On aperçoit sur la photo Chantale Dureau, secrétaire, et Jean Roy, président du comité de la revue d'histoire régionale qui verra le jour en 2017. Un concours est lancé pour trouver un nom à la revue.

S'approprier l'histoire de la région

Dix-huit ans après la scission de la Mauricie et du Centre-du-Québec en deux régions administratives distinctes, voilà qu'un regroupement d'historiens et d'amateurs d'histoire réuniront les deux territoires autour de leur intérêt commun. Sous l'initiative des historiens Jean Roy et Mario Lachance, un comité élabore depuis plusieurs mois la création d'une revue d'histoire régionale, qui couvrira l'ensemble du territoire, de La Tuque à Victoriaville et de Louiseville à Sainte-Anne-de-la-Pérade.
Comme l'explique Jean Roy, plusieurs motifs justifient la création de cette nouvelle revue: «Nous souhaitons populariser l'histoire, c'est-à-dire élargir son public, et aussi développer et diffuser la connaissance de l'histoire régionale. Une connaissance que nous souhaitons nouvelle; il ne s'agit pas de répéter ce que tout le monde connaît ou a lu. Il faut inciter à de nouvelles connaissances et la revue peut y arriver».
Le projet regroupe des représentants d'organismes comme la Société d'histoire de Cap-de-la-Madeleine, Appartenance Mauricie, Patrimoine Bécancour et la Société d'histoire et de généalogie de Shawinigan.
Le conservateur du Musée Laurier d'Arthabaska Richard Pedneault, l'historien et professeur retraité de l'UQTR René Hardy de même que les retraités du monde des communications François Roy et René Lord complètent le comité de bénévoles autour duquel le projet de Jean Roy et Mario Lachance est axé.
Un premier numéro de la revue bi-annuelle devrait paraître le 1er juin 2017, et le deuxième le 1er décembre suivant. Le comité a choisi de dédier ces deux premières publications au thème du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.
«Le premier numéro portera sur la confédération dans ses dimensions politiques, et le second portera sur les autres dimensions - sociales, religieuses et économiques, etc. - de l'année 1867. On couvre une année dans nos deux territoires», résume Jean Roy, président du comité directeur.
«Nous allons favoriser la recherche professorale et la recherche étudiante aux cycles supérieurs. On vise à fournir une publication qui sera accueillante à la jeune recherche», ajoute ce retraité de l'UQTR qui a codirigé l'ouvrage Histoire du Centre-du-Québec, alors que son collègue René Hardy avait codirigé Histoire de la Mauricie dans une série couvrant l'histoire des régions du Québec.
«La revue est un moyen de s'approprier l'histoire de la région. Elle permet de mieux apprécier les singularités régionales par rapport aux grands ensembles que sont le Québec et le Canada. Qu'est-ce qui nous appartient? Nous pensons que les régions aussi façonnent le Canada. Ce n'est pas strictement une décentralisation», fait remarquer Jean Roy.
Mille exemplaires du premier numéro devraient être imprimés. La revue sera distribuée dans les sociétés d'histoire et dans certains dépôts comme des librairies, par exemple. On assure que le contenu sera «accessible» à un large public. «Nous voulons ouvrir la culture régionale à l'ensemble de la population. Ce sera une revue de culture générale dans une dimension historique et patrimoniale, une revue grand public, réalisée avec rigueur», décrit René Hardy.
Le comité s'est inspiré d'autres revues d'histoire régionale pour alimenter son étude de faisabilité et identifier les sources de financement qui garantiraient la pérennité du projet.
Un concours pour nommer la revue
On parle pour l'instant de «la revue» sans en préciser le nom. C'est qu'il n'a pas encore été trouvé, et on demande la participation de la population pour la baptiser. Un concours est lancé pour la désigner «d'un nom ou un titre représentatif de l'histoire et de l'identité régionale».
Les suggestions doivent être transmises avant le 31 mars 2016 à l'adresse sites.google.com/site/rhcentricoiseetmauricienne/home. Le titre retenu et le nom du gagnant seront connus au début de l'été 2016. Un prix de 200 $ et un abonnement à vie à la revue seront octroyés au gagnant.