Un autobus de la Société de Transport de Trois-Rivières (STTR).

Mandat de grève à la STTR

Les syndiqués de la Société de transport de Trois-Rivières viennent de se doter d'un mandat de grève à être déclenché au moment jugé opportun.
Réunis en assemblée générale, dimanche soir, les chauffeurs d'autobus ont choisi de se munir de cet outil dans le cadre des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis le 31 décembre dernier.
Présentement, les négociations achoppent principalement sur la question du calcul des temps de trajet, de même que la refonte complète des horaires et du système des affectations. 
Selon le président du syndicat, Donald Simard, le temps dont disposent actuellement les chauffeurs d'autobus pour réaliser les différents parcours n'est pas réaliste, étant si restreint que le moindre contretemps cause des retards, soutient-il.
«C'est mauvais pour le service à la clientèle, de plus c'est stressant pour le chauffeur. Les Trifluviens méritent mieux», a fait savoir M. Simard.
Quant à la refonte des horaires et du système des affectations, le syndicat estime que l'employeur devra être plus précis dans ses demandes.
«L'employeur doit bien planifier les trajets et ensuite nous préciser ses besoins. Il tient des propositions très larges concernant ce qu'il veut faire. C'est comme si on devait signer un chèque en blanc», commente la conseillère syndicale au SCFP, Nina Laflamme.
Le syndicat demande aussi de pouvoir avoir accès à un lieu adéquat pour les repas des syndiqués, de même que des installations sanitaires respectant les normes.
Au cours des prochaines semaines, différentes activités de sensibilisation se tiendront en attendant la reprise des pourparlers avec la partie patronale.
Appelé à commenter ce mandat de grève, le président de la STTR le conseiller municipal André Noël, a indiqué qu'il revenait au syndicat de justifier sa décision prise dimanche soir. En ce qui le concerne, M. Noël mentionne que son impression lui laissait voir que les parties étaient de bonne foi dans le processus et que le tout suivait son cours.
«Nous avons eu des rencontres à l'automne pour discuter des points touchant la loi 15 sur les régimes de retraite. Les discussions sur la convention collective ont débuté en décembre. On a tenu des rencontres au pas de course jusqu'à la semaine dernière, où il y a eu des rencontres mercredi et vendredi. Les deux parties sont de bonne foi et les rapports sont positifs autour de la table. Maintenant, ce qui a été décidé dimanche, ça leur appartient. Je n'y étais pas. Ce qui nous importe pour le moment, c'est de rendre un bon service à notre clientèle», a précisé M. Noël.