Un cheval est mort lors du rodéo de dimanche, à Saint-Tite. Il a succombé à une blessure à la colonne vertébrale.

Un cheval meurt durant un rodéo à Saint-Tite

La finale du rodéo IPRA qui se tenait dimanche après-midi du côté de Saint-Tite a été assombrie par un événement tragique.
Le propriétaire de Grady, Sylvain Bourgeois, avait du mal à cacher sa peine face à la perte de son animal, mais soutient que tout a été fait pour le sauver.
Un cheval qui compétitionnait a perdu la vie à la suite d'un accident qui l'a blessé à la moelle épinière.
Un accident qui survient à un bien mauvais moment pour l'organisation, alors qu'une demande d'injonction a été déposée lundi matin à Montréal pour empêcher la tenue du rodéo du 375e anniversaire de Montréal en invoquant que les rodéos ne respectent pas la loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal.
Selon le directeur général du Festival western de Saint-Tite, Pascal Lafrenière, le cheval a subi une blessure à la colonne vertébrale après l'éjection in extremis du cavalier. L'incident est survenu lors de la discipline de la monte de chevaux avec selle.
Le cavalier venait d'être éjecté et le cheval a poursuivi ses mouvements seul, avant de s'effondrer au sol. Il aurait probablement subi une blessure à la colonne vertébrale, touchant sa moelle épinière.
L'équipe de vétérinaires du festival est rapidement intervenue pour immobiliser le cheval, puis l'évacuer sur une civière afin qu'il reçoive les soins appropriés. Il est cependant mort en soirée à la suite de ses blessures. La direction a précisé qu'il n'avait pas été euthanasié.
«On a demandé à ce qu'il y ait une autopsie de faite. Ça va nous permettre de mieux comprendre, de voir s'il y a des choses que l'on aurait pu faire, ou ne pas faire. Comprendre si ce sont des choses qui peuvent être prévenues», a souligné Pascal Lafrenière, qui se disait bien peiné que cet événement soit venu assombrir la fin de semaine de festivités, fin de semaine qui devait donner le coup d'envoi aux activités entourant la 50e édition du Festival western.
«Toute l'industrie et tous les professionnels de rodéo sont attristés par ça. C'est un accident rarissime, ce genre de blessure-là. De mémoire d'homme, une blessure comme ça est une première dans l'histoire du festival», a ajouté Pascal Lafrenière.
Il est arrivé, par le passé, qu'un cheval se blesse lors de compétitions, à une patte par exemple, et soit euthanasié à la demande de son propriétaire. Toutefois, en 50 ans d'histoire, Pascal Lafrenière disait ne répertorier que cinq événements du genre.
Le cheval, prénommé Grady, était âgé de six ans et entamait sa troisième saison de compétitions. Issu d'une lignée de chevaux de rodéo, son propriétaire Sylvain Bourgeois a confié qu'il présentait une génétique exceptionnelle et était destiné à être un grand champion. 
C'est d'ailleurs un éleveur très émotif qui a accepté de s'adresser aux médias, lundi matin, pour commenter l'accident survenu 24 heures plus tôt.
«Ces animaux-là font partie de notre famille. On les élève dans le but d'en faire des champions. Quand quelque chose comme ça arrive, c'est comme un rêve qui s'envole pour nous, et cette bête, on a un lien avec elle. Quand quelque chose comme ça arrive, c'est très dur. C'est la première fois que ça m'arrive», a expliqué M. Bourgeois, la voix tremblotante.
Celui qui agit à titre de directeur de rodéo pour le Festival western depuis maintenant 22 ans fait également l'élevage et entraîne plus de 80 chevaux pour la compétition avec sa compagnie, la 2Wild Ranch. Selon lui, tout a été fait pour que sa bête puisse être sauvée, mais en vain.
«Ça fait 20 ans qu'on fignole notre protocole. Ce qui a été fait hier (dimanche), ça a été fait à la lettre. Je peux vous assurer que l'animal n'a pas souffert, c'est notre priorité que l'animal ne souffre pas. On a tout fait en notre pouvoir pour le sauver, on n'a pas été capable malheureusement», mentionne Sylvain Bourgeois.
Pour sa part, Pascal Lafrenière reconnaît le côté tragique de l'accident, mais a tenu à rappeler que la discipline n'était pas sans risque, autant que plusieurs sports de compétition, impliquant des animaux ou non.
«C'est une blessure qui peut arriver en compétition. C'est dans sa course, dans son mouvement naturel que c'est malheureusement arrivé. Il fait son mouvement naturel qui est de courir et de ruer. Que ce soit dans un pâturage à Saint-Timothée-d'Hérouxville ou dans une arène à Saint-Tite, il est en train de courir et est en train de faire son mouvement naturel», martèle celui qui a refusé de faire un lien avec le stress qui aurait pu être imposé à l'animal lors de la compétition.
«Je ne suis pas vétérinaire, mais la bête n'en était pas à son premier rodéo. Elle connaissait l'environnement. Je ne fais pas aucun lien en ce sens-là», ajoute M. Lafrenière.