Réal Daneault, Michel Bérubé et Marcel Brière font partie des bénévoles qui ont distribué les invitations à la séance publique du conseil municipal de Shawinigan, mardi soir.

Parc de la Rivière-Grand-Mère: invitation à envahir le conseil

Le conseil municipal de Shawinigan pourra mesurer assez concrètement le degré de sensibilité de la population à la détérioration du paysage au parc de la Rivière-Grand-Mère, alors que les gens qui souhaitent un entretien un peu plus minutieux sont invités à se manifester à l'assemblée publique de mardi soir.
Voilà à quoi ressemblait la rivière Grand-Mère au coeur du parc qui porte son nom au tournant du nouveau millénaire.
Aujourd'hui, l'île centrale est envahie par des sédiments et une végétation indésirables.
Un groupe de bénévoles mené par Réal Daneault a distribué les invitations dans les boîtes aux lettres des résidences du secteur Grand-Mère au cours des derniers jours. Le feuillet appelle à la mobilisation, avec des photos qui illustrent le coup d'oeil qu'offrait l'îlot avant la fusion par rapport à aujourd'hui.
Depuis quelques années, des citoyens interpellent le conseil municipal sur son plan d'intervention pour redonner au parc de la Rivière-Grand-Mère ses lettres de noblesse. La petite île est envahie par les sédiments et les quenouilles, pendant que la Ville de Shawinigan et le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques se renvoient la balle.
Le comité souhaite qu'une intervention se fasse avant le 75e anniversaire du rassemblement de la Fête nationale, en 2017. Il compte sur le poids de la mobilisation pour obtenir l'heure juste, mardi soir en séance publique.
Une pétition sera déposée à la même occasion. M. Daneault tient à dévoiler le nombre de signataires lors de l'assemblée du conseil, se limitant à dire pour le moment que «plusieurs milliers» de personnes appuient la démarche. Au début septembre, 1500 personnes avaient apposé leur nom à cette pétition.
«On veut que la Ville prenne le dossier en main», résume M. Daneault. 
«Elle a négligé le parc, elle ne s'en est pas occupée, ce n'était pas important pour elle. Il faut que des démarches soient faites pour qu'on retrouve notre plan d'eau.»
En septembre, le MDDELCC confirmait que la Ville de Shawinigan n'avait fait aucune demande de certificat d'autorisation pour un projet de dragage au parc de la Rivière-Grand-Mère. 
De son côté, le maire, Michel Angers, détecte que le ministère préfère que la nature fasse son oeuvre, sans intervention humaine.