Nadia Ghazzali, rectrice de l'UQTR.

Sommet: Nadia Ghazzali salue l'ouverture des participants

Selon Nadia Ghazzali, le Sommet sur l'enseignement supérieur a permis de discuter de certains points importants pour l'avenir.
La rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières qualifie de positif ce sommet tenu lundi et hier à Montréal.
Rappelant qu'elle a abordé cet événement avec un esprit d'ouverture, Mme Ghazzali estime qu'il a été une bonne occasion de réunir les acteurs du milieu autour d'une même table.
«On a avancé des discussions, il y a eu des compromis. Et on n'a pas parlé que de droits de scolarité. On a parlé d'enjeux importants comme la place de la recherche, la qualité de la formation, les étudiants de première génération.»
La rectrice souligne que les quatre prérencontres du sommet ont permis de débattre de différentes thématiques. Durant le sommet, les participants ont eu l'occasion de s'exprimer malgré le fait que le temps alloué était court.
«On a la chance de vivre dans une société où on peut se parler. Et les gens étaientà l'écoute. L'exercice en a valu le coup.»
Pas de réel débat selon l'AGEUQTR
Le Sommet sur l'enseignement supérieur n'a pas permis de mener un débat sur l'éducation, critiquel'Association générale des étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Carol-Ann Rouillard, présidente de l'association étudiante, trouve dommage que ce rendez-vous ait laissé peu de place à des discussions de fond sur un sujet aussi important de la société québécoise.
"Il ne s'est pas passé grand-chose. Ça a été plus un monologue qu'un réel débat. L'indexation gouvernementale, on savait qu'on s'en allait probablement vers ça. Donc, à quoi a servi le sommet? C'était centré sur les droits de scolarité. C'est un aspect important, mais il est déplorable qu'on n'ait pas eu un réel débat sur l'ensemble de la situation. L'éducation, c'est la formation, les cours en ligne, les campus satellites. Ce n'est pas seulement la facture", plaide-t-elle.
Mme Rouillard critique également le fait que le sommet ait été condensé en un jour et demi. Selon elle, le temps alloué pour les différentes interventions était bien trop court pour discuter du dossier en profondeur.