Jean-Guy Dubois a renouvelé sa confiance dans le projet d'hydroliennes prévu sur son territoire.

Nouveau sursis pour RER Hydro

La Cour supérieure a accordé mardi un nouveau délai à RER Hydro, soit jusqu'au 3 février, pour lui permettre de se sortir de son impasse financière. Et légalement, toutes les offres d'achat possibles devront être transmises au plus tard le 30 janvier, à midi.
Au bord de la faillite, l'entreprise n'en est pas à son premier sursis pour tenter de trouver une solution à sa crise financière qui l'empêche de démarrer son usine d'hydroliennes à Bécancour. Ayant eu recours à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies le 24 juillet, le promoteur a obtenu plus d'une fois une nouvelle date butoir.
Cette fois, certains avancent une proposition d'achat par EDF (Électricité de France). Mais du côté de la firme Raymond Chabot Grant Thornton, on ne veut confirmer les acheteurs potentiels.
À l'automne 2013, la première ministre de l'époque, Pauline Marois, avait annoncé en grande pompe l'implantation d'une usine de fabrication d'hydroliennes à Bécancour au coût de 130 millions de dollars. Dans ce partenariat impliquant RER Hydro, la compagnie Boeing et Hydro-Québec, le gouvernement y allait d'une contribution à la hauteur maximale de 85 millions de dollars sous forme d'équité et de prêts.
Jusqu'à nouvel ordre, l'entreprise misait sur un jeu de tarifs avec la société d'État pour éviter d'avoir recours au maximum de prêts gouvernementaux.
Depuis plusieurs mois, le promoteur Imad Hamad a rencontré des élus et des intervenants économiques de la région pour leur vendre son plan d'affaires et les sensibiliser aux obstacles politiques qui semblaient toujours se dresser devant lui, particulièrement du côté du ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust.