Le gardien de la Lettonie Kristers Gudlevskis a multiplié les prouesses, frustrant notamment Jeff Carter quand ce dernier s'est présenté seul devant lui en deuxième période.

Match peu convaincant pour le Canada

Je vous l'accorde, le gardien letton a très bien joué. Oui, je sais, le Canada a bénéficié de plusieurs chances de marquer, qu'il aurait pu mettre le match hors de portée de ses adversaires en début de rencontre. Si Sidney Crosby avait marqué en échappée et que Chris Kunitz avait enfilé l'aiguille au lieu de toucher le poteau quelques secondes plus tard, on parlerait peut-être d'une victoire facile. Mais ce ne fut pas le cas.
Dans l'ensemble, je n'ai pas aimé le spectacle qu'a offert l'équipe canadienne. Sur les plans de l'intensité et de l'exécution, nous devons exiger quelque chose de mieux de nos représentants. Personnellement, je trouve le Canada plutôt amorphe depuis le début du tournoi olympique. Le niveau d'urgence n'est pas là encore, les gars s'imposent parce qu'ils sont supérieurs.
Plus inquiétant encore, les buts proviennent trop souvent des défenseurs. Que se passe-t-il avec l'offensive de l'unifolié? Les attaquants peinent à s'ajuster à la grandeur de la glace. En ayant trop de temps et plus d'espace, les Canadiens prennent des décisions douteuses.
Bon nombre d'observateurs suggéreront de remanier les trios, à la veille du match de demi-finale contre les Américains. Je ne suis pas de cet avis: la panne offensive ne s'explique pas que par la composition des trios. Tout ce beau monde a encore quelques heures pour peaufiner la préparation en vue du carré d'as.
Les Russes ne peuvent pas en dire autant. Dès le départ de la compétition, ils patinaient avec une tonne de pression sur les épaules. La vérité, c'est qu'ils n'avaient pas les leaders dans le vestiaire pour faire face à la musique. Malgré leur talent, ce n'est pas avec Alexander Radulov et Alexander Ovechkin que tu avances à ce chapitre: les gars n'ont pas beaucoup de leadership, ils manquent de maturité.
Souvenez-vous de Vancouver 2010. Avec les Iginla, Niedermayer, Pronger et compagnie, je pense qu'il y avait sept ou huit capitaines de la LNH dans la formation canadienne. Pavel Datsyuk, pourtant capitaine de la Russie, ne porte même pas le «C» chez les Red Wings. Ça en dit long!
Propos recueillis par Louis-Simon Gauthier