Roger Gélinas

Roger Gélinas vise le district des Boisés

Abasourdi par la tournure de certains dossiers à Shawinigan, Roger Gélinas tentera de déloger Martin Asselin comme conseiller municipal du district des Boisés lors de l'élection du 5 novembre.
Bien qu'il ne se dise pas affilié au candidat à la mairie François Bonenfant ou au regroupement Shawinigan citoyens avertis, l'ex-papetier de l'usine Laurentide offre un discours qui rejoint beaucoup celui des gens déçus des quatre dernières années à l'hôtel de ville.
L'homme de 60 ans s'anime lorsqu'il se remémore le dossier de la toponymie. «Le maire s'est carrément foutu du monde. Chez nous, l'avenue Tour-du-lac est rendue avec quatre noms!», fait-il remarquer.
Effectivement, la route qui ceinture le lac à la Tortue prend successivement les appellations d'avenue Tour-du-Lac, de chemin du Tour-du-Lac (dans la portion de Hérouxville), de chemin des Daniel et du chemin de la Vigilance.
«Nous avons fait des pétitions, des manifestations, des demandes de référendum et ça n'a rien donné», déplore-t-il. «On nous parlait de sécurité!»
M. Gélinas s'est présenté aux assemblées publiques à quelques occasions au cours du dernier mandat et il n'a pas été impressionné par ce qu'il a vu.
«Les conseillers sont comme des robots», image-t-il. «Ils lisent leurs notes et pour le reste, Michel Angers décide tout. Le comportement des conseillers me révolte!»
Le retraité se fait l'écho des doléances maintes fois entendues sur l'impression que les secteurs en périphérie du coeur de la ville se sentent un peu abandonnés.
Bien sûr, le lac à la Tortue bénéficiera enfin d'un investissement d'une quarantaine de millions de dollars pour les égouts et l'aqueduc, mais le conseil municipal refuse de répartir les coûts d'asphaltage à l'ensemble des citoyens après avoir pourtant annoncé le contraire l'an dernier. Seuls les résidents du secteur devront assumer cette dépense, ce que dénonce vivement M. Gélinas.
«C'est pas fort», résume-t-il. «D'après moi, ce dossier d'asphaltage n'est pas encore réglé. S'il y a du changement au conseil, la décision peut être révisée.»
Dans cet esprit, M. Gélinas n'est évidemment pas très impressionné par le bilan de son conseiller. 
«En quatre ans et près de 170 000 $ en salaire, tout ce qu'il a fait, c'est remplir des trous dans les rues. Mais il avait peut-être les mains attachées...»