Sonia Tremblay, directrice générale et actionnaire de l'Auberge Gouverneur, s'ajoute à la liste des démissionnaires du conseil d'administration de l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan.

Une autre porte qui claque à l'Office de tourisme

L'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan semble incapable de prendre son erre d'aller. La valse des démissions s'est poursuivie jeudi et cette fois, c'est la directrice générale et actionnaire de l'Auberge Gouverneur, Sonia Tremblay, qui a décidé de quitter le conseil d'administration.
Le jeune organisme traverse une crise depuis l'automne et son président, Michel Matteau, souhaitait entreprendre l'année 2014 sur un nouveau refrain. Ce court élan a plutôt été interrompu par une autre fausse note.
Pas plus tard qu'en décembre, Mme Tremblay avait été nommée par le conseil municipal comme représentante de l'hébergement de grande capacité sur le conseil d'administration de l'OTFC. Elle siégeait auparavant comme responsable des congrès, une fonction maintenant occupée par le directeur général de la Cité de l'énergie, Robert Trudel.
Sonia Tremblay a participé aux premiers balbutiements de l'OTFC. Invitée à commenter les raisons de son départ, elle explique qu'elle ne peut plus consacrer de temps à un organisme qui tourne en rond et surtout, qui ne semble pas intéressé à prendre en considération ses 27 ans d'expérience dans le milieu touristique.
«Il existe une ligne de conduite et moi, je perds mon temps», mentionne-t-elle. «Je ne pense pas que les gens au conseil d'administration soient choisis en fonction de leur expérience. Ils veulent surtout une bonne chimie, que ça fonctionne bien.»
Mme Tremblay confie que sa réflexion était amorcée depuis plusieurs semaines. Elle déplore que l'organisation fasse du surplace plutôt que de répondre à des besoins pressants. Par exemple, elle ne comprend pas comment l'OTFC peut se passer d'une déléguée commerciale pendant une si longue période. Sylvia Bouchard a quitté l'organisme au début octobre.
«S'il y a quelqu'un qui a intérêt à ce que le tourisme fonctionne à Shawinigan, c'est bien moi», fait remarquer Mme Tremblay. «Mon objectif était que l'organisation fonctionne, mais elle ne veut pas de mon expertise. Je vais donc la garder pour moi.»
Mme Tremblay déplore que la directrice générale de l'OTFC, Valérie Lalbin, en mène si large autour de la table.
«Je comprends que Michel Matteau a décidé qu'il défendrait sa directrice générale», analyse-t-elle. «Normalement, c'est le conseil d'administration qui devrait mener cette organisation et ce n'est pas ce que je sens.»
Depuis septembre, le c.a. de l'OTFC a subi les démissions de Monique Rossignol, Yvon Proteau, Denis Lacerte, Marie-Louise Tardif et maintenant, Sonia Tremblay. L'ex-président Jean-Pierre Hogue avait quitté en juillet pour des raisons de santé. Juste avant Noël, une autre employée fort appréciée, Julie Daoust, a laissé l'organisme pour réorienter sa carrière.
Condamnés
M. Matteau ne savait pas trop quoi penser de cette nouvelle démission jeudi après-midi. La veille, il avait présidé un conseil d'administration qui s'était déroulé rondement, avec des gens enthousiastes et impliqués autour de la table.
«C'est tellement paradoxal avec ce qui se passe!», s'exclame-t-il, en assurant que Valérie Lalbin possède toute sa confiance.
Le président comprend d'autant moins que depuis son arrivée, Mme Tremblay n'a assisté qu'à la réunion du 6 novembre. Les 18 et 23 décembre et le 8 janvier, elle était à l'extérieur du pays.
De plus, il sait très bien que l'Auberge Gouverneur continuera à se retrouver dans les discussions qui toucheront le tourisme à Shawinigan.
«Il y a des lendemains à tout cela», convient-il. «Tout ce qu'on peut faire, c'est lui amener de la business