Le maire Jean-Guy Dubois tiendra une de ses promesses électorales en organisant, mercredi, un chantier économique.

Place au chantier économique

En campagne électorale, il avait promis la tenue d'un chantier économique dans les 100 premiers jours de mandat. Or, mercredi, le maire Jean-Guy Dubois tiendra sa promesse en réunissant autour d'une même table une quinzaine de représentants du monde de l'éducation, du développement économique et du gouvernement.
«C'est une réflexion en profondeur sur l'orientation qu'on doit se donner en regard du développement économique de Bécancour, de son positionnement. Et nous allons poser des gestes pour atteindre nos objectifs. C'est un défi de créativité», a-t-il expliqué, lundi, au Nouvelliste.
Et le lieu de la rencontre, soit les bureaux de la Société du parc industriel et portuaire de Béacncour, est en lui-même fort symbolique, compte tenu du caractère hautement stratégique et névralgique de cette infrastructure provinciale pour le Bécancour de mercredi.
D'ailleurs, son président-directeur général, Maurice Richard, sera de la partie, tout comme son tout nouveau président du conseil d'administration, Jean-Guy Paré, qui participera aussi à la réunion en tant que coprésident du comité de diversification économique.
Lors de ce tout premier rendez-vous, on y retrouvera également des intervenants de différents ministères, du CLD, de la SADC, du Carrefour Jeunesse-Emploi et de la Chambre de commerce de même que des gens de l'UQTR, du Cégep et de la commission scolaire.
Mais comme premier magistrat, il a déjà dans sa mire le fonds de 200 millions de dollars, le parc LaPrade et l'Aluminerie de Bécancour «qu'il faut sauvegarder». À ce sujet, il a été possible d'apprendre que les discussions se poursuivaient toujours entre Alcoa et le gouvernement du Québec pour tenter d'en arriver à une entente sur les tarifs d'électricité d'ici le 1er janvier 2015, à défaut de quoi la multinationale pourrait fermer ses trois usines québécoises, dont l'A.B.I. qui compte un millier de travailleurs. Et c'est sans compter qu'Alcoa cherche encore à vendre son usine de tiges, mais aucune transaction n'a encore été conclue, selon les dernières informations.
«Des shops de 1000 employés, il n'y en aura plus. Il ne faut plus être dépendant de l'extérieur», a fait savoir M. Dubois.
D'où l'importance, dit-il, d'une véritable concertation entre les partenaires du territoire. Et même si l'exercice de demain devrait permettre de mieux arrimer le support technique aux entreprises qui est offert, entre autres, par le CLD et la SADC, le maire de Bécancour n'exclut pas l'idée d'un commissaire industriel rattaché à la Ville.
«Ça fait partie de la réflexion», a-t-il admis en conclusion.