Le maire de Shawinigan, Michel Angers, était heureux d'accueillir son homologue d'Edmunston, Cyril Simard.

Shawinigan sert de modèle à Edmundston

«C'est très impressionnant, cette mobilisation, cette vision. À la fin de la journée, c'est une démarche gagnante.» Voilà le commentaire à chaud du maire d'Edmundston, Cyril Simard, qui est venu s'inspirer du modèle entrepreneurial de Shawinigan et ce, avec une délégation d'une dizaine d'intervenants.
C'est, dit-il, par un concours de circonstances, que l'idée lui est venue de se rendre sur place. «Gaétan Frigon m'a suggéré d'aller faire un tour à Shawinigan», a raconté le premier magistrat avant de visiter le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins au sujet duquel il avait entendu le plus grand bien.
Même si sa municipalité compte trois fois moins d'habitants, le maire Simard a souligné que les deux villes sont «fortement influencées par le secteur industriel», mais il a salué la «capacité de résilience» de Shawinigan.
«On vient d'abord s'inspirer, notamment des bons coups en matière d'entrepreneuriat, et dégager des pistes de partenariat durable. Il y a beaucoup de possibilités. Nos milieux sont équivalents», a ajouté le visiteur, pour qui cette mission servira de catalyseur au travail de mise en place de son service du développement, particulièrement pour le volet partenariat.
Dans un premier temps, les représentants d'Edmundston se sont familiarisés avec les principes et les actions de la Communauté entrepreneuriale.
À cette occasion, des intervenants locaux ont expliqué comment Shawinigan a réussi à obtenir un taux d'intention d'entreprendre des 18-34 ans (29,6 %) plus élevé que celui du Québec (25 %) et comment les 18-34 ans de Shawinigan sont plus fortement représentés comme propriétaires d'entreprise (12,5 %) que la moyenne québécoise (4,8 %).
Son homologue de Shawinigan, Michel Angers, était visiblement heureux de partager les secrets du virage entrepreneurial avec un tel groupe «qui souhaite s'en sortir». «C'est inspirant de constater que nos efforts trouvent écho au-delà des frontières provinciales. Le défi de la prise en charge du développement économique par les forces locales est universel», a-t-il confié.
Celui-ci trouve «très valorisant» de voir qu'une ville située à plus de 450 kilomètres s'intéresse «au virage important que nous avons pris dans notre façon de faire la prospection économique et de développer notre culture entrepreneuriale».
L'apprentissage de la délégation de la Ville d'Edmundston se poursuit aujourd'hui avec une présentation portant sur le fonctionnement du Comité de diversification et de développement économique. Ce sera l'occasion de faire valoir les quatre cibles de diversification économique et les initiatives mises de l'avant au cours des dernières années ainsi que les éléments de sa réussite tels que «la cohésion de tous les partenaires autour d'une même vision et d'objectifs communs».
Finalement, si le maire Angers parle du vieux rêve de «gérer son électricité», comme c'est le cas à Edmundston, les deux élus ont partagé un point en commun à déplorer: le démantèlement par l'État de leurs structures de développement économique.