Trois cents travailleurs rattachés de près ou de loin à la scierie de Rivière-aux-Rats se retrouvent sans boulot.

Précarisation des 300 emplois autour de la scierie de Rivière-aux-Rats

Depuis le 18 décembre, un total de 300 travailleurs rattachés de près ou de loin à la scierie de Rivière-aux-Rats se retrouvent sans boulot. Or, des organisations syndicales membres de la CSN déplorent que Produits forestiers Résolu (PFR) n'ait toujours pas fait les investissements nécessaires à une reprise des activités.
Et un an après avoir tiré la sonnette d'alarme, les syndicats constatent la précarisation des 300 emplois reliés aux opérations de cette scierie dont les retombées sont importantes pour l'économie haute-mauricienne.
En effet, à pareille période l'an dernier, la Fédération de l'industrie manufacturière (FIM-CSN), le Conseil central du Coeur du Québec (CCCQ-CSN) et le Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la scierie Abitibi-Consolidated division La Tuque (CSN) demandaient à la compagnie de réinvestir dans sa scierie de Rivière-aux-rats afin de maintenir les emplois dans la région.
Rappelons qu'un investissement de plus de huit millions de dollars est nécessaire pour moderniser les installations et ainsi, assurer l'emploi aux salariés, somme que PFR refuse toujours d'investir. Pourtant, fait-on remarquer du côté syndical, dans les dernières années, pour aider la compagnie et assurer la pérennité des emplois, les syndiqués ont accepté de nombreuses concessions, notamment des baisses salariales importantes.
En 2015, le gouvernement du Québec a également contribué en offrant une allocation supplémentaire de 120 000 mètres cubes de bois. Qui plus est, la situation économique actuelle est hautement favorable aux exportations en raison de la faiblesse du dollar canadien.
«La compagnie a toutes les conditions favorables pour justifier un investissement de cet ordre afin de consolider et moderniser sa scierie. Il faut que PFR annonce rapidement ses intentions pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs de réintégrer leur emploi», affirme Alain Lampron, président de la FIM-CSN. «Que PFR prenne enfin ses responsabilités et que cesse le temps de l'incertitude», renchérit-il.