Une ville qui vibre à nouveau pour le Drakkar

À quelques sièges près, le centre Henry-Léonard était rempli à pleine capacité pour les deux premiers matchs de la série Cataractes-Drakkar ce week-end. L'ambiance y était électrique, les partisans de l'équipe se rendant sûrement compte que le printemps qui vient de s'installer a le potentiel de devenir le grand théâtre d'une première conquête de la Coupe du Président dans l'histoire de la concession.
Pourtant, il y a trois ans à peine, le Drakkar était sur le point d'échouer. Les coffres de l'organisation étaient vides, tout comme les gradins, et l'équipe a même dû traverser une séquence d'une vingtaine de défaites d'affilée au cours de l'hiver 2011! Steve Ahern et ses lieutenants hockey ont réussi à rebâtir le volet hockey, Serge Proulx a eu le même succès dans les bureaux administratifs de l'équipe et lentement, mais sûrement, le Drakkar a recommencé à faire vibrer Baie-Comeau.
Fallait entendre Lyne, serveuse au restaurant les Trois Barils, réciter sa profession de foi envers le Drakkar pour réaliser que toutes ces rumeurs de faillite et de déménagement n'étaient plus qu'un lointain cauchemar trois ans plus tard. «Tout le monde parle du Drakkar depuis quelques semaines. On ne veut pas trop s'exciter parce qu'on a déjà été déçu dans le passé, mais c'est peut-être cette année qu'on va jusqu'au bout!»
Lyne, avec un polo du Drakkar sur le dos, témoignait par ailleurs bien involontairement de l'importance du hockey junior dans sa ville. «J'aime ça énormément aller voir jouer le Drakkar, mais je ne peux y aller que trois ou quatre fois par année. Quand le Drakkar joue, les restaurants sont pleins. Avant comme après les matchs. Même si j'ai un congé de programmé, le boss me fait rentrer la plupart du temps ces soirs-là... »
En passant, Benjamin Breault, ex-joueur du Drakkar qui avait créé une commotion il y a quelques années en dénigrant la restauration de Baie-Comeau après avoir été échangé aux Remparts, avait tort, selon mon collègue Jonathan Roberge de TVA. Il se fait d'excellents steaks dans cette ville de la Côte-Nord, selon lui!
Par contre, point de vue excursions nocturnes, alors là il faut bien avouer que c'est tranquille en titi! J'ai croisé un gars au centre Henry-Léonard samedi qui me confiait avoir économisé 20 000 $ en troquant son emploi en Mauricie, l'an dernier, pour un similaire à Baie-Comeau, en raison de cette petite particularité!