Jean-Claude Landry, candidat de Québec solidaire dans Trois-Rivières.

Un Québec libre pour éviter des tragédies, propose Québec solidaire

Pour le candidat de Québec solidaire dans Trois-Rivières, Jean-Claude Landry, la sécurité de la population en lien avec le transport des matières dangereuses ne peut être assurée que par la souveraineté du Québec.
En conférence de presse, jeudi, le candidat a réclamé la pleine autorité de la province sur la gestion des matières dangereuses circulant par voie ferroviaire sur le territoire du Québec, dont ici à Trois-Rivières.
M. Landry a rappelé que tant que la province n'obtiendra pas cette pleine autorité, les citoyens habitant à proximité des voies ferrées dans les zones urbaines auront raison de manifester de l'inquiétude.
«La sécurité des citoyens dépend du bon vouloir et du sens des responsabilités des compagnies ferroviaires et d'un gouvernement fédéral dont on connaît le "penchant" naturel pour les grandes corporations quand les intérêts de celles-ci confrontent les attentes des citoyens», indique M. Landry.
Ce dernier était accompagné de citoyens habitant le quartier Saint-François-d'Assise à Trois-Rivières, où des convois ferroviaires passent régulièrement. L'un d'eux, Yvon Pinet, dit avoir tenté à de multiples reprises auprès de différentes instances d'obtenir de l'information sur le contenu des wagons circulant à proximité de sa résidence, mais sans succès.
«Je me sens impuissant. On doit vivre avec notre inquiétude», déplore M. Pinet.
Jean-Claude Landry rappelle qu'Ottawa a récemment contraint les compagnies ferroviaires, après l'incident de Lac-Mégantic, à aviser les municipalités du contenu de leurs convois. «Mais cette information ne sera pas fournie de manière préliminaire au passage des trains, mais de façon trimestrielle ou annuelle», s'indigne le candidat de Québec solidaire, qui dit n'y voir rien de rassurant pour la sécurité des citoyens.
«C'est pour mettre fin à cette dépendance malsaine que Québec solidaire revendique un Québec libre, un Québec qui aura la pleine autorité sur son territoire et qui, de ce fait, disposera des pouvoirs lui permettant de ne plus seulement «gérer» les conséquences des tragédies comme Lac-Mégantic, mais également de faire en sorte que les conditions soient en place pour les éviter», ajoute Jean-Claude Landry.