Une cinquantaine de personnes ont assisté à une séance d'information traitant du problème de refoulements d'égouts dans le secteur Saint-Louis-de-France.

Refoulements d'égout: Trois-Rivières veut une solution globale

Une cinquantaine de personnes ont assisté, mercredi soir, à une séance d'information au cours de laquelle des représentants de la Ville de Trois-Rivières ont fait le point au sujet du problème de refoulements d'égout du secteur Saint-Louis-de-France.
Les autorités municipales avaient convié à cette rencontre les citoyens des rues Ouellet, Saint-Alexis, Caron, Lefebvre et Dosithé-Bourassa qui ont vu le sous-sol de leur résidence être inondé après les refoulements survenus en avril dernier afin de leur faire part des avancements dans cet épineux dossier.
Le directeur des travaux publics, Ghislain Lachance, a mentionné que cette problématique était connue depuis 1980 et que les décideurs et les fonctionnaires de l'époque auraient dû s'y attarder de façon plus intense.
Celui qui a occupé des fonctions similaires pour l'ancienne municipalité de Saint-Louis-de-France avant la fusion a rappelé que le problème était attribuable au fait que plusieurs constructions résidentielles ont été faites en fonction d'envoyer les eaux pluviales dans les égouts sanitaires.
Les intervenants municipaux présents ont indiqué qu'ils étaient à la recherche d'une solution globale et qu'il n'était pas question de débrancher les quelque 2700 résidences qui rejettent les eaux pluviales dans les égouts, comme le ministère de l'Environnement l'avait conseillé aux élus de l'ancienne municipalité dans le passé.
Afin d'élaborer des scénarios qui régleraient définitivement le problème, la Ville a mandaté la firme Pluritec. Ces recommandations devraient par ailleurs être déposées à l'automne avant d'être présentées pour approbation au ministère du Développement durable, de l'Environnement et du Lutte contre les changements climatiques.
Selon le directeur du génie de la Ville, Patrice Gingras, l'installation d'un tuyau qui servirait à recueillir uniquement les eaux pluviales et un «reprofilage» des fossés font partie des scénarios à l'étude.
Plusieurs citoyens présents ont profité de l'occasion pour poser des questions et faire part de leur exaspération. René Godon, un citoyen de la rue Lefebvre, a notamment pris la parole afin de décrier que sa maison n'avait plus de valeur en raison des refoulements.
«Ma maison est évaluée à 250 000 $ et je paye les taxes pour cette valeur. Mais je ne peux pas la vendre car je dois dire qu'il y a des risques de refoulement», a-t-il crié avant de quitter brusquement la salle.
Rappelons que depuis plusieurs années, la Ville installe une pompe à l'intersection de la rue Caron et du boulevard Saint-Alexis afin de permettre l'évacuation de l'eau abondante au printemps provenant de la fonte des neiges. Alors que la région recevait d'importantes quantités de pluie au mois d'avril dernier, cette pompe a eu des ratés. Elle a cessé de fonctionner à quelques reprises et a dû être changée. 
Malgré ce changement, des citoyens du secteur ont rapporté que cette deuxième pompe a aussi eu des pépins.
D'autres pompes temporaires ont également été installées en raison du caractère exceptionnel de la dernière crue printanière. Fait à noter, la Ville a reçu un avis de non-conformité du ministère de l'Environnement car les pompes ont rejeté des eaux usées dans les ruisseaux ce printemps.
Si une telle situation se répète d'ici à ce que le problème soit réglé pour de bon, la Ville assure qu'une solution temporaire efficace sera mise en place.