S'ils veulent progresser au classement, les Cataractes vont devoir trouver le moyen de mettre quelques rondelles derrière Sébastien Auger, le gardien des Sea Dogs, jeudi soir à Saint-Jean.

Un rival direct à maîtriser pour les Cataractes

Après une exténuante séquence de sept matchs face à six des sept meilleurs clubs de la ligue, les Cataractes reprennent le boulot jeudi soir à Saint-Jean, point de départ d'un périple de trois matchs en quatre jours dans les Maritimes. L'enjeu du match est facile à identifier, l'équipe qui va l'emporter ce soir va se réveiller vendredi avec en mains l'un des échelons donnant accès aux prochaines séries.
Sea Dogs et Cataractes sont présentement à égalité avec une récolte de 38 points en 57 matchs, mais ce sont les Sea Dogs qui sont devant puisqu'ils ont signé davantage de gains autrement qu'en fusillade.
«Le bon vieux cliché du match de quatre points s'applique, c'est vrai. C'est un gros match, mais la lutte est tellement serrée que tous les matchs le sont d'ici la fin de la saison», avance le pilote des Cataractes Martin Bernard. Tu regardes la fiche des deux clubs, les buts pour et les buts contre et tu vois que les deux clubs se ressemblent. De notre côté, on vient d'offrir généralement de belles performances face à de gros clubs, on espère avoir gardé un rythme de cette séquenceafin de s'en servir demain (jeudi).»
Les Shawiniganais ont fait suer des clubs beaucoup plus talentueux ces dernières semaines en se fiant beaucoup à leur défensive. Les Sea Dogs ont toutefois une identité moins offensive que les derniers clients de l'équipe, ce qui pourrait inciter Bernard à adopter un plan différent... «Non. On a du succès avec une façon de jouer, on va la garder si on exclut quelques petites modifications qui vont permettre de nous ajuster aux Sea Dogs.»
Après cet arrêt à Saint-Jean, les Cataractes vont ensuite se mesurer aux Mooseheads à Halifax puis aux Screaming Eagles à Sydney avant de rentrer à la maison. Avec 11 sorties à l'agenda d'ici la fin du calendrier régulier, Bernard refuse par ailleurs de spéculer sur le nombre de victoires nécessaires à son équipe pour obtenir son laissez-passer pour la grande danse du printemps.
«Quand j'étais à Victoriaville, nous étions impliqués dans une situation du genre et nous avions préparé plusieurs scénarios. Or aucun ne s'est matérialisé! La leçon de ça, c'est que ça ne donne rien de perdre du temps là-dessus, je préfère employer tout le temps à ma disposition pour enseigner. On ne contrôle pas les autres clubs, on ne contrôle que nos performances. Il faut prendre les matchs un à la fois.»