Les observateurs du MAPAQ et des opposants aux rodéos étaient très visibles lors des compétitions du Festival western de Saint-Tite.

Saint-Tite: des rodéos sous surveillance

Les rodéos du 50e Festival western de Saint-Tite ont été tenus sous surveillance cette année. Des inspecteurs du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) ainsi que des observateurs des opposants aux rodéos ont assisté à tous les rodéos présentés à Saint-Tite cette année.
Caméra vidéo à la main et dossard les identifiant sur le dos, les inspecteurs du MAPAQ et les observateurs des opposants mandatés par le comité consultatif chargé par le tribunal d'étudier la question ont recueilli des images durant tout le festival. Cela a bien sûr entraîné du stress auprès des organisateurs des rodéos, avouent les responsables du Festival western.
«Ils avaient accès à tout ce qu'ils voulaient voir. Les observateurs des opposants étaient ici pour démontrer que les rodéos allaient à l'encontre de la loi sur le bien-être animal et prétendaient que nous maltraitons les animaux, alors que nous prétendons que ce n'est pas le cas», a affirmé le directeur général du Festival western, Pascal Lafrenière.
«On voulait s'assurer de leur donner accès à tout et nous leur avons attitré des agents de sécurité pour nous assurer qu'il n'y aurait pas d'anicroche dans le stade. Et nous ne voulions pas nous faire reprocher de ne pas donner accès à tout ce qu'ils souhaitaient. Nous avons démontré ce qu'on fait de bien. Nous n'avons rien à cacher.»
Les observateurs étaient là notamment lors du rodéo du mercredi soir lorsqu'un cheval sauvage a fait une mauvaise chute sur une pièce d'équipement avant de rester étendu au sol durant quelques minutes. Après examens des vétérinaires, ce cheval se porte très bien. Les observateurs, tant des opposants que du MAPAQ, ont pu rencontrer les vétérinaires et observer par eux-mêmes le cheval qui a fait une chute.
«Le MAPAQ avait l'autorité d'intervenir n'importe quand. Mais il ne l'a pas fait, car ses inspecteurs jugeaient que nous avions bien fait les choses. Et le MAPAQ est l'autorité», ajoute Pascal Lafrenière.
Par ailleurs, l'incident de mercredi a démontré, affirme le directeur général du Festival western, la rapidité d'intervention des vétérinaires et du protocole mis en place pour ces situations.
Le comité consultatif chargé d'étudier la question des rodéos au Québec, à savoir si ce sport est conforme à la loi sur le bien-être animal, poursuivra son travail dans les prochains mois.
Composé de représentants de l'industrie du rodéo, du MAPAQ et d'opposants aux rodéos, ce comité doit faire des recommandations pour que soit précisée la réglementation de cette nouvelle loi québécoise mise en place à l'origine pour contrer les usines à chiens.
«En fin de compte, c'est le MAPAQ qui écrira les règlements», note Pascal Lafrenière. «Le comité a un an pour rendre ses observations et recommandations.»
Les organisateurs du Festival western sont sûrs d'avoir démontré leurs bonnes pratiques. Pascal Lafrenière rappelle que le ministre responsable de la nouvelle loi sur le bien-être animal, Pierre Paradis, avait déjà cité Saint-Tite en exemple.
«Le ministre Paradis avait alors dit que Saint-Tite en donnait plus que ce dont on avait besoin. Et le ministre Laurent Lessard, l'actuel ministre de l'Agriculture, a dit la même chose», affirme le directeur général du Festival western.