À l'instar de cette partisane de Sidney Crosby, Éric Bédard ne se prive pas pour encourager l'équipe masculine de hockey du Canada aux Jeux olympiques... d'autant plus que les Italiens n'y sont pas représentés!

Quel jour on est?

(Collaboration spéciale) Jeudi, vendredi, samedi? Les journées passent à Sotchi et on commence à avoir de la difficulté à savoir à quel moment de la semaine nous en sommes. Lors de la saison de patinage de vitesse, nous sommes habitués de parler des fins de semaine pour désigner la date de nos prochaines compétitions. Mais dans notre petit cocon olympique, c'est un tout autre monde.
L'horaire olympien en patinage de vitesse est éreintant, avec huit compétitions en douze jours, ce qui fait qu'on en perd rapidement le fil des journées. C'est comme cela pour nous, mais aussi pour toutes les disciplines.
Fort heureusement, nous pouvons rester en contact avec la réalité, et ma présence à Sotchi ne m'a pas empêché de suivre ce qui s'est déroulé dans l'actualité au Québec et en Italie. J'ai même vérifié si je n'ai pas été mal cité dans divers articles. 
En Russie, nous avons accès à Internet sans fil presque partout, donc nous n'avons aucun problème à nous connecter sur les divers réseaux sociaux ou encore sur Skype. C'est différent de la Chine, par exemple, où Facebook n'est pas accessible. Mais ça détonne surtout de ma première présence olympienne à Nagano. 
Il s'agissait des premiers Jeux où Internet était accessible pour une bonne partie de la population. À l'époque, on nous avait créé une adresse courriel quelques semaines avant le début des activités. Pour la première fois, on recevait des messages des amateurs par l'entremise d'un ordinateur. Nous sommes loin de tout ça en 2014.
Homme à tout faire
La journée de jeudi en a été une épuisante pour moi, mais surtout pour ma patineuse Arianna Fontana, qui a gagné l'argent au 500 m. Puisque la délégation italienne n'est pas de la taille de celle du Canada, j'ai dû jouer le rôle de relationniste avec la presse, qui s'est arrachée Arianna.
Puisque le Canada vise une trentaine de podium, l'intérêt envers un médaillé est de moins longue durée qu'en Italie, car nous allons probablement en remporter cinq.
Je devais donc porter un deuxième chapeau et m'assurer qu'Arianna allait être à l'heure à toutes ses entrevues, mais aussi aux diverses rencontres au village olympique.
Italien... sauf au hockey
On peut sortir le petit gars du Canada, mais on ne peut pas sortir le Canada du petit gars. Voilà pourquoi j'étais particulièrement heureux lorsqu'un de mes collègues français m'a dit qu'il pouvait obtenir des billets pour le match de hockey masculin du Canada contre l'Autriche, vendredi.
Nous étions assis à une dizaine de rangées du banc autrichien et on a pu voir tout le talent des Canadiens quand ils ont ouvert la machine en première période. Puisque l'Italie n'a pas d'équipe aux Olympiques, je ne me suis pas privé pour encourager les représentants de l'unifolié, surtout que nous étions à proximité d'un groupe qui travaille à la maison du Canada. J'essaierai d'aller voir d'autres matchs d'ici la fin du tournoi.•
Propos recueillis par Nicolas Ducharme