«Six ministres et pas une job»

«Depuis deux ans, six ministres sont venus à Bécancour, mais il n'y a pas une job créée. On est habitué de voir des ministres, mais ce qu'on veut, c'est des jobs.»
Voilà comment le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a réagi à la conférence de presse tenue hier à la Société du parc industriel et portuaire au sujet du projet de Minéraux rares Quest.
Même s'il se réjouit d'apprendre que l'étude de faisabilité pourra aller de l'avant, le représentant caquiste déplore toutefois comment le gouvernement s'y est pris pour faire cette annonce «dite importante».
«En plus de trois ministres, on a mobilisé bon nombre d'acteurs socio-économiques de la région pour assister à cette conférence de presse. Et c'est sans compter les coûts en temps, en organisation et en déplacements que cette opération a entraînés», fait-il remarquer
Selon lui, un communiqué de presse bien rédigé aurait largement suffi pour annoncer cette nouvelle aux médias et au public. «Ça aurait démontré plus derigueur, dans un contexte où le gouvernement demande à tous les citoyens de participer à l'effort pour atteindre l'équilibre budgétaire», croit M. Martel.
Celui-ci juge que la visibilité recherchée est donc nettement excessive, «mais elle devient risible si l'on tient compte du fait que la participation en capital-actions du gouvernement à hauteur de 20 % dans le projet de Quest avait déjà été annoncée».
«Il est difficile de ne pas être sarcastique devant un tel déploiement pour si peu de contenu. C'est presque nous prendre pour des colonisés. Les gens, ce qu'ils veulent, c'est de voir des nouveaux employés dans le parc industriel de Bécancour, pas la visite des ministres», a-t-il renchéri en conclusion.