Patrick Lahaie, candidat péquiste dans Maskinongé, veut ramener les jeunes dans son comté.

Patrick Lahaie veut faire revenir les jeunes

Le candidat péquiste dans Maskinongé, Patrick Lahaie, s'engage à soutenir activement tout projet qu'on lui présentera et qui permettra de créer des emplois pour les jeunes de sa circonscription. Car il souhaite non seulement conserver les jeunes familles dans Maskinongé mais ramener celles qui en sont parties, faute d'emplois intéressants. C'est le premier des cinq dossiers prioritaires qu'il s'était engagé à mettre sur la table.
M. Lahaie dit ne pas en être revenu quand, à la suite d'une visite au Club de l'âge d'or de Saint-Paulin, les aînés ne lui ont pas parlé de l'aide aux aidants naturels ni même d'assurance autonomie mais plutôt du manque d'emplois pour leurs petits enfants qu'ils aimeraient voir revenir dans la région. Il propose donc la mise sur pied d'un comité d'action pour favoriser le retour des jeunes, composé de gens des milieux communautaire, économique et municipal.
«Toutes les bonnes idées seront retenues: services de proximité en milieu rural, mise en place de CPE ou de marchés d'alimentation, tout ce qui peut être mis en place avec le Carrefour jeunesse emploi et d'autres partenaires. En termes chiffrés, ce n'est pas un engagement qui est lié à un montant énorme mais je vise 2014 pour rendre public un rapport sur les engagements qui suivraient.»
Des maires qu'il a déjà rencontrés lui ont aussi fait part des mêmes préoccupations. «À Saint-Édouard, il y a un projet de café. Moi j'embarque là-dedans.» À Saint-Alexis-des-Monts, où le maire Michel Bourassa se désole toujours de la fermeture de la Maison familiale rurale, il a discuté d'un projet d'auberge jeunesse.
«Il a déjà parti le projet. Il reste à trouver le budget pour transformer la MFR. C'est un projet qui souvent donne des emplois à des jeunes et qui contribue à revitaliser le coin. Il faut savoir que Saint-Alexis est considéré comme un village dévitalisé. C'est un beau projet. Ce n'est pas tout le monde qui peut aller à Sacacomie. J'en ai parlé aussi à Yvon Deshaies à Louiseville. J'ai demandé qu'on m'envoie des gens sur ce comité.»
M. Lahaie n'a pas l'intention de créer des projets lui-même mais souhaite que son bureau devienne un point de chute. «Vous savez, j'ai beaucoup de jeunes dans mon équipe et quand je leur demande ce qu'ils feront quand ils auront terminé leurs études à Montréal, ils me répondent qu'ils ne savent pas trop encore ce qu'ils pourront trouver comme travail ici.»
Le candidat faisait par ailleurs une comparaison avec la campagne de 2012 et celle en cours et il juge qu'en 2014, le Parti québécois arrive à mieux faire passer son message.
«En 2012, il y avait du bruit partout: des problèmes de corruption, la crise étudiante, le Plan nord, les manifs à gauche et à droite, mais cette année, je pense qu'on a vraiment une campagne où la Mauricie va ressortir, avec de vrais débats. Maintenant qu'on a terminé de faire les annonces de candidatures, je veux donner l'exemple en prenant des engagements fermes. Si tout le monde fait de même, on va ressortir de la campagne avec des députés qui auront une obligation de résultat.»
M. Lahaie s'est dit content du début de la campagne qui a été très intensif. Il reprend maintenant le bâton du pèlerin pour terminer sa tournée des maires et écouter leurs préoccupations.