Les candidats péquistes dans Maskinongé et Trois-Rivières, Patrick Lahaie et Alexis Deschênes ont accompagné Pierre Karl Péladeau lors de sa visite de l'Expo habitat Mauricie.

«Philippe Couillard n'est pas fiable», croit Alexis Deschênes

La déclaration du chef du Parti libéral du Québec (PLQ) au sujet de la capacité financière de la province de faire la souveraineté a fait dire samedi à Alexis Deschênes, candidat du Parti québécois (PQ) dans Trois-Rivières, que «Philippe Couillard n'est pas fiable».
Les propos du chef libéral ont aussi été pris quelque peu à la légère par l'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau, candidat pour le PQ dans Saint-Jérôme.
«Voilà quelqu'un qui commence à avoir un peu d'ouverture d'esprit. Mais ça ne lui arrive pas souvent», a lancé en riant M. Péladeau lors de son passage samedi après-midi au Salon Expo habitat de Trois-Rivières.
D'un ton plus sérieux, son collègue péquiste dans Trois-Rivières a mis en doute la «fiabilité» du chef libéral.
«Ce qu'on remarque surtout c'est un changement de discours. La veille, il disait que ça serait la faillite et le lendemain que le Québec est capable. Philippe Couillard n'est pas fiable. Il change d'avis tout le temps», a affirmé Alexis Deschênes.
L'ancien chef libéral Jean Charest a déjà reconnu que le Québec aurait les moyens de déclarer sa souveraineté. Mais Philippe Couillard n'avait exprimé que des doutes vendredi au sujet de cette capacité.
«Oui, bien sûr, le Québec a les capacités. Mais à quel prix?», a-t-il demandé samedi.
Il estime toutefois que la souveraineté du Québec serait économiquement désavantageuse.
«Actuellement, le gouvernement fédéral dépense 16 milliards de plus qu'il reçoit au Québec. On reçoit plus de 9 milliards en péréquation», a-t-il rappelé.
La députée sortante de Champlain réagit vivement aux nombreuses déclarations des libéraux au sujet de la souveraineté.
«Nous parlons de souveraineté et non de référendum. Oui nous sommes souverainistes, mais non, nous n'entrerons pas la souveraineté de force dans la gorge des gens. Pourquoi M. Couillard craint-il qu'on questionne les gens?»
«Nous parlons aussi de souveraineté économique. Ça m'apparaît essentiel de conserver nos entreprises ici», a ajouté M. Péladeau.
Avec la collaboration de La Presse