Arts et spectacles

Le Musée POP frôle des records

TROIS-RIVIÈRES — Le Musée POP a été favorisé par le très beau temps du dernier été et a enregistré une augmentation de son achalandage de l’ordre de 20 % par rapport à l’année dernière, a fait savoir la direction de l’établissement par voie de communiqué jeudi.

C’est près de 25 000 personnes qui ont fréquenté le Musée du début juin jusqu’à la fête du Travail ce qui constitue la deuxième meilleure performance estivale de l’institution après le premier été de présentation de l’exposition La petite vie qui avait connu un succès tel que le Musée québécois de culture populaire, son appellation à l’époque, avait battu tous les records d’achalandage en 2013.

Actualités

Véronique et les Fantastiques de passage à Trois-Rivières

La populaire animatrice Véronique Cloutier et son équipe étaient de passage, jeudi, au Cabaret Memphis de Trois-Rivières pour la diffusion de l’émission radiophonique quotidienne Véronique et les Fantastiques. Faisant partie des collaborateurs participant de façon sporadique à l’émission diffusée à Rouge FM, le comédien originaire de Shawinigan Rémi-Pierre Paquin était notamment présent. 

Arts et spectacles

Le Sabord célèbre ses 35 ans

Le 35e anniversaire de la revue Le Sabord sera célébré en grand et insufflera par le fait même une énergie renouvelée à cette publication trifluvienne. En plus d’une nouvelle image graphique, un spectacle sera présenté le 4 octobre à la salle Anaïs-Allard-Rousseau dans le cadre du Festival de la poésie. Cette proposition d’Hélène Lemay mélange texte, musique et projections visuelles. Sur la photo: Marie-Ève Francoeur, coordonnatrice de la revue du Sabord, Francine Tousignant, présidente du conseil d’administration et Hélène Lemay, créatrice du projet Projections et musicienne. — photo: Isabelle Lévesque

Arts et spectacles

Un onzième parcours Campagn’art

CHAMPLAIN — Les amoureux de l’art sont invités à découvrir une quinzaine de personnes de talent de la MRC de Chenaux qui œuvrent dans les domaines de la peinture à l’acrylique, à l’huile ou à l’aquarelle, de la sculpture sur bronze ou sur bois, du dessin au plomb, de l’aérographie et des textiles.

Le parcours Campagn’art tiendra en effet sa 11e édition, les 22 et 23 septembre, de 11 h à 17 h. Il mènera les intéressés de Champlain à Notre-Dame-du-Mont-Carmel en passant par Saint-Stanislas, Batiscan, Saint-Prosper et Saint-Narcisse.

Télé et radio

De garde 180 jours

CHRONIQUE / Tout le monde a une opinion sur la compétence des professeurs, sur l’état de nos écoles, sur ce qu’on devrait enseigner. Mais combien d’entre nous avons un réel portrait de ce qui s’y passe au jour le jour, des conditions dans lesquelles les profs doivent enseigner? La série documentaire «180 jours» risque d’avoir sur vous le même effet que «De garde 24/7», si vous avez suivi cette excellente série à Télé-­Québec, au point de changer considérablement votre vision du milieu scolaire.

Diffusée à partir de jeudi à 20h sur la même chaîne, la série de 12 épisodes, de la même équipe de production que De garde 24/7 chez Avanti, s’étend sur les 180 jours d’une année scolaire, de la rentrée au bal des finissants, à l’école secondaire Gérard-Filion à Longueuil. Dans cette première polyvalente au Québec, les élèves, de 65 nationalités différentes, proviennent souvent de milieu défavorisé. Le taux de décrochage y est élevé. De façon extrêmement sensible et respectueuse, la réalisatrice Mélissa Beaudet nous permet vraiment de saisir l’intensité de ce qui se vit dans une école chaque jour.

Comme d’autres problématiques scolaires, l’intimidation est l’un des sujets les plus sensibles. Et pas seulement celle qui se passe à l’intérieur des murs, mais aussi après les classes, notamment sur les réseaux sociaux, terreau fertile d’intimidation. Quand une élève reçoit des messages tels que «grosse pute, tu devrais pas vivre» et «fais-toi frapper par une voiture», l’école n’a pas le choix d’intervenir, de concert avec la police. Même collaboration quand un souteneur s’introduit dans la cour pour recruter des jeunes filles. Déjà dans les premiers jours, une altercation survient dans le couloir; un élève vient de dire à une autre de «niquer» sa mère. Un conflit que doit régler avec le plus grand tact une des directrices adjointes.

Imaginez, en cette rentrée, plusieurs postes de professeurs n’ont pas encore été comblés. Un enseignant engagé il y a à peine deux semaines doit à son tour former un suppléant. C’est si récent que, dans les documents remis aux élèves, Hugo Ladéroute n’est pas identifié. «Le pas de nom, c’est moi!» dit-il aux élèves qui cherchent leur classe de français. Attendez de voir la prof d’ECR (éthique et culture religieuse). Avec elle, la matière devient soudainement intéressante.

J’ai été particulièrement touché par la classe de Celso C. Leduc, composée d’élèves aux prises avec des troubles de communication. Une scène du cinquième épisode, particulièrement émouvante, montre ces élèves exprimer toute leur reconnaissance envers leur professeur et leurs camarades, avant le congé des Fêtes. Une démonstration éloquente de ce que peut changer l’école dans les vies d’enfants au bord de décrocher.

J’ai eu un coup de cœur pour la directrice, Sylvie Dupuis, elle-même une ancienne élève de Gérard-Filion. Humaine, attachante, investie. Les directeurs d’école peuvent passer pour des durs, c’est tout le contraire pour Sylvie Dupuis, qu’on sent tout à fait sincère dans ses rapports avec le personnel et les élèves.

Ce n’est pas vrai que les jeunes n’ont pas d’opinion, qu’ils n’ont rien à dire. Et ce, même si personne ne lève la main quand le prof demande qui connaît Michel Tremblay. Fred Pellerin? Deux mains se lèvent. Rachid Badouri? Tout le monde le connaît. Bien que certains visages soient brouillés dans les situations les plus délicates, la majorité des élèves se montrent à la caméra. Sachez qu’il a fallu expédier par la poste 1500 demandes de consentement aux parents afin d’y arriver, un travail titanesque.

C’est fou comme plusieurs séries offertes sur nos chaînes cet automne réveillent en nous tant d’admiration. Pendant que la téléréalité célèbre l’insignifiance, il y a au moins les Infractions, Classe à part, Pinel : au cœur de la maladie mentale, L’unité des naissances et 180 jours qui nous font voir le travail essentiel d’une multitude d’individus, motivés par le cœur et le dévouement. De la télé qui fait du bien, dont notre monde a cruellement besoin.

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Les quatre chefs chez Guy A.

Philippe Couillard, François Legault, Jean-François Lisée et Manon Massé seront de la première de Tout le monde en parle, dimanche à 20h sur ICI Radio-Canada Télé. Pour leur permettre de participer au Face à face Québec 2018 à TVA jeudi soir, l’émission sera exceptionnellement enregistrée vendredi. Aussi sur le plateau de Guy A. Lepage et Dany Turcotte : Louis-José Houde pour le Gala de l’ADISQ, Paul Arcand, qui a reçu un Gémeaux pour Conversation secrète, de même que Pénélope McQuade et Hugo Latulipe pour le documentaire Troller les trolls.

Arts et spectacles

Jean-François Royal quitte le Musée des religions

Trois-Rivières — Le directeur du Musée des religions de Nicolet (MRMN) Jean-François Royal quittera son poste actuel le 5 octobre prochain pour relever un nouveau défi professionnel en devenant directeur du Musée Marguerite-Bourgeois/Chapelle Notre-Dame-de-Bon Secours. La nouvelle a été annoncée mercredi après-midi par le biais d’un communiqué.

L’identité de son successeur n’est pas connue et un processus de sélection est donc entamé. Jean-François Royal a indiqué qu’il ne remplirait plus de fonction administrative pour le musée nicolétain à partir du 5 octobre, mais qu’il donnera un coup de main pour assurer la transition jusqu’à ce qu’un successeur soit officiellement nommé.

Il a justifié sa décision en indiquant qu’en treize ans à la tête de l’institution, il estimait avoir fait le tour du jardin et être mûr pour relever un nouveau défi qui s’annonce exaltant puisqu’au Musée Marguerite-Bourgeois s’ajoute une Chapelle historique ainsi qu’un un site archéologique. La direction de l’établissement s’est également donné comme mission de le positionner comme un des dix plus beaux attraits touristiques de Montréal.

Royal n’a même pas présenté sa candidature puisque c’est la direction du musée montréalais qui l’a contacté directement pour lui demander s‘il pouvait être intéressé à relever ce défi. Début août, il a rencontré les responsables et les a convaincus puisqu’on lui a confié le poste. Le Musée Marguerite-Bourgeois n’a plus de directeur permanent depuis trois ans. Jean-François Royal s’était même demandé à l’époque si l’emploi pouvait l’intéresser. «À ce moment-là, je n’étais pas prêt à relever le défi, indiquait-il au Nouvelliste mercredi après-midi. Il y avait des choses que je voulais faire ici à Nicolet. Aujourd’hui, le contexte est différent. J’avoue que je suis un peu essoufflé. Il me sera difficile de continuer à être créatif tout en évitant de me répéter au Musée des religions du monde. Comme il se passe beaucoup de choses au Musée Marguerite-Bourgeois et qu’un projet d’agrandissement est dans les plans, c’est très stimulant.»

Arts et spectacles

Culture 3R: 57 500 spectateurs pour la programmation estivale

Trois-Rivières — Culture 3R a procédé à un bilan positif à tous égards pour son été 2018. L’organisme a estimé à 57 500 personnes le nombre de participants à l’ensemble de ses activités qu’elles soient gratuites ou payantes, à l’extérieur comme en salles.

De ce nombre, on estime à pas moins de 32 000 ceux qui ont pris part aux diverses activités offertes dans le seul domaine du patrimoine. Les trois spectacles majeurs présentés à la salle Thompson, c’est-à-dire ceux de l’humoriste Martin Vachon en rodage, le Britishow et Belles-Soeurs ont, à eux trois, attirés 11 500 spectateurs, un chiffre qui révèle un taux d’occupation de la salle qui satisfait pleinement les dirigeants de Culture 3R. 

Par ailleurs, Boréalis, pour trois mois d’activité, a reçu 24 500 visiteurs soit pratiquement la moitié de son achalandage annuel.

Seule ombre au tableau, et ce, malgré l’incontestable succès connu par les vélos musicaux, on déplore le vol du système sonore de l’installation située au parc Pie XII qui a eu lieu en début de semaine. Cela met donc fin prématurément à l’activité mais il est cependant trop tôt pour dire si cela remet en question sa reprise l’été prochain. Il s’agissait de la seule station du genre installée entre Montréal et Québec.

La programmation de 2018 s’est caractérisée non seulement par la variété de l’offre mais également par son étendue géographique alors que des activités se sont ajoutées dans l’axe est-ouest de la ville. Ainsi, on a inauguré un septième piano public au Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac. Du même coup, dans la portion est du territoire, on a noté une recrudescence intéressante de la fréquentation du côté de la Maison Rocheleau du secteur Cap-de-la-Madeleine où le potager urbain a attiré beaucoup de citoyens, près de la moitié de tous les visiteurs y étant pour voir ou entretenir ce potager.

Plusieurs activités établies ont connu un été exceptionnel profitant notamment d’une température idéale. On pense ici au Cinéma de l’île dont on dit qu’il a attiré un plus grand nombre de familles que par le passé de même qu’un nombre impressionnant de nouveaux arrivants ou au théâtre extérieur aussi bien dans les jardins du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap qu’à l’île Saint-Quentin. 

La diversité des propositions, autant dans les nouveautés que dans les activités établies a sans doute joué dans le succès de l’été 2018. On a habillé d’œuvres d’art certaines vitrines de locaux vacants dans le centre-ville, installé des placotoirs urbains sur les rues Badeaux et Notre-Dame, présenté un spectacle de blues à l’église St. James pendant Trois-Rivières en Blues, présenté un spectacle de danse extérieur autour d’un piano public, etc. 

«Je pense qu’on a offert un très bel équilibre entre la nouveauté et la continuité dans notre programmation, expliquait la directrice générale de Culture 3R Nancy Kukovica. Nous sommes très satisfaits de la participation du public qui est en constante augmentation d’année en année, et ce, peu importe qu’on ait plus ou moins d’activités au programme. Les spectacles de Martin Vachon ont été presque remplis à chaque représentation alors qu’on a eu une moyenne autour de 800 spectateurs par soir pour Belles-Soeurs alors c’est vraiment excellent. La très belle température n’a pas éloigné le public des salles.» La directrice ne peut faire de comparaisons avec l’année dernière parce que le nombre de représentations n’était pas le même. 


Arts et spectacles

Huit propositions pour aider la culture

TROIS-RIVIÈRES — La culture s’est invitée mardi dans une campagne électorale dont elle a été pratiquement absente depuis le début. On doit ce rappel à l’ordre à Culture Mauricie qui a exposé huit propositions au prochain gouvernement afin d’optimiser le développement de ce secteur dans la région.

Par ailleurs, on a demandé à quatre candidats régionaux représentant les quatre principaux partis de dire ce qu’ils comptent faire pour soutenir le secteur de la culture et des arts en Mauricie. Les réponses ont été enregistrées sur vidéo et diffusées sur YouTube et les plateformes numériques de Culture Mauricie.

Les arts en bref

Kiwakwa, le monstre de glace

TROIS-RIVIÈRES — Le Musée des Abénakis annonce la tenue de l’activité Kikakwa, le monstre de glace les 26 et 27 octobre prochains. Cette activité effrayante propose aux visiteurs de mener une enquête afin d’éclaircir des rumeurs qui circulent depuis longtemps à Odanak. Conçu et réalisé par Hérôle, ce parcours est d’une durée de 60 minutes. L’activité a lieu au Musée des Abénakis du 108, rue Waban-Aki à Odanak et elle est présentée de 20 h à minuit avec des départs aux 15 minutes en groupes de 10 personnes. Le coût est de 15 $ par personne. Les places étant limitées, les gens sont invités à réserver en communiquant avec le Musée au 450-568-2600 ou par courriel au info@museeabenakis.ca pour réservation ou informations.

Concert- bénéfice
Trois-Rivières (FH) — Les Petits Chanteurs de la Maîtrise du Cap dirigés par Claire Bisaillon présenteront un concert au profit de la salle multifonctionnelle de l’école de musique Jacques-Hétu à la Chapelle du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières le jeudi 20 septembre à 19 h 30. La soixantaine de chanteurs présenteront les pièces qu’ils ont chantées lors de leur tournée en Italie en juin dernier. On invitera le public à une contribution volontaire. Pour informations, on peut s’adresser au 819-691-2501, poste 2 ou au maitriseducap@csduroy.qc.ca ou encore sur la site de la Maîtrise au www.maitriseducap.qc.ca.

Télé et radio

«XOXO», chest, bras

CHRONIQUE / Si «XOXO» représente la nouvelle ère de la téléréalité, ce n’est pas sur l’apparence de ses candidats qu’on verra la différence, croyez-moi. Les cinq mâles de la nouveauté de TVA, qui commence mercredi à 19h30, pourraient tous danser au 281. Et les 26 filles qui les convoitent pourraient à peu près toutes travailler comme mannequins.

Même si le genre m’indiffère totalement, j’étais curieux de voir à quoi rimait cette réplique de TVA à Occupation double. Compliqué, XOXO? Il faut admettre qu’une fois la première terminée, on comprend assez bien le concept. Sachez que les trois conseillers, l’artiste peintre et ex-lofteuse Elisabetta Fantone, M. Beachclub, Olivier Primeau, et le styliste Cary Tauben auront chacun leur équipe de filles, qu’ils appuieront dans l’organisation d’événements pour appâter les mâles. Des conseillers, il est clair que Tauben se démarquera par son exubérance et sa spontanéité. En français, l’artiste anglophone s’exprime en peu de mots et rappelle étrangement le chroniqueur artistique de l’époque disco Coco Douglas Léopold. «Je t’aime et je veux toi dans mon groupe!» dit-il à une candidate. Jamais un mot méchant, toujours adorable. Chaque conseiller a un penthouse, décoré à son goût, qui sera habité par les filles. Dans celui de Cary Tauben, les armoires sont léopard, à l’image du personnage.