C'est devant des estrades pleines à craquer que les meilleurs compétiteurs se sont disputé dimanche les grands honneurs de la finale de l'IPRA du Festival western de Saint-Tite.

Saint-Tite: une finale électrisante

C'est devant des estrades pleines à craquer que les meilleurs compétiteurs se sont disputé dimanche les grands honneurs de la finale de l'IPRA du Festival western de Saint-Tite. Dans cette compétition où l'homme se mesure à la bête, l'animal a souvent l'avantage.
C'est particulièrement vrai lorsqu'un cow-boy monte sur le dos d'un taureau sauvage. Sur les dix compétiteurs qualifiés pour la grande finale de dimanche, un seul a tenu les huit secondes. L'Ontarien d'adoption Adam Hinkley a été le seul à inscrire des points au tableau. 
«On se sent extrêmement bien. Il y a tellement de bonnes personnes ici à Saint-Tite, où je viens depuis quatre ans. Ils sont comme de la famille pour moi. C'est fantastique de gagner ici à Saint-Tite», a lancé Hinkley, un Australien déménagé en Ontario. 
Le jeune Bryan Rouillier, d'Hérouxville, a connu tout une semaine. Le compétiteur de 18 ans a réussi ses deux essais de qualification avec de bons pointages, lui permettant d'être premier au classement avant la grande finale. Le jeune homme n'a toutefois pas réussi à tenir les huit secondes sur le taureau pigé au sort pour lui pour la finale.
En ouverture de rodéo, Carl Bernier, de Weedon, a réalisé une performance sans erreur à l'épreuve de la monte du cheval sauvage sans selle. Fort de sa note de 82, le champion de la Coupe Canada 2016 a remporté cette catégorie sous les applaudissements des 7500 spectateurs présents aux grandes estrades. 
Austin Joseph, du Kentucky, a été le meilleur à tenir huit secondes sur la selle d'un cheval sauvage. L'Américain a coiffé de justesse deux de ses compatriotes. Le cow-boy consolide ainsi sa première position au classement mondial et augmentera substantiellement ses bourses pour 2017. 
«Je suis très heureux. Cette victoire signifie beaucoup pour le classement mondial», a avoué Austin Joseph en anglais. «C'est spécial de gagner à Saint-Tite. La foule d'ici est incomparable. Il n'y en a aucune autre d'aussi intense.»
Toujours aussi spectaculaire, la course du sauvetage du cavalier a été chaudement disputée. Mais l'équipe composée de Daniel Dagenais et Steve Bélanger d'Oka était bien plus rapide que toutes les autres. Ceux qui avaient battu un record à la course de sauvetage lors du premier week-end de compétition avec un temps de 8,154 secondes réalisé avec la monture Stormy but Cozy, étaient toujours en grande forme dimanche, à l'occasion de la grande finale. Avec leur temps de 8,336 secondes, ils ont remporté les grands honneurs. 
Habitué des grandes finales à Saint-Tite, le compétiteur de la Georgie Justin Thigpen a dominé l'épreuve de la prise du veau au lasso. Lors d'une finale relevée où six concurrents ont réalisé des temps rapides sous les 10 secondes, l'Américain a enregistré un temps de 7,4 secondes. Thigpen a d'ailleurs connu toute une compétition, ayant le meilleur cumulatif après les qualifications.
La finale de la course des barils chez les femmes a été relevée. La grande majorité des compétitrices n'avaient même pas une seconde d'écart entre elles. L'expérience a toutefois fait la différence en finale. La multiple championne Martine Desjardins et sa monture Ronas Rakin Cash ont réussi à remporter cette finale très serrée avec un temps de 16,283 secondes.
«Je n'ai aucun mot, j'ai juste des larmes de joie. Je suis vraiment contente», a déclaré la cavalière d'Ottawa après sa victoire. «Avec la saison que j'ai eue et Saint-Tite qui n'allait pas dans ma faveur à date... mais c'est venu en ma faveur à la finale. Je suis vraiment heureuse.»
Ce n'était pas la première victoire de Martine Desjardins à Saint-Tite. Elle détenait d'ailleurs le record de piste depuis 2013, avec un parcours de 15,983 secondes. Cette marque a toutefois été battue cette année par la jeune Taycie Matthews, 14 ans, de l'Arkansas. Elle a réalisé avec son cheval Feeling the Firewater un impressionnant temps de 15,896 secondes. «Les records sont faits pour être battus. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot», a réagi l'ancienne détentrice de la marque.