Yves-François Blanchet

«On a réalisé nos engagements», affirme Yves-François Blanchet

Après avoir passé le début de la campagne dans son comté de Johnson, le ministre régional sortant, Yves-François Blanchet, débarque en Mauricie afin de ne pas laisser les gens attaquer «injustement» le bilan de son gouvernement en région.
«On a fait plus en un an que les libéraux en neuf ans. Nous, on a réalisé nos engagements», affirme-t-il avec conviction, citant le dossier du CHRTR, «qui avait traîné pendant des années», ou celui de l'eau à Shawinigan, «que j'ai réglé avec une certaine facilité».
Dans ce dernier cas, le ministre de l'Environnement sortant met en cause directement Julie Boulet. «Elle voulait que le dossier de l'eau ne se fasse pas», soutient-il.
D'ailleurs, M. Blanchet a tiré à boulets rouges sur la députée libérale. «C'est quelqu'un qui n'a rien livré pour diversifier l'économie de Shawinigan, qui n'a aucune incidence si positive sur son comté alors que le secteur de Grand-Mère est désoeuvré. Les gens de Laviolette doivent voter autrement que par habitude. Je suis très tenté d'y faire un tour», a-t-il lancé, soulignant les réalisations péquistes dans Saint-Maurice, dont le soutien au Centre d'entrepreneuriat et à la Station du numérique et dans les bornes électriques.
Quant au futur colisée de Trois-Rivières dont le financement a été assuré par les trois candidats péquistes concernés, il répète qu'avec un consensus régional, «on va le faire passer vite», d'autant plus, dit-il, que «l'UQTR va redonner au projet la dimension que la Ville souhaitait».
Reprochant aux libéraux d'avoir voulu déclasser Gentilly-2 sans le dire, mais aussi, sans un sou, M. Blanchet rappelle le Fonds de 200 millions de dollars mis en place par son gouvernement et dont les 25 millions de dollars déjà engagés permettent la création de 649 emplois.
«J'ai une couple de questions à poser à Jean-Denis Girard. Maintenant que l'ancien président de la Chambre de commerce du Coeur-du-Québec a traversé à Trois-Rivières, est-il d'accord avec le maire de Bécancour qui a besoin de plus d'argent du Fonds? Et le candidat libéral n'ose plus dire un mot contre le Fonds», fait-il remarquer.
Par ailleurs, selon lui, si les libéraux sont convaincus que les gens ne veulent pas d'un référendum, «ils ne devraient pas avoir peur qu'on en fasse un». Interrogé à savoir s'il y en aura un, oui ou non, M. Blanchet répond: «mon impression, c'est qu'on ne se rendra pas là. Il n'y a pas d'appétit pour un référendum».
«Est-ce qu'on donne la clé de la commission Charbonneau à ceux qui n'en voulaient pas et qui sont les plus souvent accusés? Et Couillard, de son poste de ministre, a négocié un emploi dans le privé», s'est-il plu à lancer.
À son avis, les Québécois jugeront du fait «qu'on forme des médecins aux frais des contribuables qui vont travailler dans une dictature sexiste et placent leur argent dans un paradis fiscal».
Finalement, M. Blanchet déplore le fait que le niveau de la campagne nationale «contamine» les enjeux locaux. «Il faut parler d'autre chose que d'un référendum virtuel», a-t-il conclu.