Patrick Lahaie

Patrick Lahaie s'engage à créer 1000 emplois

La valse des engagements politiques en matière de création d'emplois prend de l'ampleur à mesure que la campagne électorale avance. Après que le chef caquiste François Legault eut promis la création de 7600 emplois à Bécancour, voilà que Patrick Lahaie annonce un engagement de 1000 emplois créés et consolidés pour la circonscription de Maskinongé.
Selon le candidat du Parti québécois, les programmes gouvernementaux offerts aux entrepreneurs ont la capacité de soutenir adéquatement le milieu de l'économie. De plus, le Fonds de diversification économique de 200 millions $ prévoit qu'environ 5 % de l'enveloppe seront réservés au territoire de cette circonscription.
«On a les outils, on a le fonds de 200 millions. On l'a prouvé avec notre aide aux Boiseries Leblanc, aux Serres Saint-Laurent de Saint-Étienne-des-Grès. On peut l'utiliser pour Louiseville», raconte M. Lahaie, qui a fait cette déclaration hier matin en compagnie de Martine Ouellet, ministre des Ressources naturelles.
Patrick Lahaie avance que cet objectif de 1000 emplois est réalisable. Il croit même aller en chercher davantage. Et certainement plus que les libéraux ont pu en créer, laisse-t-il entendre.
«Le bilan des 10 ans du gouvernement libéral pour le parc industriel régional est qu'il n'y a eu aucune entreprise majeure qui s'y est installée depuis 2005. L'équipe de candidats du Parti libéral dénonce la situation de l'emploi. C'est leur propre bilan qu'ils dénoncent. Lorsque le chef libéral parle d'une perte de 12 000 emplois en Mauricie, il s'agit essentiellement du bilan libéral. Plus de 6500 emplois se sont perdus en Mauricie dans la dernière année du gouvernement libéral», déclare M. Lahaie, qui affirme que selon Statistique Canada et l'Institut de la statistique du Québec, près de 8000 emplois ont été créés en Mauricie entre le quatrième trimestre de 2012 et le quatrième trimestre de 2013.
M. Lahaie cible les nouvelles technologies pour créer des emplois. Il mise sur le savoir des gens de la région en matière de recyclage et dans le secteur du meuble afin de donner du pep à l'économie.
«M. Deshaies (Yvon, le maire de Louiseville) demandait si on était capable d'attirer des sous-traitants de grandes entreprises dans le parc industriel régional. Certainement!», ajoute M. Lahaie.
Si le candidat péquiste fait preuve d'une telle confiance, c'est qu'il a travaillé au développement de certains dossiers au cours des derniers mois, alors qu'il n'était pas le député de Maskinongé. Selon lui, les annonces faites dernièrement par le gouvernement Marois ont nécessité son apport.
«Les projets de Pur Safran, de la Ferme de la Nouvelle-France et du projet d'étude pour l'Internet haute vitesse dans la MRC de Maskinongé étaient complètement bloqués sous l'ancien gouvernement libéral. Ça prenait une intervention politique, j'ai fait des interventions et ça a fait la différence. Ça a envoyé un signal dans la population que le candidat péquiste pas assez connu en 2012 est mieux équipé pour se présenter en 2014», soutient M. Lahaie.
Toujours confiants
Par ailleurs, l'équipe péquiste demeure confiante de mériter la confiance des électeurs lors de l'élection malgré les récents sondages qui donnent la victoire au PLQ.
«Il reste deux semaines et un débat à la campagne électorale, tempère M. Lahaie. On a un plan de campagne et on va atteindre nos résultats.»
Les propos de François Legault, selon lesquels le Parti québécois n'est plus dans la course, font sourire Martine Ouellet.
«Je pense que M. Legault pourrait appliquer ses propos à lui-même. Il devrait être plus prudent», lance Mme Ouellet, en rappelant d'autre part que le PLQ s'est longtemps opposé à la mise sur pied d'une commission d'enquête sur la construction lorsqu'il était au pouvoir.