Candidat aux élections provinciales, le Nicolétain Steven Fleurent s'est retrouvé au coeur d'une controverse en raison de photos publiées sur Facebook, comme celle-ci.

Un candidat caquiste au coeur d'une controverse

Un Nicolétain représentant la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Rimouski a été hanté cette semaine par son passé qui traînait sur les réseaux sociaux.
Steven Fleurent a en effet attiré les regards vers lui, mercredi, après que des photos le montrant dans son plus simple appareil publiées sur Facebook eurent d'abord été dévoilées par Le Journal de Québec avant d'être relayées plusieurs fois sur les réseaux sociaux. Les photos ont depuis été retirées de sa page.
Hier, le chef de la CAQ François Legault a même dû se porter à la défense de la candidature du Nicolétain de 21 ans, un ancien de l'Académie les Estacades, soulignant qu'il ne s'agissait rien de plus que d'une gaffe du passé.
«C'est le genre d'affaires qui arrivent toujours dans les campagnes. C'est malheureux, c'est une erreur de jeunesse et on passe à un autre appel», a-t-il déclaré, lors d'un point de presse.
À la CAQ, on a également confirmé que M. Fleurent allait demeurer candidat dans Rimouski, malgré cette controverse.
«Écoutez, qu'un jeune de vingt quelques années se soit amusé à mettre des photos, je ne rentrerai pas dans les détails, quand il avait 16 ans, c'est malheureux. Je sais qu'il le regrette aujourd'hui, mais c'est une erreur de jeunesse», a ajouté le chef caquiste.
De leur côté, les cinq candidats de la CAQ en Mauricie, dont certains sont très jeunes, ont été aussi stupéfaits que tout le monde par la publication de photos du candidat caquiste dans Rimouski.
Martin Poisson, candidat dans Maskinongé, a d'abord lancé à la blague en voyant la photo, qu'il aimerait avoir la moitié des pectoraux du jeune sportif. «Il a l'air en forme», a-t-il commenté, admiratif. Sur un ton plus sérieux, Diego Brunelle (Trois-Rivières) ainsi que Sylvain Gauthier (Laviolette), ont admis qu'il fallait toujours faire attention à ce qu'on publie sur Facebook.
Andrew D'Amour (Champlain) a pour sa part ajouté «qu'on est clairement en face d'une simple erreur de jeunesse. Il y a sûrement des députés actuels qui ont fait pire mais aujourd'hui avec les médias sociaux utilisés par notre génération, il y a plus de choses comme ça qui sortent que par le passé. Mais c'est sûr que ce n'est pas tolérable comme photo, ni très professionnel.»
Stéphane Mongeau (Saint-Maurice) a simplement déclaré en souriant qu'il espère qu'on va s'intéresser davantage au contenu qu'au contenant dans le cas de M. Fleurent.
Le mot de la fin est revenu à M. Poisson qui a tenu à préciser que malgré tout, M. Fleurent a passé le test de sélection des candidats de la CAQ, qu'il n'a pas d'antécédents judiciaires ni fait faillite. «Cette photo, ce n'est pas un crime», a-t-il conclu pressé de passer aux choses sérieuses.