couvrira les mêmes domaines que Second regard, et les autres employés seront réaffectés à d’autres émissions d’affaires publiques. ICI Québec conserve la production de La semaine verte et du Jour du Seigneur.

C’est le 7 septembre 1975 que Second regard est entrée en ondes, le dimanche à 17h, animée alors par Madeleine Poulin. Axé originalement sur l’actualité religieuse, le magazine a tour à tour été animée par Myra Cree, Normand Séguin, Jacques Houde, Claudette Lambert et Carole Vallières. Le dimanche à 13h30, Second regard attirait cette saison 184 000 habitués, des résultats qui n’ont pratiquement pas bougé depuis 15 ans.

RICHARD THERRIEN

«Second regard» disparaît

BLOGUE / Produite à Québec, l'émission «Second regard» disparaîtra le 12 mai prochain, après avoir tenu l'antenne de Radio-Canada durant 44 ans. On explique cette décision par «la nécessité d'accélérer la transition vers le numérique pour maintenir la pertinence et la pérennité du service public», explique la directrice général de l'information, Luce Julien, dans une note interne.

On apprend dans cette même note que trois postes sur neuf seront abolis à la suite de cette décision. L'animateur Alain Crevier développera quant à lui un projet audionumérique qui couvrira les mêmes domaines que Second regard. Les autres employés seront réaffectés aux différentes émissions d'affaires publiques. La semaine verte demeure le seul autre magazine produit à la station de Québec.

C'est le 7 septembre 1975 que Second regard est entrée en ondes, le dimanche à 17h, animée alors par Madeleine Poulin. Axé originalement sur l'actualité religieuse, le magazine a eu plusieurs animateurs à travers les années, dont Myra Cree, Normand Seguin, Jacques Houde, Claudette Lambert et Carole Vallières. Depuis, l'émission avait recentré son champ d'intérêt sur les questions entourant la quête de sens, l'éthique et l'humanisme. Le dimanche à 13h30, Second regard attirait cette saison 184 000 habitués, des résultats qui n'ont pratiquement pas bougé depuis 15 ans.

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