Le parc de la Rivière-Grand-Mère.

Parc de la rivière-Grand-Mère: des bénévoles veulent une corporation

Pour Réal Daneault et son groupe préoccupé par l'avenir du parc de la Rivière-Grand-Mère, les travaux de dragage du bassin attendus au cours des prochains mois ne doivent pas constituer l'aboutissement d'un dossier, mais plutôt le début d'une nouvelle ère d'un site exceptionnel qui n'offre plus qu'un pâle reflet de ses glorieuses années.
Voilà pourquoi il souhaite former une corporation sans but lucratif, dont l'objectif consistera à amasser des fonds pour remettre un peu de vie à cet endroit.
Les gens intéressés par l'avenir de ce parc sont invités à une rencontre d'information le mercredi 20 septembre, à 19 h, au sous-sol de l'église Saint-Paul. Jean-Pierre Jolivet, représentant du comité de citoyens mis sur pied l'an dernier pour nettoyer le bassin, en profitera pour faire le point sur les négociations entre la Ville de Shawinigan et la direction régionale du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques sur les travaux attendus.
Par la suite, M. Daneault et Alain Lirette doivent exposer leur plan, à savoir la création d'une corporation pour impliquer la population dans la revitalisation du parc de la Rivière-Grand-Mère. Ils proposeront l'achat d'une carte de membre à vie de 10 $ pour aider à financer les actions du mouvement. L'organisme pourra également solliciter des aides financières aux différents paliers de gouvernement.
«Il y a déjà eu plein d'activités dans ce beau parc», rappelle M. Daneault. «Des patinoires, des glissades, des fêtes, une course de pitounes, des corvées de nettoyage... Notre parc était propre, il y avait des fleurs.»
«Là, il n'y a plus rien», déplore-t-il. «C'est mort! C'est pourquoi nous voulons amener le projet d'une corporation. On veut impliquer les jeunes. Nous voulons nous adresser à la commission scolaire pour passer le message dans les écoles, surtout à l'école secondaire Du Rocher.»
Pour M. Daneault, la rencontre du 20 septembre servira de baromètre. 
«Si les gens n'embarquent pas, on va dire merci beaucoup, on débarque!», tranche-t-il. «On veut ravoir notre parc comme il était. Mais s'il n'y a que nous qui sommes impliqués, ça ne vaut pas cher! Il faut que tout le monde embarque.»