Les premiers mois d'opération de la nouvelle microbrasserie Ô Quai des Brasseurs ont entraîné leur lot de plaintes de citoyens des environs.

Plaintes: Ô Quai des Brasseurs accepte de corriger le tir

Alors que ses premiers mois d'opération ont entraîné leur lot de plaintes de citoyens des environs, la nouvelle microbrasserie Ô Quai des Brasseurs accepte de corriger le tir pour minimiser les inconvénients, et ce, à la suite d'une réunion entre les promoteurs et les résidents concernés qui a eu lieu la semaine dernière en présence du maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.
«Depuis le début, on respecte la réglementation en vigueur et toutes les règles. Mais juste en bon voisinage, on a accepté de les rencontrer. Ils nous ont demandé certaines petites modifications pour améliorer un peu leur qualité de vie. Malgré qu'on respectait la réglementation, on a établi avec eux certains petits correctifs à apporter.
Ce fut une rencontre qui fut super cordiale, super amicale, parce qu'ils sont super contents de la façon que la construction s'est passée. Même M. Dubois n'était pas là à titre de maire, mais de spectateur», se plaît à rapporter le chargé de projets de la microbrasserie, Nicolas Godbout.
Déjà, avant la construction, les acquéreurs du Resto-Bar La Marina, à Sainte-Angèle-de-Laval, avaient dû composer avec les critiques du voisinage. L'approbation d'une dérogation mineure, nécessaire à la démolition et la mise en chantier, avait même été reportée à la suite des inquiétudes soulevées par certains citoyens.
Ceux-ci disaient craindre l'impact du commerce sur leur qualité de vie et la valeur de leur propriété. Devant leurs préoccupations exprimées en séance publique du conseil municipal de Bécancour, encore là, le premier magistrat avait proposé de rencontrer les parties.
Les changements apportés à la dérogation mineure avaient semblé faire l'unanimité. C'est que le futur établissement, avec ses terrasses sur deux étages, allait assurer la quiétude du voisinage par des mesures «coupe-son» et «coupe vision».
De toute évidence, cela n'aura pas suffi à satisfaire les exigences des citoyens environnants. «Les gens se plaignent qu'il y a encore du bruit. C'est sûr qu'il y a du monde, de la musique. Il a été entendu que des travaux seraient faits pour essayer encore d'atténuer le bruit, tant de la musique que des gens qui sont là, par des moyens, en rallongeant le mur car il y en a une partie, avec de la végétation, qui ne fait pas la job. Il y a d'ailleurs un équipement qui va être installé sur le toit pour diminuer l'impact des souffleries et des équipements de climatisation et de cuisine», explique le maire Dubois.
Des informations confirmées par le promoteur. «Ils nous ont demandé de rallonger un petit peu le mur coupe-son et d'augmenter la densité des plantes dedans. Ils nous ont demandé aussi de trouver une façon de couper le son avec nos machineries de ventilation. On est là pour avoir du bon voisinage, si on peut faire certains gestes qui vont améliorer la qualité de vie des voisins, on est très réceptif à ça», poursuit le représentant de l'entreprise.
Si la musique est sous contrôle, le stationnement cause toutefois problème. «Ce n'est pas à nous de gérer ça», précise M. Godbout. Or, le maire Dubois reconnaît que la question de la sécurité et de la circulation, «c'est le problème de la Ville».
«On a commencé à travailler là-dessus, c'est déjà entamé. Les gens qui ont des bateaux prennent bien de l'espace, ils se reculent quasiment sur le terrain des voisins. Il va y avoir certainement une nouvelle réglementation sur le stationnement, surtout pour les remorques à bateau. Et comme il y a pas mal de circulation, de trafic, il faut hausser les normes de sécurité pour les résidents qui sont là et faire en sorte que les citoyens environnants soient le moins impactés possible par rapport à cet usage-là», fait-il savoir.
Ce dernier était satisfait du déroulement de la rencontre de la semaine dernière. «J'ai demandé aux citoyens de me donner la liste de ce qu'ils souhaitaient qu'on parle. J'ai animé la rencontre. Ça s'est déroulé de façon extrêmement civilisée», conclut M. Dubois.