Patrick Carpentier

Patrick Carpentier est retombé en amour

Après une longue carrière en monoplace et en stock-car, Patrick Carpentier ne pensait pas retomber en amour avec la course automobile lorsqu'il s'est amené au GP3R l'année dernière.
Et pourtant... La dernière expérience du pilote de Joliette datait de trois ans plus tôt, quand il avait accepté une invitation à la dernière seconde afin de se qualifier pour les 500 miles d'Indianapolis. Avec peu de sommeil, dans une voiture sans son propre siège et avec un casque trop grand, il avait heurté le mur et avait décidé que c'en était assez. Puis, l'année dernière en rallycross, les papillons sont revenus.
«J'avais tellement de fun, je voulais absolument me qualifier pour la prochaine étape. C'était ça ma motivation. C'est une des rares fois dans le sport automobile où cette facette a pris le dessus sur la nervosité. Je voulais juste avancer et j'aurais tout donné. Quand tu rentres dans le stade, c'est vraiment le fun avec la foule qui crie.»
Carpentier n'a donc pas eu à se faire prier pour tenter l'aventure de nouveau en 2015. Mieux encore, son commanditaire Marley's Mellow Mood n'a pas hésité à l'appuyer, puisque 18 millions de clics ont été enregistrés sur le site web de l'entreprise lors du GP3R l'année dernière. Toutefois, son avis n'a pas changé depuis l'année dernière: pas question de disputer tout le calendrier du Championnat mondial de rallycross.
«C'est une série où j'adorerais courir toute l'année si j'en avais la chance, mais je n'ai pas essayé. On m'avait offert de faire la course en France, mais j'ai dit non. Le hic, c'est que c'est une série européenne. J'ai des enfants et une entreprise de construction ici et aux États-Unis. Ce n'est plus comme avant où je pouvais sauter dans l'avion. À mon âge, ce n'est plus réaliste.»