Ryan Cochrane

Un olympien à la Classique

Il y aura de la grande visite sur la rivière Saint-Maurice ce week-end lors de la Classique internationale de canots. L'olympien Ryan Cochrane participera pour la première fois à l'événement.
La feuille de route de l'athlète néo-écossais fera assurément de lui un des favoris lors de l'épreuve de trois jours en kayak. En 2012, il avait participé au 200 m et 1000 m des Jeux olympiques de Londres en compagnie d'Hugues Fournel. Ils avaient terminé en septième place au 200 m. Le duo avait de nouveau fait équipe lors des Jeux de 2016 à Londres. Une huitième place les attendait lors de l'événement. À l'âge de 34 ans, Cochrane est toujours un membre de l'équipe nationale de canoë-kayak, lui qui fait maintenant équipe avec le jeune Pierre-Luc Poulin. Le duo a terminé septième au K-2 200 m lors des Championnats du monde en République tchèque la semaine dernière. Les deux athlètes feront d'ailleurs équipe en Mauricie.
Le directeur général de la Classique, Stéphane Boileau, n'était pas peu fier de cette énorme prise.
«Ils sont septièmes au monde et ils viennent faire la Classique. C'est extraordinaire! Ça annonce tout le reste qui va arriver. Je tente de convaincre Richard Dober fils depuis deux ans et je peux dire que l'an prochain, il va être sur l'eau. C'est la même chose pour Hugues Fournel et sa soeur Émilie», lance Boileau. Ce dernier rappelle que, de mémoire d'homme, la dernière présence d'un olympien remonte aux frères Bruce et Greg Barton dans les années 1990. Ces derniers avaient remporté la Classique en compagnie de Serge Corbin.
Un déclic?
La présence de ces gros noms ne fera en effet pas de mal à la catégorie kayak, qui peine à attirer des participants depuis qu'elle a été lancée en 2015. 
Le gagnant des deux dernières éditions, Joe Shaw, fera équipe avec le vétéran Mario Blackburn. Shaw avait affronté seulement trois, puis deux embarcations lors des deux dernières Classiques. 
Boileau estime que la présence de Cochrane et Poulin pourrait être le déclic nécessaire pour faire exploser les inscriptions. 
«C'est normal que ce soit plus long quand tu lances une nouvelle catégorie. Rome ne s'est pas bâtie en un jour. L'an prochain, pour les 85 ans de la Classique, je suis très optimiste. On sent un tournant, même si ça ne se voit pas au nombre de participants. Cette année, ce sera le fun. On va avoir le champion en titre, mais il va y avoir de la grosse compétition.»