Un autre incident impliquant un cheval à Saint-Tite

Les meilleurs compétiteurs de l'IPRA (International Professional Rodeo Association) sont à Saint-Tite ces jours-ci. Plusieurs d'entre eux ont fait leur entrée en scène mercredi soir devant 6327 spectateurs à l'occasion du premier rodéo de qualification en vue de la grande finale de dimanche.
Le public a toutefois retenu son souffle durant de longues minutes lorsqu'un cheval sauvage de la discipline de la monte avec selle s'est effondré au sol. Plusieurs personnes ont encore en tête le décès d'un cheval lors d'un rodéo présenté le printemps dernier à Saint-Tite.
Il a ensuite été encerclé par du personnel du rodéo et maintenu au sol. Après quelques instants, les vétérinaires attitrés au rodéo sont allés ausculter le cheval. Une toile blanche avait alors été mise au-dessus de l'animal. Lorsqu'il s'est relevé, il boitait. Il a fait quelques pas avant de faire une seconde chute. Par la suite, il s'est par lui-même relevé avant de retourner vers les enclos.
«Le cheval a marché sur sa corde, sur une pièce d'équipement, avant de trébucher. Rapidement, il a été immobilisé. Les vétérinaires ont pu l'observer et ils ont déterminé qu'il n'avait pas été blessé gravement. Il a été sonné, mais il reprend ses esprits», affirmait en entrevue quelques instants plus tard le directeur général du Festival western de Saint-Tite, Pascal Lafrenière.
Les observateurs mandatés par le comité consultatif sur le bien-être animal ont eu, selon les organisateurs, accès au cheval après sa chute. De plus, les observateurs du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec étaient également sur place.
Alors que le débat sur le bien-être animal est d'actualité à la suite d'une contestation des rodéos devant les tribunaux, la direction du Festival western de Saint-Tite avoue que cet incident tombe mal. «Nous ne voulons jamais que ça arrive. Et c'est rarissime. Mais ç'a permis de démontrer l'efficacité de notre équipe et de notre protocole», mentionne le directeur général de l'événement.
Les quelques personnes avec qui Le Nouvelliste s'est entretenu mercredi soir au sujet du bien-être animal ont toutes affirmé avoir confiance en l'industrie des rodéos. «Si je considérais qu'ils maltraitent les animaux, je ne serais pas ici», a lancé Pierre Fournier de Trois-Rivières, un des spectateurs questionnés.
«Je pense que c'est fait dans les règles de l'art et qu'ils font attention aux animaux», a ajouté Richard Dufort de Montréal.
Comme le veut la tradition, le rodéo de qualification du mercredi permet de remercier les résidents de Saint-Tite qui accueillent chaque année près de 600 000 visiteurs.
Ainsi, 3091 billets ont été remis gratuitement à des résidents. «C'est une façon pour nous de remercier la population de Saint-Tite. On les invite à venir faire la fête avant que la visite ne revienne pour le deuxième week-end», explique Pascal Lafrenière, directeur général du Festival western.
Les organisateurs ont d'ailleurs profité de cette soirée dédiée à la population de Saint-Tite pour rendre hommage à Roger Hamelin, un pionnier du Festival western. Cet ancien président, compétiteur de rodéo et grand passionné des chevaux a reçu une bannière en l'honneur de ses années d'engagements.
D'ici la grande finale de dimanche, quatre rodéos de qualification ainsi qu'un rodéo extrême de nuit seront présentés aux grandes estrades.
Des ajustements à la Forge Loto-Québec
Tous ceux qui étaient à Saint-Tite le week-end dernier peuvent en témoigner, les festivaliers s'y sont déplacés en très grand nombre. Le temps idéal et la programmation bonifiée de la 50e édition ont certainement contribué à faire grossir les foules dans les rues.
Or, la popularité de la nouvelle scène de la Forge Loto-Québec, qui propose des spectacles d'artistes professionnels en continu, a engendré de la congestion sur la rue Saint-Paul. Il est arrivé que la foule était si considérable à écouter le spectacle que plusieurs festivaliers arrivaient très difficilement à se déplacer.
«C'est la première année que nous présentons des spectacles à cet endroit. Et cette scène est déjà plus populaire que ce que nous avions prévu», souligne Pascal Lafrenière.
«Nous allons nous adapter. En neuf ans au festival, c'est la première fois que nous sommes confrontés à ce type de problème.»
Afin de laisser plus d'espace sur le site, le muret décoratif sera retiré pour laisser place à une simple clôture. «Nous voulons que les gens soient confortables sur le site», précise Pascal Lafrenière.