Marjolaine Lachapelle candidate d'Option nationale  dans Nicolet-Bécancour

Marjolaine Lachapelle croit toujours en la pertinence d'Option nationale 

Marjolaine Lachapelle croit toujours à la pertinence d'Option nationale sur l'échiquier politique québécois. Seule candidate officielle de cette formation dans la région (Nicolet-Bécancour), elle assure que les raisons qui ont poussé Jean-Martin Aussant à fonder ce parti sont toujours présentes. Option nationale restera donc en place, tel un reproche au Parti québécois, tant qu'il n'aura pas fait l'indépendance.
Mme Lachapelle a aussi donné l'assurance qu'il y aura des candidats dans tous les comtés de la région et qu'on les connaîtra bientôt. Celle qui avait quitté l'exécutif du Parti québécois de Nicolet-Yamaska (devenu Nicolet- Bécancour) pour suivre Jean-Martin Aussant dans sa quête de souveraineté rapide, avoue maintenant que le départ de ce chef charismatique a donné un dur coup à la formation politique.  Plus dur qu'elle ne le croyait au départ. Elle estime toutefois que le parti a resserré les rangs autour du nouveau chef, l'automne dernier. «Il y a eu des débats mais la base militante s'est renforcée. On s'est approprié un nouveau chef avec Sol. Il est d'ailleurs venu à notre assemblée générale de comté à la fin janvier. Sa mère est originaire de Shawinigan et a étudié chez les soeurs de l'Assomption de Nicolet. Son père est italien, mais Sol a un fond pur québécois, Centre-du-Québec.»
Mais cela dit, le nom de Sol Zanetti ne sonne pas encore familier aux Québécois. Le parti part donc en campagne électorale avec un chef qu'il doit faire connaître, en plus de son programme. «J'ai beaucoup à coeur qu'il soit présent dans Nicolet-Bécancour. Nous allons apprendre à le connaître car il devrait venir au cours de la campagne électorale faire la présentation de notre plate-forme sur la culture, au musée des Abénakis à Odanak. Dans notre programme, la culture des peuples autochtones est très présente et importante dans notre cheminement vers une constitution du Québec», rappelle-t-elle.
Revenant sur la pertinence d'avoir un autre parti nationaliste, dans un contexte où le Parti québécois semble bien près de former un gouvernement majoritaire et donc de pouvoir proposer un autre référendum sur l'indépendance du Québec,  Mme Lachapelle estime que la situation n'a absolument pas changé et qu'on est toujours en face «d'indépendantistes mous».
«J'ai parlé avec plusieurs jeunes entre 25 et 35 ans en fin de semaine dernière et ce pays dont ils parlent ne ressemble pas du tout à celui du Parti québécois. Ils ont renoué avec l'idée de se faire un pays et ils le voient en fonction de ce qu'ils vivent en 2014.» Mais justement, ne risquent-ils pas, en votant pour Option nationale de nuire à la majorité du seul parti vraiment capable de tenir un troisième référendum? «Pas du tout répond vivement Mme Lachapelle. Parce que justement, le Parti québécois ne s'engage pas à le faire. Et ça, on ne peut le faire avaler à des indépendantistes qui eux, y travaillent vraiment. Ça ne passe pas. Peut-être qu'on va susciter une réflexion chez le Parti québécois et le faire revenir à l'essence même de son existence comme parti. En ce moment, les péquistes se présentent comme un gouvernement qui veut le pouvoir, pas comme un gouvernement qui s'engage à faire la souveraineté», tranche-t-elle.
Interrogée sur la position d'Option nationale sur la Charte des valeurs québécoises, Mme Lachapelle a rappelé que son parti n'avait pas fait de débat sur cette question. «On n'en est pas là. Nous, on parle d'indépendance. Dans notre plate-forme, on veut l'égalité homme femme, la justice sociale, la laïcité de l'État. La charte du Parti québécois, c'est SA charte, pas nécessairement ce que veulent les Québécois», soutient-t-elle. Et le résultat des derniers sondages (pro-charte) sur cette question ne la fait pas changer d'avis.
Soulignons en terminant que Mme Lachapelle est toujours en contact avec Jean-Martin Aussant, même si ce dernier ne commente plus la politique publiquement compte tenu de son travail à Londres. C'est même la mère de ce dernier qui est la directrice de campagne de Mme Lachapelle. «Il y a deux femmes de coeur dans Nicolet-Bécancour», s'esclaffe-t-elle. La candidate d'Option nationale dit sentir une force silencieuse dans la circonscription, une force qui approuve son choix et qui la soutient, surtout chez les jeunes. Un baume pour la candidate qui se dit consciente du travail du Parti québécois dans le comté pour ramener les brebis égarées à la maison. Rappelons que Mme Lachapelle est éducatrice en garderie et artiste peintre. 
Au dernières élections en 2012, Jean-Martin Aussant avait obtenu 25,85 % des voix, derrière Donald Martel qui  l'avait emporté avec 32,01 %. En 2008, alors qu'il représentait le Parti québécois, Jean -Martin Aussant avait été élu député avec 35,24 %  des voix devant le libéral Mario Landry qui était allé chercher 34,48 %.