Claude Gagnon a déposé un mémoire au mois de juin.

Redevances: La Tuque refuse de baisser les bras

Les élus de La Tuque ont déposé en juin dernier un mémoire pour réclamer une compensation financière récurrente pour les municipalités qui ont des centrales hydroélectriques d'Hydro-Québec sur leur territoire. Le gouvernement a rejeté la demande, mais le conseiller Claude Gagnon qui réclame un «traitement juste et équitable», refuse de baisser les bras.
«Nous avons examiné avec attention votre proposition. Toutefois, nous avons le regret de vous informer que nous ne pouvons y donner suite par souci d'équité pour les autres municipalités comptant aussi des centrales hydroélectriques d'Hydro-Québec sur leur territoire», peut-on lire dans la réponse de Québec signée par le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire Martin Coiteux et le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles Pierre Arcand.
Une réponse qui ne surprend pas le conseiller Claude Gagnon, il assure même qu'il s'y attendait.
«Par contre, je suis très surpris que la réponse du gouvernement, qui nous vient pourtant de deux ministres sérieux, soit aussi peu élaborée, sans arguments sérieux. À mon sens, c'est très enfantin comme réponse et j'espérais beaucoup mieux de leur part. [...] Dans le fond le gouvernement veut nous tester et voir jusqu'où on est prêt à aller dans ce dossier», a-t-il lancé.
Claude Gagnon, qui avait souligné lors du dépôt du mémoire «qu'il irait jusqu'au bout et même plus», ne croit pas une seule seconde la réponse du gouvernement. La Tuque a d'ailleurs reçu plusieurs appuis depuis le dépôt de sa demande. L'Union des municipalités du Québec, la Ville de Shawinigan, la Ville de Trois-Rivières, la MRC Vallée-de-la-Gatineau, la MRC d'Antoine-Labelle, la MRC de Mékinac et la municipalité de La Bostonnais ont toutes appuyé la demande des élus de La Tuque.
«Juste à voir le nombre de municipalités et de MRC qui nous ont appuyés, on voit bien qu'on n'est pas les seuls à vouloir que ça change. On ouvre le chemin pour les autres», a commenté M. Gagnon.
Ce dernier va se tourner vers la députée de Laviolette, Julie Boulet, afin de pouvoir rencontrer les deux ministres concernés et «même avec le premier ministre si c'est nécessaire».
Le maire de La Tuque assure également qu'il va continuer les démarches.
«On est une région exceptionnelle. Ce n'est pas dans toutes les régions qu'il y a autant de centrales hydroélectriques sur une même rivière. Sur le territoire de la ville de La Tuque, on en a sept. [...] Hydro-Québec est protégée par le gouvernement et chaque cent qu'ils donnent, ce sont des sous qu'ils n'ont pas dans leur proche. On va continuer de tirer sur notre bord», a lancé Normand Beaudoin.