La Shawiniganaise d'adoption Virginie Fréchette a réalisé un film documentaire sur Bicolline, levant le voile sur ce site de jeu de rôle médiéval fantastique «Grandeur nature» de Saint-Mathieu-du-Parc.

Un documentaire sur Bicolline

L'univers de Bicolline a fait l'objet d'un long-métrage documentaire. Le site de jeu de rôle du type «Grandeur nature» de Saint-Mathieu-du-Parc a été démythifié par Virginie Fréchette via Bicolline, le jeu des jeux.
Projeté en avant-première samedi dernier à L'Espace Shawinigan, le documentaire lève le voile sur le monde des passionnés de l'époque médiévale à saveur fantastique.
Des passionnés qui, depuis 1996, se rassemblent pendant cinq jours en août pour vivre l'événement ultime, la bataille de Bicolline.
«En 2006, j'ai été invitée par Patrick René à Bicolline. Je ne connaissais pas ça du tout», raconte Virginie Fréchette, établie à Shawinigan depuis quelques années.
Impressionnée par l'univers qu'elle y a découvert, la jeune femme fut animée de l'élan d'en faire un documentaire.
«J'ai été fascinée par toute la magie qu'il y a à Bicolline: le retour dans le temps, le respect de l'époque par tous les gens qui participent. C'est un monde assez mystérieux, que je voulais faire connaître au grand public tout comme moi je l'ai connu», explique la cinéaste de 29 ans.
Détentrice d'un baccalauréat en cinéma et littérature de l'Université de Montréal, Virginie Fréchette n'avait pas vraiment travaillé dans son domaine, la vie l'ayant fait bifurquer vers d'autres horizons.
Le coup de coeur qu'elle a ressenti à la découverte de Bicolline s'est transformé en opportunité de ressusciter son intérêt pour le cinéma.
La recherche de financement l'a menée au programme Jeunes volontaires d'Emploi-Québec, qui lui a permis de coproduire et réaliser son film avec Patrick René, son parrain dans le projet.
Trois années de tournage, une centaine d'entrevues et près de 300 heures d'images ont rendu possible l'élaboration d'un portrait de la microsociété que constitue Bicolline à travers ses jeux, ses règles, ses rapports, son économie et son évolution.
Virginie Fréchette souhaite présenter son oeuvre dans les festivals de films documentaires au Québec et en Europe si possible, et trouver un distributeur qui en commercialiserait des versions DVD.
Cette expérience aura aussi servi de tremplin à la cinéaste qui travaillera dès la semaine prochaine pour une maison de production de la région.