Maxime Saint-Cyr

Maxime Saint-Cyr a gagné la confiance d'Éric Veilleux

Obtenu à la dernière période des transactions pour compléter le puzzle offensif du Drakkar, Maxime Saint-Cyr s'avère bien plus utile à Éric Veilleux qu'un simple élément de profondeur.
L'ex-vedette des Estacades midget AAA a su gagner rapidement la confiance d'Éric Veilleux, qui l'emploie soir après soir avec ses meilleurs joueurs, à forces égales comme à cinq contre quatre.
«J'aime beaucoup ce qu'il nous donne, sa progression. Il a tout ce qu'il faut pour gagner sa vie avec le hockey après son passage chez les juniors. Que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe, pas de doute dans mon esprit qu'il jouera chez les professionnels.»
St-Cyr a quand même eu besoin de se faire brasser un peu avant de montrer à son nouvel entraîneur de quoi il était capable. Deux semaines après son arrivée avec le Drakkar, il a eu droit à un petit tête-à-tête avec Veilleux.
«Je n'étais pas satisfait de son niveau de compétition. Vidéo à l'appui, je lui ai montré des séquences, et il y avait un seul message: tu relèves ton niveau de compétition, ou tu ne joueras pas! Maxime a compris du premier coup, je n'ai jamais eu besoin de répéter. Il compétitionne autant offensivement que défensivement. Et c'est drôle, depuis cet ajustement, il s'est mis à remplir le filet», sourit Veilleux, qui évoque la fiche de 13 buts et autant de mentions d'aide en 29 matchs avec le Drakkar en saison régulière.
«Il a de bonnes mains, c'est un tireur d'élite. Depuis le début de la série face aux Cataractes, il n'a pas marqué, mais je suis convaincu que c'est une question de temps. Les chances sont là... »
Le principal intéressé préfère pour sa part laisser parler son bâton à ce stade-ci de l'année. Chaque question se termine par une réponse comptant au maximum quatre-cinq mots, question visiblement de s'assurer de ne pas déplaire à son nouveau mentor qui, en séries, rappelle souvent à ses joueurs l'importance d'être très prudent avec les journalistes!
La seule fois où St-Cyr déroge un peu de son plan, c'est lorsqu'on lui demande comment il avait perçu la transaction au moment où il avait appris son transfert de Rouyn-Noranda vers la Côte-Nord. «Ce fut un choc au début, une surprise. Mais les joueurs dans la chambre ont tout fait pour m'aider à m'intégrer, je me suis très rapidement senti à l'aise. Pour le reste, ça va bien, je suis ici pour jouer au hockey!»