Les quelque 250 employés de la Coop fédérée à Trois-Rivières sauront quel sort les attend, ce vendredi matin à l'occasion de la visite du grand patron, Claude Lafleur.

Menace de fermeture à la Coop fédérée: 250 emplois en jeu

Alors qu'ils nagent en pleine incertitude depuis trois mois, les quelque 250 employés du centre de distribution et du centre administratif de la Coop fédérée à Trois-Rivières seront fixés sur leur sort vendredi matin alors que le grand patron Claude Lafleur doit les rencontrer dès 9 h pour leur expliquer ce qu'il compte faire avec les installations du boulevard Saint-Joseph.
Depuis le début du mois de novembre, alors que la Coop fédérée avait fait l'acquisition par l'entremise de sa bannière Unimat d'une participation dans le Groupe BMR, plusieurs craignent le pire à Trois-Rivières.
Les dernières semaines n'ont d'ailleurs pas réussi à apaiser les doutes des employés.
Toujours inquiet du sort de la Coop fédérée à Trois-Rivières, le président du local 178 d'Unifor, André Dufresne, ne se berce d'ailleurs pas d'illusion.
Le syndicat craint que le centre de distribution de Trois-Rivières, qui alimente 175 quincailleries Unimat et la Coop du Québec, de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick, cède sa place au centre de BMR situé à Boucherville.
«C'est inquiétant. J'essaie malgré tout de rester optimiste même s'il y a des démissions qui se donnent et qu'ils ne sont pas capable de garantir l'ouvrage», mentionne-t-il.
Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, était sensiblement sur la même longueur d'ondes. «Ça ne regarde pas bien. Présentement, la lumière est jaune et on sent la lumière rouge allumer», a-t-il imagé, déçu de voir la compagnie agir de la sorte après lui avoir offert des accommodements dans ses installations.
Sans savoir ce que l'annonce du grand patron de la Coop fédérée réserve concrètement aux employés, André Dufresne estime néanmoins que quatre scénarios sont possibles, dont le statu quo, la fermeture du centre administratif et la transformation du centre de distribution en centre de distribution régional administratif ou la transformation en centre spécialisé pour l'agriculture.
Il demeure également possible que tout soit fermé complètement, ce qui entraînerait la perte de 250 emplois directs et environ 500 emplois indirects, selon le représentant syndical.
«Je n'ai aucune idée de ce qui va être annoncé. J'espère que ça ne fermera pas, mais ça va faire mal à Trois-Rivières. On en perd assez d'emplois dans la région. On va se battre jusqu'au bout», déplore M. Dufresne.
Quant au maire Lévesque, il souhaite que le Fonds de solidarité FTQ, qui a investi une cinquantaine de millions $ dans la Coop fédérée, intervienne pour empêcher une fermeture complète et ainsi sauver les emplois en jeu. «Leur mission est de développer l'économie du Québec et s'assurer de maintenir les emplois», a-t-il souligné à propos du Fonds.