Pauline Marois et Jean-René Dubois

Offensive du Parti québécois en Mauricie

Le Parti québécois (PQ) espère sérieusement prendre trois circonscriptions de la Mauricie et du Centre-du-Québec détenues par le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ). Après l'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau samedi, c'était au tour de la première ministre sortante, Pauline Marois, de visiter la région pour courtiser les électeurs.
Les trois circonscriptions ciblées sont Nicolet-Bécancour (CAQ) de même que Trois-Rivières et Maskinongé (PLQ). D'ailleurs, Pauline Marois a participé en matinée dimanche à un déjeuner à Bécancour en compagnie du candidat péquiste dans Nicolet-Bécancour, Jean-René Dubois.
Par la suite, la caravane de la chef du PQ s'est rendue à Sainte-Angèle-de-Prémont, dans la circonscription de Maskinongé. Presque tous les candidats péquistes de la région, à l'exception d'André Beaudoin dans Laviolette qui ne pouvait être là, étaient aux côtés de leur chef pour fouetter les quelque 150 militants réunis.
«Je ne prends jamais rien pour acquis nulle part. Nous avons en Mauricie des candidats exceptionnels», a affirmé la chef du PQ.
Les péquistes de la région, Alexis Deschênes candidat dans Trois-Rivières, Noëlla Champagne dans Champlain, Jean-René Dubois dans Nicolet-Bécancour, Patrick Lahaie dans Maskinongé et Luc Trudel dans Saint-Maurice, ont voulu démontrer ce week-end à leurs militants et aux électeurs une équipe forte et unie. Ce message d'unité était très clair autant samedi avec Pierre Karl Péladeau qu'hier avec Pauline Marois.
«Nous avons vraiment une équipe remarquable et talentueuse. Il faut faire la bataille jusqu'au bout et je vais la faire. J'ai visité environ 35 circonscriptions. C'est essentiellement des circonscriptions qui ne nous appartiennent pas, parce qu'on veut aller chercher des comtés de plus pour former un gouvernement majoritaire», a ajouté la première ministre sortante.
Pauline Marois a notamment parlé d'économie et d'emploi, deux sujets qui préoccupent beaucoup les électeurs de la région. Le candidat dans Maskinongé, Patrick Lahaie, a soutenu que toutes les énergies sont mises pour remporter les trois circonscriptions convoitées. «Nous ne voulons pas retourner au Québec de 2012 avec une crise sociale et une crise avec la corruption. On veut un gouvernement où la Mauricie sera forte. Une présence d'un caucus de la Mauricie fort au gouvernement, ça fait la différence», a affirmé Patrick Lahaie.
Jean-René Dubois, le candidat dans Nicolet-Bécancour, estime que les électeurs de sa circonscription ne parlent plus de la fermeture de la centrale Gentilly-2, mais plutôt de l'utilisation du fonds de diversification économique de 200 millions $ créé par le PQ après cette fermeture.
«On doit utiliser tout le potentiel du fonds de diversification. Environ 14 % du fonds est utilisé avec 650 emplois créés et 4000 de consolidés», a ajouté Patrick Lahaie.
PKP défend le bilan économique du Parti québécois
Pierre Karl Péladeau était aussi en Mauricie et au Centre-du-Québec samedi. Il a accompagné les candidats péquistes de ces deux régions lors d'événements publics ou des rencontres avec des entrepreneurs. Après un dîner avec des membres de la communauté d'affaires à Nicolet en compagnie de Jean-René Dubois, M. Péladeau a visité le Salon Expo habitat aux côtés des candidats dans Trois-Rivières, Maskinongé et Champlain.
En entrevue samedi au Salon Expo habitat, M. Péladeau a précisé qu'il était venu parler «de développement économique et de création d'emploi».
«C'est pour ça que je me suis engagé en politique, pour amener auprès de l'équipe de Mme Marois une expertise, mon expérience en gestion d'entreprises. Pour faire en sorte qu'on soit bien attentif à la bonne gestion de ce qu'on considère être l'assainissement des finances», a précisé Pierre Karl Péladeau. «L'important c'est d'avoir un gouvernement majoritaire du PQ, d'être attentif aux intérêts de Trois-Rivières.»
Alexis Deschênes a pour sa part ajouté qu'il souhaite travailler avec le candidat dans Saint-Jérôme pour favoriser l'essor de l'entrepreneuriat à Trois-Rivières. «C'est un des chantiers de M. Péladeau. Il faut que les gens remarquent que le meilleur candidat au point de vue économique c'est Pierre Karl Péladeau. On veut favoriser la diversification économique en Mauricie et favoriser l'essor de l'entrepreneuriat. Et je pense qu'on a un homme tout indiqué pour nous accompagner», a déclaré M. Deschênes.
Le candidat péquiste dans Trois-Rivières estime de plus que le dernier gouvernement du PQ a un meilleur bilan économique au niveau de la création d'emploi que le précédent gouvernement libéral.
«Il s'est créé en Mauricie 3600 emplois en 2013, c'est le bilan du PQ. Sous le Parti libéral du Québec, de 2008 à 2012, il s'en est perdu 2100», a-t-il affirmé en rappelant que plusieurs projets sont en processus de réalisation. Alexis Deschênes a cité les projets d'usine d'engrais d'IFFCO, d'usine de fabrication d'hydroliennes RER Hydro, une usine hydrométallurgique par l'entreprise Minéraux rares Quest, ainsi qu'un centre d'appels de Desjardins.
«Les libéraux divertissent l'attention. Pendant neuf ans, ils n'ont rien fait au niveau économique. Ce qu'on connaît, c'est la corruption, la collusion. C'est favoriser des petits amis dans les garderies. Lors des 18 mois du gouvernement Marois, le PQ a mis le Québec sur ses rails», a poursuivi M. Péladeau.