Le conseiller municipal du district des Estacades Pierre-Luc Fortin et sa fille Évelyne présentent le sentier comestible du parc Monseigneur-Comtois.

Un premier sentier comestible à Trois-Rivières

Le parc Monseigneur-Comtois, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, sera pratiquement méconnaissable pour ceux qui se souviennent de son état de relative décrépitude. Un «sentier comestible» vient de s'ajouter aux autres aménagements qui ont contribué à le revitaliser.
«Le parc manquait d'amour!», résume le conseiller municipal du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin, en nous faisant sillonner le sentier asphalté au bord duquel sont aménagés des plants produisant fraises, framboises, mûres, camerises, baies de goji, bleuets et gadelles.
«Le parc était laissé à l'abandon. Il y avait un terrain de pétanque sans presque plus de gravier et plein d'herbe à poux, un vieil arrêt de balles tout rouillé. Au début de mon mandat, le parc était à 90 % abandonné, alors je me suis demandé de quelle façon on pourrait le revitaliser. De là est venue l'idée de créer un premier sentier comestible», explique M. Fortin.
Outre les plants et arbustes producteurs de petits fruits, le parc abrite aussi des arbres générateurs de fruits et de noix. Des pommiers, poiriers, pruniers, des noisetiers et des chênes à gros fruits font ainsi partie de ce paysage comestible.
Un peu à l'image de la philosophie derrière le concept des Incroyables comestibles, le sentier comestible du parc Monseigneur-Comtois est entre autres dédié à la consommation des citoyens, qui seront par ailleurs encouragés à participer à son entretien.
«Collectivement, on invite les gens à en prendre soin, à se l'approprier. La Ville va collaborer à l'entretien, mais la communauté aussi peut y participer», indique le conseiller du district des Estacades.
Un volet éducatif sera ajouté à la démarche, avec l'installation de fiches descriptives de chaque arbre ou plant, question de renseigner les passants sur la flore comestible et ses spécificités. «On veut faire de l'éducation pour montrer le potentiel de tout ce qu'on peut cultiver au Québec», soutient M. Fortin.
La proximité de l'édifice Monseigneur-Comtois de l'école des Bâtisseurs sera aussi mise à profit dans cette visée éducative. «Il y a une tendance dans les écoles à faire des projets pour montrer que les fruits et légumes ne poussent pas à l'épicerie», observe Pierre-Luc Fortin.
«On a tout un volet saines habitudes de vie à exploiter avec les enfants», renchérit la directrice adjointe de l'école, Marie-Eve Longval en imaginant déjà des projets qui pourraient être développés pour profiter du sentier comestible.
En dévoilant les particularités et les buts du sentier comestible, le conseiller municipal en profite pour mettre en valeur l'ensemble des installations du parc revampé. Les modules de jeux avaient été installés plus tôt.
«Nous avons des bancs, une table à pique-nique et des lampadaires qui rendent l'endroit plus sécuritaire et qui mettent une ambiance. Sur le sentier en asphalte, les gens peuvent faire du patin à roues alignées, ou encore apprendre aux enfants à rouler en vélo à deux roues», énumère-t-il.