La directrice générale du CAALT, Christine Jean, et le directeur général du CSSSHSM, Remy Beaudoin ont présenté, hier, le projet de clinique Acokan.

Une clinique pour les Autochtones

Le Centre d'amitié autochtone de La Tuque (CAALT) a profité de la présence de plusieurs partenaires, rassemblés pour une journée conférence, afin de lancer officiellement son nouveau projet: la clinique Acokan. En étroite collaboration avec le Centre de santé et de services sociaux du Haut Saint-Maurice (CSSSHSM), la clinique servira, entre autres, à inciter les Autochtones en milieu urbain à utiliser les services de santé disponibles.
«La clinique Acokan sera entièrement intégrée au réseau local de services, en d'autres mots, il ne s'agit pas de nouveaux services créés pour les Autochtones, mais plutôt d'une nouvelle approche culturellement pertinente qui permettra de rejoindre cette population», a expliqué Christine Jean, directrice générale du CAALT.
Il ne s'agit pas d'une première dans la province. L'initiative repose sur une clinique similaire élaborée par le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or. C'est d'ailleurs ce projet qui a charmé les partenaires et qui servira de modèle en Haute-Mauricie.
«La clinique Minowé a été le point de départ de ce modèle d'innovation sociale, un modèle inspirant pour tous les centres d'amitié», souligne Mme Jean.
Pour le directeur général du CSSSHSM, Remy Beaudoin, il s'agit d'un concept qui a fait ses preuves ailleurs. Il espère réaliser les mêmes succès pour la population autochtone du Haut Saint-Maurice.
«Nous constatons qu'à La Tuque, comme à Val-d'Or, le taux de pénétration de la population autochtone dans le programme du Centre de santé ne représente pas le portrait de la région. Cependant, les CSSS ont une responsabilité populationnelle, c'est-à-dire que nous devons rendre accessibles les services équitablement à l'ensemble de la population», a-t-il ajouté.
La clinique Acokan sera située dans les locaux du CAALT. Une infirmière du CSSHSM travaillera à la clinique. «Notre objectif n'est pas de remplacer les services déjà offerts, mais bien de collaborer et mettre en place des nouvelles façons de faire afin de rendre accessibles les services auxquels la population autochtone a droit», a précisé Christine Jean.
La gouvernance sera assurée par les deux organisations et l'ouverture officielle devrait se faire à la fin de l'année 2014. Un projet de réaménagement est en cours pour revoir la disposition des espaces afin de créer un endroit propice à dispenser des services de santé au CAALT.
La phase 1 sera axée sur les soins de santé, mais la présence de nombreux partenaires du milieu n'était pas un hasard puisque la phase 2 du projet pourrait inclure des partenariats de toutes sortes.
«La journée était justement pour s'ouvrir à des partenariats dans le futur. [...] On voulait donner la même information à tout le monde. On voulait qu'ils puissent réfléchir à la façon qu'on pourrait travailler ensemble», souligne la directrice générale du CAALT.
Cette dernière était très heureuse de dévoiler le projet. «Je pense que de présenter ça aujourd'hui, ça va au-delà de la fierté. Ce projet-là va avoir un impact réel sur la clientèle autochtone. C'est un très beau partenariat», a conclu Mme Jean.