Sacki Carignan Deschamps a vécu une bonne partie de son adolescence au parc Saint-Maurice de Shawinigan, où elle aime encore se retrouver.

Sacki Carignan-Deschamps: visite des municipalités complétée

La candidate bloquiste Sacki Carignan-Deschamps a profité des derniers jours de la campagne électorale pour se rendre au bout de la très grande circonscription de Saint-Maurice-Champlain. La candidate s'est rendue en début de semaine à Parent et dans la communauté atikamekw d'Opitciwan.
«J'avais visité toutes les municipalités de la circonscription durant la campagne, mais je n'étais pas allée à Opitciwan. J'en faisais un cas de conscience. Même avec le peu de moyens qu'on avait, c'était mon devoir de visiter toutes les municipalités du territoire», soutient-elle.
La candidate affirme qu'elle a la cause autochtone à coeur. Mariée à un autochtone et mère de deux enfants métis, elle a martelé qu'il faut le plus possible de représentants des Premières nations élus pour faire avancer la cause autochtone. «La question est tellement préoccupante au Canada, qu'il n'y a pas de place pour la ligne de parti. Ce qu'il faut, ce sont des candidats prêts à s'engager et à travailler ensemble», a-t-elle souligné.
Au moment de la visite de la candidate à la communauté atikamekw, le chef de la communauté d'Opitciwan affirmait, dans une lettre ouverte, qu'il appuyait le Parti libéral du Canada. «C'est un choix que je respecte. Il prend position pour le Parti libéral, mais il n'a pas appuyé directement le candidat. Sur le terrain, j'ai constaté que la réponse était positive. [...] Je pense que le vote va être beaucoup plus multicolore qu'une telle position peut laisser croire», a souligné la candidate.
Sacki Carignan-Deschamps s'est par la suite déplacée à Parent afin de rencontrer les citoyens et les travailleurs de la scierie.
«Ç'a été une campagne dans laquelle j'ai tenté de brasser le plus d'idées possible. [...] J'ai fait du beau travail de terrain. J'ai réussi à rallier, je pense, les forces souverainistes et indépendantistes», affirme-t-elle. Victoire, ou défaite, elle promet de poursuivre le travail au lendemain des élections. «Quoi qu'il arrive, le Bloc québécois n'est pas mort.»