Les finissantes de 2014 seront resplendissantes à leur bal de fin d'année nous promet le Salon des futurs mariés et bal de finissants à la bâtisse industrielle de Trois-Rivières.

Plein la vue

Bernard Landry et Monique Jérôme-Forget sont des années-lumières en retard sur les tendances. Exploiter le pétrole québécois pour assurer notre prospérité future, c'est plus dépassé qu'un cheval en phase terminale de Parkinson dans la septième course d'un programme à l'hippodrome trifluvien.
Plus dépassé que Soeur Angèle à côté de Shaquille O'Neill. Plus dépassé que Stephen Harper dans une conférence sur le développement durable. Le pétrole, c'est la préhistoire; l'avenir, la vraie croissance économique, c'est le mariage et les bals de finissants.
Ils font salon, en fin de semaine, à la bâtisse industrielle et franchement, j'en ressors un peu étourdi. Trouver son partenaire de vie, dans le mariage, c'est l'étape insignifiante, la bête formalité.
L'épouser: ça, c'est quelque chose. Les vêtements, le type de cérémonie, son scénario, les anxiolytiques, la réception, le choix d'un célébrant, l'aménagement de la salle de réception, les fleurs, le spectacle de U2, les bijoux, le gardien pour refuser l'entrée à Justin Bieber, le maquillage, les soins du corps, le making-of, le voyage de noces, la location des chameaux si on est Céline Dion, la jarretelle, les faire-part, les photos, le dispositif de sécurité contre les paparazzis, la musique, la bouffe, la réservation de Ginette Reno et/ou Jean-Pierre Ferland si on est un Hells Angel, et j'en passe tellement.
Rien que les gâteaux, c'est devenu du délire technologique. J'en ai vu un, il a été conçu par la NASA, c est sûr. Cinq ou six étages, des rampes, des escaliers, des balcons, des mariés qui dansent le Gangnam Style avec leurs amis au sommet, une fontaine avec chorégraphie des jets d'eau, une voie réservée pour un train léger sur rail et plus de super poutres que n'en exigerait le pont Champlain au cours du prochain millénaire. Pour couper le premier morceau, ça va exiger un appel d'offre auprès d'une entreprise d'excavation. Et ce n'est qu'un gâteau parmi un foisonnement de créations caloriques et sucrées.
Créer l'ambiance de la salle de réception est un art en soi. Les nappes, les fleurs, les chaises, les centres de table, l'éclairage, tout est désormais stylisé et aucun détail n'est négligé. Je n'ai pas les prix mais je pense que vous pouvez louer des invités si vous en manquez.
Et ça, c'est si vous voulez bêtement vous marier ici. Au Canada, je veux dire. Parce que vous pouvez unir vos destinées à l'autre bout du monde si ça vous chante. Il y a des transporteurs aériens qui ne demandent que ça. Et des paradis tout aussi désireux de servir de cadre à votre amour. Vous voulez une plage de rêve? Pourquoi pas Cuba? Moyennant un léger supplément, on peut vous faire le mariage révolutionnaire traditionnel avec Fidel Castro comme célébrant et un buffet de havanes à volonté.
Vraiment, le mariage peut être le plus beau jour de votre vie. Le plus mémorable, c'est quand vous recevez la facture globale.
Je dis ça et on peut faire petit, intime, simple. Cheap. Mais pour le mariage comme pour le bal de finissants, ce sur quoi il serait inconvenant de lésiner, c'est la robe. On a présenté un défilé très couru vendredi soir.
L'accent avait été mis sur les bals de fin d'année. Les finissantes 2014 seront la grâce et l'élégance même. Cette année, on a la paillette généreuse. Les filles pas trop brillantes à l'école pourront se reprendre au bal. Côté couleurs, on joue dans une palette assez convenue, dans les nuances du spectre lumineux comprises entre le violet et le rouge.
Au-delà des considérations techniques, le long de la passerelle, ça magasinait sérieusement des pupilles. Je vous parie une jupe de tulle contre un bustier de satin qu'il s'y est réalisé bon nombre de ventes virtuelles au simple passage des mannequins. Il y a des bouches bées qui ne mentent pas. Et j espère que pour les autres défilés de la fin de semaine, ils reviendront avec cette adorable petite, toute petite gamine, qui a carrément volé la vedette en fillette d'honneur qui refusait de quitter la passerelle. On a bien rigolé.
J'ai assez hâte au Salon des fiançailles.