La chef du PQ, Pauline Marois, a participé samedi soir au rassemblement des militants péquistes de la Mauricie.

Offensive de la dernière chance du PQ en Mauricie

La chef du Parti québécois (PQ) a passé toute la journée de samedi en Mauricie et au Centre-du-Québec. À deux jours des élections générales, la première ministre sortante a multiplié les apparitions publiques dans la région.
<p>La chef du PQ, Pauline Marois, a visité samedi les installations de RCM à Yamachiche avec Patrick Lahaie, candidat dans Maskinongé, et de Bernard Drainville.</p>
Pauline Marois mise beaucoup, à l'instar des chefs de la Coalition avenir Québec (CAQ) et du Parti libéral du Québec (PLQ), sur d'éventuels gains dans les circonscriptions de Maskinongé, de Trois-Rivières et de Nicolet-Bécancour.
Samedi soir, Pauline Marois a participé au rassemblement des militants de la Mauricie, où elle a été particulièrement incisive à l'endroit des libéraux et de leur chef, Philippe Couillard. Près de quatre cents personnes ont participé à cet événement.
La chef du PQ a lancé un appel à la mobilisation des troupes péquistes et a présenté les candidats de la région. Pauline Marois a, lors de cette soirée, surtout parlé d'identité, de langue française et de charte des valeurs québécoise, tout en évitant de parler de souveraineté. La chef péquiste a toutefois rappelé qu'elle avait amorcé la campagne électorale à Trois-Rivières et qu'elle tenait à y être à deux jours du vote.
De plus, elle a affirmé que les libéraux et les caquistes allaient mettre un frein à plusieurs projets annoncés par le PQ dans la région. «Depuis des mois, notre gouvernement est en train de relancer l'économie d'ici. Il y a des centaines de bons emplois qui viennent avec ces investissements», a lancé la chef péquiste. «François Legault et Philippe Couillard menacent d'arrêter ces projets. Ils ont dit qu'ils voulaient freiner l'élan que la Mauricie est en train de se donner», a-t-elle ajouté.
Patrick Lahaie, candidat dans Maskinongé, a fait l'éloge des réalisations de son parti depuis son accès au pouvoir en 2012 et de décisions qui ont touché directement la région. «Le PQ a fait davantage pour la Mauricie en 18 mois que le PLQ en neuf ans. Nous avons dû prendre la décision difficile, mais nécessaire de sortir le Québec du nucléaire et nous avons appuyé la région avec le fonds de diversification économique de 200 millions $», a affirmé le candidat de la circonscription où résident plusieurs anciens travailleurs de la centrale nucléaire.
«Après plus d'un an, le fonds a accordé un soutien financier totalisant près de 25 millions $. Et ces investissements ont généré après quelques mois seulement des retombées économiques de près de 132 millions $ pour la région.»
Souvent accusé par ses détracteurs de ne pas être de la région, le candidat péquiste dans Trois-Rivières, Alexis Deschênes, a soutenu que la «capitale régionale mérite une offre politique plus substantielle qu'un acte de naissance». Le péquiste a rappelé l'importance qu'il accorde à l'innovation et à la croissance des entreprises.
Il a affirmé encore une fois que Trois-Rivières pourra accéder à une situation de plein emploi en 2020 grâce notamment au fonds de diversification économique et en appuyant les entreprises en croissance, la recherche et l'innovation ainsi que l'exportation. «Je veux mener toutes les batailles pour que Trois-Rivières ne perde rien, pour que Trois-Rivières ne fasse que gagner», a martelé Alexis Deschênes.
Une journée complète dans la région
La chef péquiste a passé la journée dans la région. Après un déjeuner à Drummondville et un dîner avec des militants à Nicolet, Pauline Marois, a visité les installations du Groupe RCM à Yamachiche. Elle était accompagnée de Patrick Lahaie, ainsi que de Bernard Drainville, le ministre responsable du projet de la charte des valeurs québécoises.
Le Groupe RCM à Yamachiche est une entreprise d'économie sociale qui se spécialise dans le recyclage. Rappelons que le gouvernement dirigé par Pauline Marois a accordé en septembre dernier une contribution financière non remboursable de 500 000 $ et un prêt sans intérêt de 250 000 $ à RCM. Cette aide financière avait garanti la survie de l'entreprise et le maintien de quelque 75 emplois occupés par des travailleurs dont plusieurs ont un handicap.
«C'est ce que devrait faire le gouvernement, aider des entreprises comme la vôtre», a affirmé Mme Marois aux employés réunis pour l'écouter.
La chef péquiste a ajouté que l'aide accordée à cette entreprise offre des emplois à des travailleurs, souvent laissés-pour-compte, et permet de «protéger l'environnement».
Dimanche, Pauline Marois était dans la région de Québec ainsi que dans sa circonscription, à La Malbaie. Elle a rassuré ses militants quant à son avenir politique.
«Je suis votre députée depuis sept ans bientôt et j'ai l'intention d'être là encore pour les sept prochaines années», a-t-elle lancé en provoquant cris et applaudissements.